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Sans entrer dans le détail d’une théorie rigou=
orbitales atomiques, possédant la symétrie de révolu—
reuse, complexe du point de vue mathématique, nous
tion, les fonctions moléculaires par voie de conséquence
_
montrerons d’abord qu’un rayon de lumière polarisée
sont également symétriques.
rectiligne peut être considéré comme la résultante de
Fi
une 7 59
deux rayons en phase polarisés circulaires droit et
_
_g
_
,,
,
,
,
,,
,,
______
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_
_
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gauche.
__
.
Les extrémités des vecteurs électriques, ED et EG,
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associés à ces deux rayons, décrivent des hélices de
chiralités opposées avec une fréquence
égale
champ
à la fréquence-de vibration du vecteur E. L’amplitude
électrique—
de ces vecteurs est moitié de celle du vecteur Ë (voir
g. 7.57).
_
On comprend alors qu’une molécule chirale non
_
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superposable à son image puisse « distinguer >> les
|……èæ'
_
lumières circulaires droite ou gauche qui sont dissy…Cldeme
_
métriques. Cette distinction se traduira par une diffé—
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rence entre les vitesses de propagation des deux rayons
‘
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polarisés circulairement; ce qui entraînera un change—
milieu Optiquemenî 8C1if
ment de direction du vecteur résultant E,
Rotation du plan de vibration dans un milieu
_
actif
Flgu,__7'_8,
,
,,
,
,
_
,
__
,
_
,
,
__
Or la théorie montre que pour rendre compte de
l’existence du pouvoir rotatoire, il faut construire des
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fonctions d’onde moléculaires qui ne soient pas de
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révolution; il faut donc que les orbitales atomiques qui
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servent à les construire ne possèdent plus cette symétrie
,
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de révolution. Il est alors nécessaire d’introduire la
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deformation des orbitales atomiques.
'
.”
Dans le composé CFClBrI étudié précédemment,
on peut admettre que la déformation des orbitales est
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_
provoquée essentiellement par la différence d’électro1
|
négativité entre un halogène et le carbone. Comme la
-
a)
|
b)
|
_
répartition des électrons autour du carbone ne possède
.
a) Le milieu actif est ,évogyre
_
plus de symétrie de révolution puisque les quatre halo“ Le "“““ act” "“ dex”°gy’e
gènes sont diiférents, on comprend la nécessité d’utiliser
'
'
_
'
'
_
des fonctions atomiques déformées qui ne soient plus
de révolution pour la construction des fonctions moléL’effet d’une seule molécule est extrêmement
culaires.
_
faible, mais pour l’ensemble des molécules, la rotation
Par contre, la molécule CF2CIBr possède un plan
devient mesurable : elle est proportionnelle au nombre
de symétrie et la densité électronique autour du car‘de molécules actives, donc àla distance parcourue par
bone est symétrique par rapport à ce plan; comme
lumière incidente dans le milieu actif. Les plans de
la densité électronique est égale au carré du module
polarisation et devibration tournent progressivement
des fonctions d’onde, ces dernières doivent être symé—
'
dans ce milieu, à l’image d’un ruban tordu (g. 7.59).
triques ou antisymétriques par rapport à ce plan et le
_
.
«
.
pouvoir rotatoire est nul.
0 Pour décrire une liaison chimique, nous avons
L’introduction de la déformation des orbitales
construit, jusqu’à présent, les foncti0ns d’onde molé—
montre que pour bien décrire une liaison localisée entre
“culaires à partir
des orbitales des atomes isolés. Ces
deux atomes d’une molécule polyatomique, il
ne faut
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