9. Prevision hydrologique : cas general
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Sur Ie plan operationnel, la surveillance et la gestion en periode de crue
sont soumises aux contraintes du temps reel, qui exigent des moyens importants de collecte et de traitement de l'information, et une bonne organisation
des equipes. En etiage ces contraintes sont beaucoup moins pesantes, meme s'il
ne faut pas les sous-estimer. Par ailleurs, les moyens mobilises pour les crues
sont reutilisables pour les etiages, avec toutefois quelques specificites comme les
mesures en bas debits, Ie suivi des nappes et bien sur la panoplie des modeles
propres aux etiages.
Du point de vue methodologique, la prevision en etiage va exploiter la persistance (plusieurs jours a plusieurs semaines) de certaines conditions physiques
qui gouvernent les ecoulements, sachant que les previsions meteorologiques devront, au-dela de 10 jours, etre remplacees par des scenarios de precipitations
possibles ou des modelisations globales. Au contraire, en crue, la prevision
repose en permanence sur la surveillance et la prevision meteorologique, qui
alimentera les modeles de concentration des debits au cours d'un episode pluvieux, puis de leur propagation avec debordements.
Compte tenu de ces differences, nous avons prefere, pour la clarte de l'expose, traiter dans un chapitre separe Ie cas des etiages et plus generalement
hors crue (chapitre 9) et dans un autre celui des crues (chapitre 10), avec Ie
meme souci de decrire d'abord Ie contexte de la prevision (phenomenes physiques, variables prevues, echelles de temps), les modeles effectivement utilises
par les services operationnels, mais aussi une reflexion sur les ecarts ou erreurs
et la fac;on de les traiter. Pour eviter trop de doublons, les aspects operationnels
(information hydrometeorologique, superviseurs et equipes de surveillance) ne
sont traites que dans Ie chapitre 10 consacre aux crues ou ils jouent un role majeur compte tenu des contraintes de temps et des difficultes liees aux conditions
de circulation et de transmission en periode de crise.
9.2 Contexte de la prevision des etiages
Si, en France, la prevision des crues est apparue au dix-neuvieme siecle,
il faudra attendre la fin du vingtieme siecle pour que la prevision des etiages
se structure vraiment. Des evenements marquants (secheresses de 1976, 1989,
1990, 2003) et les progres scientifiques l'ont favorisee, mais c'est surtout l'augmentation des besoins en eau au cours des 30 dernieres annees (irrigation,
usages recreatifs, qualite environnementale), des penuries apparues en periode
de bas debit et la necessite d'organiser la hierarchisation des differents usages
sur un meme bassin en situation de crise qui en furent Ie veritable moteur. A
partir de 1990, sous l'impulsion des agences de l'eau et des services de l'Etat,
des bulletins « Secheresse » regionaux et national ont commence a etre edites
et certaines instances de SAGE se sont dotes de veritables « tableaux de bord »
(voir en annexes 9.2 et 11.9 l'exemple de la Charente).
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Sur Ie plan operationnel, la surveillance et la gestion en periode de crue
sont soumises aux contraintes du temps reel, qui exigent des moyens importants de collecte et de traitement de l'information, et une bonne organisation
des equipes. En etiage ces contraintes sont beaucoup moins pesantes, meme s'il
ne faut pas les sous-estimer. Par ailleurs, les moyens mobilises pour les crues
sont reutilisables pour les etiages, avec toutefois quelques specificites comme les
mesures en bas debits, Ie suivi des nappes et bien sur la panoplie des modeles
propres aux etiages.
Du point de vue methodologique, la prevision en etiage va exploiter la persistance (plusieurs jours a plusieurs semaines) de certaines conditions physiques
qui gouvernent les ecoulements, sachant que les previsions meteorologiques devront, au-dela de 10 jours, etre remplacees par des scenarios de precipitations
possibles ou des modelisations globales. Au contraire, en crue, la prevision
repose en permanence sur la surveillance et la prevision meteorologique, qui
alimentera les modeles de concentration des debits au cours d'un episode pluvieux, puis de leur propagation avec debordements.
Compte tenu de ces differences, nous avons prefere, pour la clarte de l'expose, traiter dans un chapitre separe Ie cas des etiages et plus generalement
hors crue (chapitre 9) et dans un autre celui des crues (chapitre 10), avec Ie
meme souci de decrire d'abord Ie contexte de la prevision (phenomenes physiques, variables prevues, echelles de temps), les modeles effectivement utilises
par les services operationnels, mais aussi une reflexion sur les ecarts ou erreurs
et la fac;on de les traiter. Pour eviter trop de doublons, les aspects operationnels
(information hydrometeorologique, superviseurs et equipes de surveillance) ne
sont traites que dans Ie chapitre 10 consacre aux crues ou ils jouent un role majeur compte tenu des contraintes de temps et des difficultes liees aux conditions
de circulation et de transmission en periode de crise.
9.2 Contexte de la prevision des etiages
Si, en France, la prevision des crues est apparue au dix-neuvieme siecle,
il faudra attendre la fin du vingtieme siecle pour que la prevision des etiages
se structure vraiment. Des evenements marquants (secheresses de 1976, 1989,
1990, 2003) et les progres scientifiques l'ont favorisee, mais c'est surtout l'augmentation des besoins en eau au cours des 30 dernieres annees (irrigation,
usages recreatifs, qualite environnementale), des penuries apparues en periode
de bas debit et la necessite d'organiser la hierarchisation des differents usages
sur un meme bassin en situation de crise qui en furent Ie veritable moteur. A
partir de 1990, sous l'impulsion des agences de l'eau et des services de l'Etat,
des bulletins « Secheresse » regionaux et national ont commence a etre edites
et certaines instances de SAGE se sont dotes de veritables « tableaux de bord »
(voir en annexes 9.2 et 11.9 l'exemple de la Charente).
