,
i22
.
-
'
LES='SPOROZOAIRES.'
'
'
du corps paraîtremplié d’une substance ,ig_élatinéuse homogène avec,
—
quelques rares granulations. La queue, qu‘il Comparait
celle d’un
sperm_atoz0ïde , est immobile et va en s’àm—incissant vers lÎeXtrémité—;—
_
,
'
elle a trois
longueur du Corps, et, dans Certains cas,
"
.
'
'
est fourchue, soit à l’extrémité seulement, soit dans‘une partie plus ou
}
moins_gi*ande de sa longueur. Mis au contact de l’eau, "ces petits corps
se conserventpendantun temps trèslong.
'
—
.
—
.
_
Pour rappeler à la fois la forme de ces corpuscules ressemblant ’à
'
des spermatozoïdes et, enmême temps, la maladie cutanée dont ils '
"
paraissent devoir être la cause, J
.
Müller leur a donné le nom de
'
.
Psorospermies , de a,bç3pœ, gale, et de cfcépy.a, semence. Il poursuivit
'
ses études, examina d’autres espèces de—Poissons et retrouva Chez '
,
'
beaucoup d’entre ellesl.des petits corps analogues. mais dontlà ”formé
.
_
était cli'érei1te. Ainsi, chez le. LuciopercaSandra, chez le Cypriñus—
.'
:
ruü’Zus,le PerCa upz'atilis,il trouva des corpuscules
'
semblables,
'
'
mais dépouvus- de queue, et dont l’organisation, dans ses traits prihci—
pauX, était identique à celle des corpuscules du Brochet; c’est—à—dire
.
qu’ils présentaient un corps plus ou moins ovalaire
,
arrondi ou
allongé, avec des vésicules géminées plus ou moins grosses et rap—
'
prochées.
,
'
Plus tard encore, il trouva des kystes cutanés analogues, contenant
'
des Psorospermies, dans la vessie natatoire d’un Poisson de mer, la
Merluche, (Gadus mcrluccz‘us). Le pêcheur de qui il tenait ce dernier
Poisson, lui apprit que la maladie cutanée dont il était aiÏecté était
‘
très fréquente chez les Merluches qu’elle rendait impropres à être
'
"
livrées àla consommation. Existait—il une relation entre le mauvais
état du Poisson et la maladie dont il était atteint? C’est une question
'
que nous examinerons plus tard. Pour moi, je ne fais pas un doute que
la maigreur extrême de celui de Müller ne fût due aux Psorospermies,
et nous verrons, en effet, que souvent le corps des Poissons-‘est
absolument farci de ces parasites.
'
_
_
Quant au développement de ces corps , J
.
Müller n’a pi"eSqiie rien ’
observé. Il a vu des Psorospermies dans lesquelles les vésiCules
Précédent

- 133/190

Suivant