9. Prevision hydrologique : cas general
433
• un interet qui porte plutOt sur des variables de volume sur de longues
periodes et moins crucialement sur Ie debit ponctuel d'une journee.
Nous avons vu au chapitre 2 que les debits etaient alors pour les grands bassins essentiellement lies aux apports des nappes, mais que celles-ci continuaient
a etre realimentees par la zone non saturee et ne faisaient pas que se vidanger pendant cette periode. Previsions de niveaux piezometriques et de debits
des cours d'eau ont ainsi des liens forts et nous les examinons ici conjointement.
Deux difficultes meritent d'etre soulignees :
• L'etat du sol depend beaucoup, et de fac;on complexe, de la temperature
de l'air. Celle-ci, en s'elevant, augmente l'evapotranspiration, reduit Ie
ruissellement et participe a la desaturation du sol. De plus la temperature
accroit souvent les effets anthropiques, notamment les prelevements d'eau
pour l'irrigation.
• Les effets anthropiques sont generalement tres forts (il n'est pas rare qu'en
etiage l'equivalent du debit de la riviere soit plusieurs fois preleve et partiellement restitue, les lachers des barrages peuvent representer l'essentiel
des debits) : certains sont bien identifies et mesures (lachers de reservoir,
prelevements ponctuels mesures en riviere), mais une grande partie est
souvent diffuse et s'exerce aussi bien en riviere qu'en nappe, sans qu'une
disposition de mesure permette d'en faire un suivi quantitatif. II faut au
minimum les evaluer par des mesures reparties sur Ie bassin et des bilans
volumiques, et dans la mesure du possible les modeliser (prelevements
agricoles) .
9.2.3 Les echelles temporelles
Les echeances de previsions varient de quelques jours a quelques mois...
De quelques jours a quelques semaines, lorsqu'on se trouve par exemple au
CCBur de l'etiage et que des procedures d'exploitation ou de sauvegarde doivent
etre prises des que Ie debit descend en dessous d'un certain seuil. C'est assez
typique de la gestion court terme d'un reservoir de soutien d'etiage ou de l'irrigation (c'est Ie besoin en eau de la plante qui commande).
De quelques semaines aquelques mois lorsqu'on se prepare aun futur etiage :
dans les regions sensibles (sud-est par exemple), Ie suivi des debits et la prevision des apports aux reservoirs commence en hiver (janvier) de fac;on aanticiper
si necessaire et adapter tres tOt les comportements des acteurs en preparation
d'un etiage pourtant annonce pour juinjjuillet.
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• un interet qui porte plutOt sur des variables de volume sur de longues
periodes et moins crucialement sur Ie debit ponctuel d'une journee.
Nous avons vu au chapitre 2 que les debits etaient alors pour les grands bassins essentiellement lies aux apports des nappes, mais que celles-ci continuaient
a etre realimentees par la zone non saturee et ne faisaient pas que se vidanger pendant cette periode. Previsions de niveaux piezometriques et de debits
des cours d'eau ont ainsi des liens forts et nous les examinons ici conjointement.
Deux difficultes meritent d'etre soulignees :
• L'etat du sol depend beaucoup, et de fac;on complexe, de la temperature
de l'air. Celle-ci, en s'elevant, augmente l'evapotranspiration, reduit Ie
ruissellement et participe a la desaturation du sol. De plus la temperature
accroit souvent les effets anthropiques, notamment les prelevements d'eau
pour l'irrigation.
• Les effets anthropiques sont generalement tres forts (il n'est pas rare qu'en
etiage l'equivalent du debit de la riviere soit plusieurs fois preleve et partiellement restitue, les lachers des barrages peuvent representer l'essentiel
des debits) : certains sont bien identifies et mesures (lachers de reservoir,
prelevements ponctuels mesures en riviere), mais une grande partie est
souvent diffuse et s'exerce aussi bien en riviere qu'en nappe, sans qu'une
disposition de mesure permette d'en faire un suivi quantitatif. II faut au
minimum les evaluer par des mesures reparties sur Ie bassin et des bilans
volumiques, et dans la mesure du possible les modeliser (prelevements
agricoles) .
9.2.3 Les echelles temporelles
Les echeances de previsions varient de quelques jours a quelques mois...
De quelques jours a quelques semaines, lorsqu'on se trouve par exemple au
CCBur de l'etiage et que des procedures d'exploitation ou de sauvegarde doivent
etre prises des que Ie debit descend en dessous d'un certain seuil. C'est assez
typique de la gestion court terme d'un reservoir de soutien d'etiage ou de l'irrigation (c'est Ie besoin en eau de la plante qui commande).
De quelques semaines aquelques mois lorsqu'on se prepare aun futur etiage :
dans les regions sensibles (sud-est par exemple), Ie suivi des debits et la prevision des apports aux reservoirs commence en hiver (janvier) de fac;on aanticiper
si necessaire et adapter tres tOt les comportements des acteurs en preparation
d'un etiage pourtant annonce pour juinjjuillet.
