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Hydrologie quantitative
lit de la riviere alterant la courbe hauteur-debit, reconstitution de debits manquants...
Jaugeages
f
•
0
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0
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0
0
0
0
oJ
•o·
.;'
3000
o
2000
5000
7000
Q (m3/s)
8000
6000
1000
4000
o 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13
Hauteurs en metres
FIGURE 7.23 - Exemple de difficulte concernant les debits de fortes crues de la
Garonne a Tonneins. Les points sont les jaugeages effectues de 1913 a 1958.
Aucun n'excede 4000 m
3
/s. Quel debit faut-il attribuer ala crue de mars 1930
dont la hauteur a atteint 10.70 m? L'extrapolation de la courbe faite sur les
debits inferieurs a 4000 m 3 /s donne 5700 m 3 /s. Le geographe Maurice Parde
fit une estimation plus elevee, de 7000 a 8000 m
3
/s, en s'appuyant sur les
estimations de divers contributeurs dont Ie Tarn, voir discussion en annexe 7.7
(d'apres Parde [316] RGH).
La difficulte de ce type d'incertitude est son caractere souvent systematique (relation hauteur-debit, erreur de modelisation) mais aussi parfois ponctuel (evaluation d'une crue exceptionnelle, travaux, rupture momentanee d'une
digue de protection). Cependant dans tous ces cas, la meilleure protection est
Ie soin apporte a la critique des donnees : celle-ci est au cceur du travail de
l'hydrologue. Nous avons vu que celui-ci dispose d'outils comme les tests d'homogeneite et de stationnarite. A ceux-ci peuvent s'ajouter des contr6les par
analyse regionale qui renforcent les tests precedents (coherence amont / aval,
cartes isoparametres etc.).
L'hydrologue doit evaluer la precision de chaque operation: incertitudes
sur les mesures elles-memes (hauteurs, debits), incertitudes sur l'estimation
du debit fournit par la courbe de jaugeage, incertitude sur l'estimation d'un
debit de crue exceptionnel a partir de laisses de crue, incertitude associee a un
modele de reconstitution... Finalement chaque debit retenu doit etre entoure de
sa «marge d'erreur », qui peut etre au choix l'ecart type estime de l'incertitude
Hydrologie quantitative
lit de la riviere alterant la courbe hauteur-debit, reconstitution de debits manquants...
Jaugeages
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3000
o
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Q (m3/s)
8000
6000
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o 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13
Hauteurs en metres
FIGURE 7.23 - Exemple de difficulte concernant les debits de fortes crues de la
Garonne a Tonneins. Les points sont les jaugeages effectues de 1913 a 1958.
Aucun n'excede 4000 m
3
/s. Quel debit faut-il attribuer ala crue de mars 1930
dont la hauteur a atteint 10.70 m? L'extrapolation de la courbe faite sur les
debits inferieurs a 4000 m 3 /s donne 5700 m 3 /s. Le geographe Maurice Parde
fit une estimation plus elevee, de 7000 a 8000 m
3
/s, en s'appuyant sur les
estimations de divers contributeurs dont Ie Tarn, voir discussion en annexe 7.7
(d'apres Parde [316] RGH).
La difficulte de ce type d'incertitude est son caractere souvent systematique (relation hauteur-debit, erreur de modelisation) mais aussi parfois ponctuel (evaluation d'une crue exceptionnelle, travaux, rupture momentanee d'une
digue de protection). Cependant dans tous ces cas, la meilleure protection est
Ie soin apporte a la critique des donnees : celle-ci est au cceur du travail de
l'hydrologue. Nous avons vu que celui-ci dispose d'outils comme les tests d'homogeneite et de stationnarite. A ceux-ci peuvent s'ajouter des contr6les par
analyse regionale qui renforcent les tests precedents (coherence amont / aval,
cartes isoparametres etc.).
L'hydrologue doit evaluer la precision de chaque operation: incertitudes
sur les mesures elles-memes (hauteurs, debits), incertitudes sur l'estimation
du debit fournit par la courbe de jaugeage, incertitude sur l'estimation d'un
debit de crue exceptionnel a partir de laisses de crue, incertitude associee a un
modele de reconstitution... Finalement chaque debit retenu doit etre entoure de
sa «marge d'erreur », qui peut etre au choix l'ecart type estime de l'incertitude
