4. Mesur e en hydrologie
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- section de controle de largeur reduit e sans ecoulement en lit maj eur, sit uee
sous un pont par exemple - peuvent et re realisees relativement rapidement,
sans prend re t rop de risques . On peut prend re appui sur les jau geages existants
pour det erminer l'ordre de grandeur du rapport entre la vit esse moyenne dans
la section et la vit esse moyenne de surface.
Dans le cas d 'And uze (figur e 4.18), les observations indiq uent que les vitesses de surface au droit de la station etaient plu s proche de 3 m/s que de 5
m /s, privilegiant done l'hypoth ese basse pour l'extrapolat ion de la courbe de
tarage . Le debit maximu m de la crue du Ga rdon d 'Anduze de septembre 2002
se sit ue done probablement ent re 3 000 et 4 000 m ' Is.
11 est important de not er que dans le cas des crues tres exceptionnelles de
rivieres a fond meuble et affouillable, il arrive que le profil en t ravers soit profondement remanie au droit de la station limnimet rique au cours de la crue,
ren dant quasiment inexp loitable la rnesure et la courbe de tarage pour l'est imation de debits: depots et erosions se succedant (encadre 4.4) ou changement
ternporaire ou permanent du chenal cl'ecoulement 50 . Dans ce cas, il sera necessaire de rechercher des sites moins exposes aux modificat ions , sit ues en amont
ou en aval de la st ation, pour proceder aux observations et aux estimations de
debits.
Le cas des crues souda ines est plus problematique, car le debit ne peut souvent etre estime qu ' a posteriori. De nom bre ux indic es perrnettant de guider
l'est imati on des debit s peuvent cependa nt etre exploites : laisses de crues bien
ente ndu 51, mais aussi indices hydro logiques, morphologiqu es et souvent des
images prises par des temoins (figure 4.19). Ces indices peuvent etre rnobilises
apres une crue maj eure au droit de la section consideree ou plus en amont
ou en aval sur le meme cours d 'eau comrne l'ont illustre des travaux recents
[152, 61]. Compte te nu des sources d 'erreurs possibles, il est d 'ailleur s conseille
de proceder it plu sieurs estimations de debit s en choisissa nt plusieurs sectio ns
50. La nature reserve parfois bien des sur prises, comme en at teste I'exem ple du Ko ri Teloua
a u Nige r. Dans la plaine d 'Agades, cet oued qui descend du massif de l' Air a un lit m ineur
et a bli d 'u ne cent aine de metres de large, gen eralem ent ent iere me nt sec et coula nt qu elques
jours a qu elqu es semaines par a n . Uno oner euse st ation de j a ugeage a te lephe riq ue est installee par l'ORSTOM (actuel IRD) pour permettre de jauger cet oued qui sert de referen ce
regionale. Durant l'et e 1978 s urv ient un o t res fort e crue (la plus import ant e connue jusqu 'a
celie de 2009) , mais l'essentiel du debit passe dans un br as an nexe qui s'est cre use a cet te
occasion et dis tant de plusi eurs centaines de metres. Le te lephe riq ue n 'est d 'aucun secours.
Apres la crue, ce bras est comble et l'oued revient sagement cou ler au pied du telcpheriquc.
Cette crue hist oriq ue a do ne ete jaugee aux flot t eurs et sur la bas e d 'une est ima t ion de la
la rgeur du lit obtenue pa r examen visuel des laisses de crues et de la pro fondeur de sediments
mob ilises grace a la profondeur d 'enfouissement (jusqu 'au t oit) d 'un vehlcule 4x4 qu i t ransportait les hydr ologues revenant alor s d'une tournee s ur I'a ut re riv e et pri s par Ie flot . Cette
estimation n'a malheureusement ensuite pas ete reprise dans les publicatio ns de l'ORSTOM
qu i se referent a la cru e t res fort e, mais moindre, d 'aot1t 1980.
5 1. Traces dive rses , en particulier des debrits vegetaux au sol , dans les a rbr es, les grillages
et les murs, indiquant le niveau a tt eint pa r l' ea u.
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