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Hydrologie quantitative
• conforter graphiquement l'ajustement de la loi theorique dans les frequences faibles. Pour cela on attribue a chaque crue une frequence empirique sur Ie modele de l'echantillon regulier, en tenant compte des N AS
annees supplementaires. Par exemple, s'il s'agit de crues Maximales annuelles, on leur attribuera les frequences empiriques suivantes :
F j = 1 - j / (N AS + 1). Puis on reporte les points representatifs sur Ie
meme graphique que ceux de l'echantillon regulier et on peut davantage
apprecier la coherence de la loi theorique dans la zone des frequences
rares 20.
L'article de Bernier et ai. [46] est un exemple d'utilisation de cette approche. Cela permet aussi, Ie cas echeant, d'eclairer l'appreciation des horsains
qui peuvent etre relativises par cette information. Mais conforter Ie choix de
la loi retenue est l'apport Ie plus important de l'information historique, alors meme qu'il existe tres peu d'outils pour Ie faire. En effet les crues
historiques se placent souvent dans la zone extrapolee et c'est Ie comportement
asymptotique de la loi qui peut etre remis en cause, alors meme que dans les
frequences moyennes les ecarts ne seraient pas redhibitoires.
On trouvera une revue des methodes de prises en compte de l'information
historique dans Ie cadre classique dans l'article de Ouarda et ai. [308] et une
application detaillee dans la these de Naulet [296]. II faut en particulier souligner les efforts accomplis pour debusquer l'information historique, y compris
avec l'appui d'historiens comme Cceur, [230, 387, 229] et grace aux reperes
conserves (l'etude de Gazelle et ai. [161] montre la fragilite de conservation de
ces reperes), aux laisses de crues sedimentaires [34] et surtout en cherchant a
quantifier en debit tout evenement significatif et ceci Ie plus tot possible
[86,233].
Nous avons deja souligne l'avantage par principe de l'approche bayesienne
face a des informations dissemblables : a fortiori avec l'information historique.
D'autant qu'avec des techniques de simulation (MCMC), des lois a posteriori
de formes complexes peuvent etre identifiees, evitant ainsi de devoir faire des
hypotheses plus ou moins reductrices. Le memoire de Gaume [150] contient
une revue a la fois de la pratique du recueil et de l'estimation de l'information
historique et de sa valorisation statistique, en fonction de sa qualite, notamment
dans Ie cadre bayesien avec techniques MCMC. Quant a la these de Payrastre
[325], elle presente des exemples dans Ie cadre classique et dans Ie cadre bayesien
(voir egalement article de synthese, [324]).
20. Le choix de cette frequence empirique peut etre discute. En effet, ne faudrait-il pas par
exemple attribuer la frequence F j = 1 - j/(NA + NAS + 1) it la plus forte crue des deux
echantillons? On trouvera une discussion de cette question dans l'exemple de la Garonne it
Mas d'Agenais (Annexe 7-11).
Hydrologie quantitative
• conforter graphiquement l'ajustement de la loi theorique dans les frequences faibles. Pour cela on attribue a chaque crue une frequence empirique sur Ie modele de l'echantillon regulier, en tenant compte des N AS
annees supplementaires. Par exemple, s'il s'agit de crues Maximales annuelles, on leur attribuera les frequences empiriques suivantes :
F j = 1 - j / (N AS + 1). Puis on reporte les points representatifs sur Ie
meme graphique que ceux de l'echantillon regulier et on peut davantage
apprecier la coherence de la loi theorique dans la zone des frequences
rares 20.
L'article de Bernier et ai. [46] est un exemple d'utilisation de cette approche. Cela permet aussi, Ie cas echeant, d'eclairer l'appreciation des horsains
qui peuvent etre relativises par cette information. Mais conforter Ie choix de
la loi retenue est l'apport Ie plus important de l'information historique, alors meme qu'il existe tres peu d'outils pour Ie faire. En effet les crues
historiques se placent souvent dans la zone extrapolee et c'est Ie comportement
asymptotique de la loi qui peut etre remis en cause, alors meme que dans les
frequences moyennes les ecarts ne seraient pas redhibitoires.
On trouvera une revue des methodes de prises en compte de l'information
historique dans Ie cadre classique dans l'article de Ouarda et ai. [308] et une
application detaillee dans la these de Naulet [296]. II faut en particulier souligner les efforts accomplis pour debusquer l'information historique, y compris
avec l'appui d'historiens comme Cceur, [230, 387, 229] et grace aux reperes
conserves (l'etude de Gazelle et ai. [161] montre la fragilite de conservation de
ces reperes), aux laisses de crues sedimentaires [34] et surtout en cherchant a
quantifier en debit tout evenement significatif et ceci Ie plus tot possible
[86,233].
Nous avons deja souligne l'avantage par principe de l'approche bayesienne
face a des informations dissemblables : a fortiori avec l'information historique.
D'autant qu'avec des techniques de simulation (MCMC), des lois a posteriori
de formes complexes peuvent etre identifiees, evitant ainsi de devoir faire des
hypotheses plus ou moins reductrices. Le memoire de Gaume [150] contient
une revue a la fois de la pratique du recueil et de l'estimation de l'information
historique et de sa valorisation statistique, en fonction de sa qualite, notamment
dans Ie cadre bayesien avec techniques MCMC. Quant a la these de Payrastre
[325], elle presente des exemples dans Ie cadre classique et dans Ie cadre bayesien
(voir egalement article de synthese, [324]).
20. Le choix de cette frequence empirique peut etre discute. En effet, ne faudrait-il pas par
exemple attribuer la frequence F j = 1 - j/(NA + NAS + 1) it la plus forte crue des deux
echantillons? On trouvera une discussion de cette question dans l'exemple de la Garonne it
Mas d'Agenais (Annexe 7-11).
