Structure des ions,et des molécules polyatomiques 179
Mais une molécule peut être chirale et posséder
Figure 7-54
.
un axe de Symétl'i6; chiralité et axe de Sy}né[rie SOl'lt
"
'
.
compatibles.
_
CHO
-
COOH
-
-
I.
I
r
\
.
|
l
Le terme de
clnrahte' est preferable a celui
.
:
]
'
d’asymétrie qui impliquerait l’absence pure et sim l
'
’
'
P 6
H ——c——-OH
H —-—
-—_
.
,
,
,
.
C
de tout element de symétrie.
{
OH
La chiralité a une signication plus générale; elle
:
l
si nie -:
'
CH OH
HO——C-—_H
2
.
1
_
|
_
——
absence de certains éléments de symétrie
:
—
et
résence éventuelle d’axes de s métrie.
COOH
Y
,
L
C]
1
.
1. ,
A
,
_
_
(+)—glÿcéraldéhyde
(+]—acide tartrique
6
6
ne ne peut etre deni
que par
Configurations absolues du glycéraldéhyde
comparaison avec Une reference elle—même ch1rale. On
dextrogvre et de l’acide tartrique dextr09vre
‘
'
parlera d’hélice droite ou gauche en se référant par
.
exemple au sens des aiguilles d’une montre.
,
,
Fi
ure 7.55
Conguration absolue. — Etant donné un couple d’énan,
,
_
,
_
,
,
__
tiomères, quelle est la structure spatiale réelle ou encore la
co'1guration absolue de chaque énantiomère‘?
.
observateur
Ce problème important et difficile est
loin d’être complè—
.
,
_
;' —tement résolu. Jusqu’à présent, on attribuait arbitrairement une
'
.
1
:
conguration absolue à certains énantiomères et,_ sur la base de ’
E
<—’————>
|a/
:
'
liations chimiques, on déduisait les congurations absolues
_|_|
l
ff
'
d’autres énantiomères dérives. Depuis quelques années, plusieurs
|_l
.
,
.
méthodes physiques ont été mises au point pour déterminer
'
les congurations absolues. Ces congurations, basées autrefois
sur des _conventions, sont devenues des réalités physiques.
A titre d’exemple, citons le travail de BIJVOET qui a
'
’_
démontré, en 1951, au moyen d’études de diffraction des rayons
_
CUVE
une substance aCÎ'VB
X sur le tartrate double de sodium et de rubidium, que la con—
Prmmpe d'un polanmetre
guration absolue proposée par les chimistes pour l’acide
,
,.
,
…
_
,
,
,
tartrique dextrogyre* est exacte. Cette conguration était établie
chimiquement à partir de la liation entre le glycéraldéhyde
'
_
dextrogyre* et cet acide tartrique (g. 7.54).
En l’absence de.A, analyseur et polariseur sont
d)
Mesure de l’activité optique
croisés, c’est—à-dire que l’œil de l’observateur ne reçoit
.
,
.
.
,
.
.
pas de lumière. On introduit ensuite A; si cette sub—
Il est aisé de distinguer deux enantromeres en
.
.
,
.
_
-
.
.
.
,
stance est opt1quement active, la lumiere est rétablie,
mesurant leur pouv01r rotat01re oc,qu1 est 1 angle dont
l’observateur doit tourner l’analyseur d’un certain
ne le
lan de
olarisation. Cet an le donne une
.
.
tour
_p
,
.
.
p
.
,
.
.
.
,
angle et pour realiser l’ext1nct10n; cet…_ angle est le
—
mesure de 1 act1v1te optique.. L appare11 ut1hse est un
._
_
._
‘
.
]
d
de
.
t'on
pouvou
;otatoue…
poaumet1e,
nous
en
onnerons
une
scr1p 1
S’il tourne l’analyseur vers sa droite (dans le sens
succmcte (g, 7'55)'
1
‘
des aiguilles d’une montre), la substance est dite
source
S (par exemple
une
amge la vapeur
dextrogyre [symbole (+)] : le plan de polarisation
»
de sodium) envoœ
sur un premier
polar01 ( e po a11—
(de même le plan de vibration) a tourné vers la droite
seur) une lumiere monochromatrque. Un second pola_
d’un angle a que l’on compte positivement.
,_
uv
.
.
,
_
r01d (l’analyseur) peut tou1ner autour del axe du polaS’il tourne l’analyseur vers sa gauche (dans le
,
l\
._
h
,
‘
'
.
‘
,
.
r1 metre et entraine un index mum d un vern1e1 qui
se
sens inverse des aiguilles d’une montre), la substance
déplace sur un cercle gradue. Entre les deux polaro1ds,
est dite lévogyre [symbole
,
une cuve cylindrique T peut contenir la substance A a
La gure 7.56 imaginé une «projection de NEW_
etudier.
_
.
MAN>Ë dela cuve cylindrique _T et représente la rotation
'
du vecteur vibrant E ainsi que celle du plan de pola—
(*) Voir ci—dess‘ous (paragraphe cl).
r1sat10n
P'
-
.
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