11. Gestion des reserves hydrauliques
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Pour cela, les memes methodes que precedemment peuvent etre utilisees,
mais il faudra multiplier Ie nombre de variables de decision en fonction du
nombre de reservoirs. La lourdeur des calculs devient vite prohibitive. Cela
n'est possible directement que si les pas de temps sont grands (mensuel par
exemple) et les decisions possibles tres peu nombreuses.
Toute une variete de methodes permet de limiter les calculs. Les principales
consistent a eviter de devoir explorer a chaque fois l'ensemble des possibles dans
toute sa finesse: proceder par degrossissages successifs par des explorations a
pas de temps et de decision grossiers, puis en raffinant autour d'une premiere
solution. D'autres approches consistent a realiser des calculs optimaux pour les
situations types, de sorte qu'ensuite la recherche d'un optimum soit circonscrite
aux possibles de la situation type la plus proche.
Encadre 11.3 : «Gestion integree de vallee» : de quoi s'agit-il?
Est-il g~nant d'avoir des gestionnaires differents dans une vallee?
Tout ce qui a ete dit plus haut de la ges ion optimisee de plusieurs reservoirs
supposait que les reservoirs soient geres par Ie meme gestionnaire qui manceuvrait a sa gui e les different ouvrages. II pouvait ain i en tirer globa.lement Ie
meilleur parti et ceci est vrai pour tou. les ouvrage d'une meme vallee, d'ou
Ie nom de « gestion integree de vallee».
S'il y a deux gestionnaires differents et qU'ils ne se concerten pas, it n'y a plus
d optimisation globale. Prenons Ie cas de deux reservoirs en serie : si on laisse
Ie gestionnaire amont gerer son ouvrage de fa({on optimale pour lui-meme et
qu'aucune cOOl'dina ion ne lui fait remonter les enjeux de la gestion aval, sa
ge tion sera optimi ee en fonction de se propres objec ifs, mais au detriment
d ceux du gestionnaire aval : Ie resultat est moins performant globalement
qu'une gestion coordonnee.
La non-coordination, voire l'antagonisme entre I s gestionnaires risque d'etre
d'autan plus marque que leurs usages sont differen s et contradictoires. Pour
limiter cela, la puissance publique, ne pouvan jouer Ie role de gestionnaire
unique en temps reel, dispose de deux moyens : soit imposer dans Ie cahier des
charges des concessions des dispositions favorisant la coordination, oit confier
tous les amenagements d 'une vallee a un actionnaire unique (gestion integree
de vallee). En 2010 c'e t ce choix que Ie ministre de l'Environnement a retenu
pour 1 programme d mis n concurr n d 10 conc sion au cour de 5
prochain annee. C conce ions r group nt Ie amenagement va.lle par
vallee, quitte a anticiper la fin des concessions non encore echues.
En general, la gestion de deux reservoirs en serie ou en parallele reste possible a resoudre de far;on optimale. Lorsque Ie nombre des reservoirs n'est pas
trop eleve (jusqu'a quatre), la encore la resolution peut etre envisageable grace
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Pour cela, les memes methodes que precedemment peuvent etre utilisees,
mais il faudra multiplier Ie nombre de variables de decision en fonction du
nombre de reservoirs. La lourdeur des calculs devient vite prohibitive. Cela
n'est possible directement que si les pas de temps sont grands (mensuel par
exemple) et les decisions possibles tres peu nombreuses.
Toute une variete de methodes permet de limiter les calculs. Les principales
consistent a eviter de devoir explorer a chaque fois l'ensemble des possibles dans
toute sa finesse: proceder par degrossissages successifs par des explorations a
pas de temps et de decision grossiers, puis en raffinant autour d'une premiere
solution. D'autres approches consistent a realiser des calculs optimaux pour les
situations types, de sorte qu'ensuite la recherche d'un optimum soit circonscrite
aux possibles de la situation type la plus proche.
Encadre 11.3 : «Gestion integree de vallee» : de quoi s'agit-il?
Est-il g~nant d'avoir des gestionnaires differents dans une vallee?
Tout ce qui a ete dit plus haut de la ges ion optimisee de plusieurs reservoirs
supposait que les reservoirs soient geres par Ie meme gestionnaire qui manceuvrait a sa gui e les different ouvrages. II pouvait ain i en tirer globa.lement Ie
meilleur parti et ceci est vrai pour tou. les ouvrage d'une meme vallee, d'ou
Ie nom de « gestion integree de vallee».
S'il y a deux gestionnaires differents et qU'ils ne se concerten pas, it n'y a plus
d optimisation globale. Prenons Ie cas de deux reservoirs en serie : si on laisse
Ie gestionnaire amont gerer son ouvrage de fa({on optimale pour lui-meme et
qu'aucune cOOl'dina ion ne lui fait remonter les enjeux de la gestion aval, sa
ge tion sera optimi ee en fonction de se propres objec ifs, mais au detriment
d ceux du gestionnaire aval : Ie resultat est moins performant globalement
qu'une gestion coordonnee.
La non-coordination, voire l'antagonisme entre I s gestionnaires risque d'etre
d'autan plus marque que leurs usages sont differen s et contradictoires. Pour
limiter cela, la puissance publique, ne pouvan jouer Ie role de gestionnaire
unique en temps reel, dispose de deux moyens : soit imposer dans Ie cahier des
charges des concessions des dispositions favorisant la coordination, oit confier
tous les amenagements d 'une vallee a un actionnaire unique (gestion integree
de vallee). En 2010 c'e t ce choix que Ie ministre de l'Environnement a retenu
pour 1 programme d mis n concurr n d 10 conc sion au cour de 5
prochain annee. C conce ions r group nt Ie amenagement va.lle par
vallee, quitte a anticiper la fin des concessions non encore echues.
En general, la gestion de deux reservoirs en serie ou en parallele reste possible a resoudre de far;on optimale. Lorsque Ie nombre des reservoirs n'est pas
trop eleve (jusqu'a quatre), la encore la resolution peut etre envisageable grace
