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Hydrologie quantitative
Le pas de temps de la surveillance et de l'emission de prevision est naturellement adapte a l'echeance : journalier si elle est a quelques jours, hebdomadaire
ou decadaire si elle est a quelques semaines, et mensuel pour Ie long terme. On
reviendra plus en detail sur cette question en section 9.3.3.
9.2.4 La prevision des niveaux des nappes souterraines
Prevoir des etiages, c'est dans une large mesure prevoir l'evolution des
nappes qui alimentent les rivieres. Aussi surprenant que cela puisse paraitre,
l'idee d'emettre des previsions de niveaux piezometriques est peu repandue. En
France, elle a vu Ie jour dans les annees 1980 au BRGM, en meme temps que
l'on commen<;ait a utiliser des modeles globaux a reservoirs pour simuler des
niveaux piezometriques [356] avec Ie modele GARDENIA (chapitre 6), encore
utilise aujourd'hui pour l'emission des previsions de niveaux [380]. Cette prevision de niveaux n'est d'ailleurs pas specifique aux etiages et a ete utile dans
un certain nombre de « crues de remontees de nappes ». Et GARDENIA est
aussi bien utilise pour les previsions de debits que de niveaux.
Les difficultes propres a la prevision des niveaux piezometriques et les recommandations pratiques que l'on peut faire sont les suivantes :
• Simuler des evolutions de niveaux piezometriques par la seule interpretation de leur autocorrelation ou de leur structure stochastique est perilleux
et n'est pas pratique. En effet, contrairement aux debits, et notamment
pour les nappes captives, ces niveaux sont des pressions et ne sont pas
representatifs individuellement de flux.
• La modelisation pluie-niveau apporte une part de securisation quantitative, notamment car elle permet de s'assurer que l'on dispose d'un schema
explicatif raisonnable de ces variations de niveaux.
• Le bouclage par les volumes ecoules, qui est prudent et apporte une bonne
securite lorsqu'on modelise des debits, n'est en general pas accessible: il
convient donc d'etre tres prudent pour les previsions de niveaux correspondant a des situations non anterieurement observees.
• L'incorporation des donnees sur les influences anthropiques (pompages),
si celles-ci sont importantes, est difficile. Le couplage avec un modele
d'hydraulique souterraine ou Ie recours a un modele distribue est alors a
etudier.
La simulation se fait, a partir de la date de prevision, par incorporation de
scenarios de pluies a venir. La discussion (pas de temps, methode de generation
des pluies) est identique aux debits d'etiage traites ci-dessous et sera abordee
a cette occasion. La prevision peut egalement s'envisager a partir des modeles
distribues. Cette pratique est encore peu commune de fa<;on operationnelle en
routine, mais rien ne s'y oppose.
Hydrologie quantitative
Le pas de temps de la surveillance et de l'emission de prevision est naturellement adapte a l'echeance : journalier si elle est a quelques jours, hebdomadaire
ou decadaire si elle est a quelques semaines, et mensuel pour Ie long terme. On
reviendra plus en detail sur cette question en section 9.3.3.
9.2.4 La prevision des niveaux des nappes souterraines
Prevoir des etiages, c'est dans une large mesure prevoir l'evolution des
nappes qui alimentent les rivieres. Aussi surprenant que cela puisse paraitre,
l'idee d'emettre des previsions de niveaux piezometriques est peu repandue. En
France, elle a vu Ie jour dans les annees 1980 au BRGM, en meme temps que
l'on commen<;ait a utiliser des modeles globaux a reservoirs pour simuler des
niveaux piezometriques [356] avec Ie modele GARDENIA (chapitre 6), encore
utilise aujourd'hui pour l'emission des previsions de niveaux [380]. Cette prevision de niveaux n'est d'ailleurs pas specifique aux etiages et a ete utile dans
un certain nombre de « crues de remontees de nappes ». Et GARDENIA est
aussi bien utilise pour les previsions de debits que de niveaux.
Les difficultes propres a la prevision des niveaux piezometriques et les recommandations pratiques que l'on peut faire sont les suivantes :
• Simuler des evolutions de niveaux piezometriques par la seule interpretation de leur autocorrelation ou de leur structure stochastique est perilleux
et n'est pas pratique. En effet, contrairement aux debits, et notamment
pour les nappes captives, ces niveaux sont des pressions et ne sont pas
representatifs individuellement de flux.
• La modelisation pluie-niveau apporte une part de securisation quantitative, notamment car elle permet de s'assurer que l'on dispose d'un schema
explicatif raisonnable de ces variations de niveaux.
• Le bouclage par les volumes ecoules, qui est prudent et apporte une bonne
securite lorsqu'on modelise des debits, n'est en general pas accessible: il
convient donc d'etre tres prudent pour les previsions de niveaux correspondant a des situations non anterieurement observees.
• L'incorporation des donnees sur les influences anthropiques (pompages),
si celles-ci sont importantes, est difficile. Le couplage avec un modele
d'hydraulique souterraine ou Ie recours a un modele distribue est alors a
etudier.
La simulation se fait, a partir de la date de prevision, par incorporation de
scenarios de pluies a venir. La discussion (pas de temps, methode de generation
des pluies) est identique aux debits d'etiage traites ci-dessous et sera abordee
a cette occasion. La prevision peut egalement s'envisager a partir des modeles
distribues. Cette pratique est encore peu commune de fa<;on operationnelle en
routine, mais rien ne s'y oppose.
