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Hydrologie quantitative
tend a ecraser le long terme; ce qui peut conduire a negliger certaines consequences graves mais eloignees. En pratique, une meilleure prise en compte du
long terme peut passer par le choix d'un taux d'actualisation tres bas. La Stern
Review sur le changement climatique a fait le choix d 'une «impatience» tres
faible (0.1 % par an), une aversion pour le risque faible (= 1), une croissance
de la consommation mondiale par tete de 1.3 %, d'ou un taux d'actualisation de
1.4 % par an, sensiblement inferieur aux preconisations de tous les travaux de
reference. N. Stern justijie son choix comme etant «prescriptif (= tutelaire) »
et non pas « descriptif» (taux d'interet reel a long terme des marches). f. ..]
Pour le tres long terme, les economistes de l'environnement tendent a privilegier une «actualisation hyperbolique» (le taux annuel d 'actualisation decroit
en raison inverse de l'eloignement de l'horizon temporel) f. ..J. Ce principe a
ete retenu dans le rapport Lebegue sur le «prix du temps» qui preconise de
retenir un taux de 4 % par an pour les 30 premieres annees puis de l'abaisser
progressivement au-dela de la 30
e
annee, pour atteindre environ 3 % a un horizon de 60 ans et converger vers 2 % a tres long terme. On doit enjin souligner
que l'actualisation concerne l'utilite (et pas le monde materiel) elle s'applique
donc a des prix ou leurs equivalents issus de methodes d'evaluation. f. ..J
On peut retenir le principe d'appliquer aux questions de biodiversite et aux
services ecosystemiques le facteur d 'actualisation utilise de far;on generale pour
les choix publics, en s 'efforr;ant de choisir l'evolution des prix relatifs de far;on transparente et pertinente. Par exemple, un taux de 4 % par an, applique
a des prix relatifs en croissance de 1 % par an, sur les 30 premieres annees,
puis decroissant en suivant les preconisations du rapport Lebegue. La principale difficulte serait des lors liee a la representation de l 'avenir en s 'efforr;ant
de representer de far;on pertinente les situations irreversibles et les pertes de
resilience.
b. Resilience et irreversibilites
Les consequences de la destruction ou de la degradation d 'un ecosysteme
sont difficiles a prevoir; l 'equilibre et l'evolution des ecosystemes sont dependants de multiples facteurs externes et internes dont l'interaction aboutit a
des dynamiques non lineaires. L 'evaluation do it faire un choix qui revient soit
a calculer un equivalent certain (incluant des mesures probabilistes et, eventuellement, une aversion au risque, c 'est-a-dire une minoration de l 'esperance
d 'utilite traduisant le fait que les agents preferent des resultats certains); soit
a opter pour une demarche de scenarios prospectifs representant chacun un jeu
d'hypotheses (comme dans le MEA).
La question de l'actualisation, pour delicate qu 'elle soit, ne doit donc pas
dissimuler les incertitudes relatives aux scenarios d 'evolution de la biodiversite et des services ecosystemiques f. ..J. Le choix des equivalent-prix a retenir
pour evaluer les consequences d 'un projet est donc contingent de la pertinence
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