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HISTOIRE NATURELLE.
,
ment, courent au moment même qu’ils éclosent, et souvent emportent avec eux une partie de leur coquille; mais il arrive
quelquefois qu’ils ne peuvent forcer leur prison, et qu’ils meurent à_la
peine : dans ce cas, on trouve les plumes du jeune Oiseau collées Contre les parois intérieures
"
_
de l’oeuf; et cela doit arriver nécessairement toutes les fois que l’œuf a éprouvé une chaleur
_
forte...
_
»'
Le mâle, qui n’a point pris de part au soin de couver les œufs, partage avec la mère celui d’élever
'_
les petits; ils les mènent en commun, les appellent sans cesse, leurmontrent la nourriture qui leur,
\
convient, etleur apprennent
à se la procurer en grattant la terre avec_leurs ongles. Il n’est pas rare
'
:;i’
de les trouver accroupis l’un prés de l’autre, et couvrant de leurs ailes leurs Poussins, dont
\f‘fÏ
sortentde tous côtés avec des yeux fort vifs; dans ce cas, le père et la mère se déterminentdifùilé.
[
ment à partir, et un chasseur qui aime la conservation du gibier se détermine encore plus
.
'
ment à les troubler dans une fonction si intéressante; maisenlin, Si un Chien s’emporte, et qu’il les
approche de trop près, c’est toujours le mâle qui part le premier, en poussant des cris particuliers
'
réservés pour
cette seule circonstance; il nemanque guère de se poser à trente ou quarante pas; et
_
ouen a vu plusieurs fois revenir sur le Chien en battant des ailes, tant l’amour paternel inspire de
.
courage aux animaux les plus timides. Mais quelquefois il inspire à ceux-ci une sorte de prudence et
?
des moyens
combinés pour sauver leur couvée : on a vu le mâle, après s’être présenté, prendre la
fuite, mais fuir pesamment et en traînant l’aile, comme pour attirer l’ennemi par l‘espérance d’une
.
'
proie facile, et fuyant toujours assez pour n’être point pris, mais assez pour découragerle chasseur;_
'
il l’écarte de plus en plus de la écuvée : d’autre côté, là femelle, qui part un instant après le mâle, "
_
s’éloigne beaucoup plus et toujours dans une autre direction; à peine s’est—elle abattue, qu’elle re—"
-2:
vient sur-le—champ en courant le long des sillons, et s’approche de ses petits, qui sont‘blottis, clfa—
’: <
cun de son côté, dans les herbes etdâns_
elle les rassemble promptement; et, avant que le , ‘
Chien qui s’est emporté aprés—le mâle aiteu le temps de revenir, elle les a déjà emmenés fort loin,
sans que le chasseur ait entendu le} moindre bruit. C’est une remarque assez généralement
parmi les animaux, que
qu’ils éprouvent pour l’acte de la génération est la mesure des soins‘
_
qu’ils prennent pour le produit de cet acte : tout est conséquent dans la nature, et la Perdrix en est
"
,
un exemple; car il y a peu & Oiseaux aussi lascifs, comme il en est peu qui soignent leurs petits avec — »
une vigilance plus assidue 'et plus courageuse. Cet amour de la couvée dégénère quelquefois en fu—
_
'
,
reur contre les couvées étrangères,
la mère poursuit souvent et maltraiteà grands coups de bec.
_
-”
(GUÉNEAU DE Momentum.)
_
'
L’instinct
les animauxà défendre
si énergiquementleurs petits, fait aussi
‘ _ _.
_
mettent patiemment dans certains Cas, lorsqu’ils
ont besoin qu’on leur vienne en aide.
‘
,
‘
’
_
/
.
_
<.
"
_
Ï'
'
-
Fig. 'l’lli. —— Perdrix
de Barbarie.
‘
..
_T0ut; le monde:à entendu parler
Perdrieàux erisevelis l’été dans les gerçures
de la terre,
7
Î'
"fbeau‘cdt‘ip
Considéré
récits que-comme autant de contes .debraconniers, faits
.f ; p'0ù_rÎe>çpliquer la rareté .desœufs et des petits, qui, selon ces sceptiques, s’envonft tout
ff
fer peupler
moins
n’est cependant plus
'
aoc1dentsla
.
; ,
_.
f,.
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HISTOIRE NATURELLE.
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