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Hydrologie quantitative
assez different es l'une de l'aut re sur un merne cours d' eau. Nous renvoyons aux
references citees pour plus de details, mais commenterons la figure 4.19. Parmi,
les elements pouvant servir a estimer les debits, des films ou des images pris
par les temoins sont de plus en plus souvent disponibles. Merne s'ils n 'on t pas
ete realis es a cet effet, ils donnent genera lement des informations pr ecieuses sur
les vit esses d 'ecoulement.
E ncad r e 4 .8 : Les r e m anie m e n t s mor p h ologiq u es e n cou rs d e cr u e
Maurice Pard e a, da ns une corres pondance privee du 23 fevrier 1972 non
publiee adressee a Mar cel Roche, ind iquait :
« J 'ai cru autrefois, com me V 01 lS semblez Ie [ai re, que 101's des crue s, pendant
la croissance les lits se creuseu t et parjois de beaucoup ; mais pend an t la
decroissance ils se rem blaient, parjois a un tel point, que la sect ion mouillee
dem ent tno itulre qu 'avant la C1"1LC. f. ../ C 'est, si j'ai bonn e m etnoire , ce que M.
Eliass en a constaie sur' le [ieuoe Jauu c, O1L le creus em eni atteiudrait plusieurs
m etres f. ../ ei plus encore pour cert aine s stations du Colorado . Ma is dans
d 'auires cas, on a le ph en om cn e con iraire. /. . . J La chose {L 'eihuussem ent du
fond en debut de cru e} a ete consiaiee et puhliee de maniere ires n ette POU1'
le Rhon e apres son am etuiqem eni ini ti al tlu. Xl X " si ecle, pour le Po et pour' le
Mississ ipi. f. ..J Mais chose bien plus grav e, pour cert aine s riui eres on doit
auoir f. ../ tantOt creuse me n i, tantat rem blaiem ent pendant la cm issance et de
m enu: pendant la decm issan ce. f. ../ L01'S des C1"1LCS monst1"1LCUSeS des petites
rioieres dans les P yren ees-Ori entales en ociobre 1940, l 'apport de maieriaux
ve nus des moitulres affluents, des berqes et des uersanis, a ete tel que cert ain s
lits se sont exh ausses de 5 a 10 m etres pend an t la crue. f.../ II est d 'oilleurs
possib le que lors de cert ains maximums il y ait e1t creuse men i, mais ce n'est
point du tout SU1'. C 'est ce que j e pensais Ii Arl ee-sur-Teen en bavanlant six
mois plus tord avec des ouuri ers qui, non loin de I 'usine detruite, anci en t
trou ue un e machin e a chocolai enseoe lie sous plusieurs m etres de materiaux.
Mais bien malin qui pourraii dire les succ essions de ces processus. »
a. Ma urice Parde (1893- 1973), pr ofesseur a la facu lt e des Sciences (Ecole nati on a le superieu r d'hyd rau lique) de G renoble. Fond ate ur de la pot a mologie, et ude des fleu ves et rivieres,
de leurs regi mes et de leurs lits, Sa mo numcnt alc et ude s ur le Rhon e parue en 1925 a donne
de ce fle uve une descr ipt ion et une analyse q ui font t ouj ours a ut orite et j et e les bases de la
pota mologie q ui influencera d ur a blement plusieurs gene rations d 'h yd rologu es .
Les films donnent un e idee approximative des vit esses d' ecoulcment . Leur
exploita tion plus fine necessit e cep endant un travail complernentaire de terrain
pour rnesur er les distances entre differents points de repere et evaluer les ang les
de prises de vue . Dans Ie cas presente, 21 metres separent les deux reperes Xl et
X2, distance parcourue en environ 7 secondes par l'objet flottant entoure sur les
images, soit un e vit esse d' environ 3 rn/s . L'analyse d'image est cep endant une
technique difficile a rnettre en oeuvre. II est aussi possible d 'utiliser les obstacles
a l'ecoulement , ici Ie lampadaire, visib les sur les films mais aussi les images fixes
Hydrologie quantitative
assez different es l'une de l'aut re sur un merne cours d' eau. Nous renvoyons aux
references citees pour plus de details, mais commenterons la figure 4.19. Parmi,
les elements pouvant servir a estimer les debits, des films ou des images pris
par les temoins sont de plus en plus souvent disponibles. Merne s'ils n 'on t pas
ete realis es a cet effet, ils donnent genera lement des informations pr ecieuses sur
les vit esses d 'ecoulement.
E ncad r e 4 .8 : Les r e m anie m e n t s mor p h ologiq u es e n cou rs d e cr u e
Maurice Pard e a, da ns une corres pondance privee du 23 fevrier 1972 non
publiee adressee a Mar cel Roche, ind iquait :
« J 'ai cru autrefois, com me V 01 lS semblez Ie [ai re, que 101's des crue s, pendant
la croissance les lits se creuseu t et parjois de beaucoup ; mais pend an t la
decroissance ils se rem blaient, parjois a un tel point, que la sect ion mouillee
dem ent tno itulre qu 'avant la C1"1LC. f. ../ C 'est, si j'ai bonn e m etnoire , ce que M.
Eliass en a constaie sur' le [ieuoe Jauu c, O1L le creus em eni atteiudrait plusieurs
m etres f. ../ ei plus encore pour cert aine s stations du Colorado . Ma is dans
d 'auires cas, on a le ph en om cn e con iraire. /. . . J La chose {L 'eihuussem ent du
fond en debut de cru e} a ete consiaiee et puhliee de maniere ires n ette POU1'
le Rhon e apres son am etuiqem eni ini ti al tlu. Xl X " si ecle, pour le Po et pour' le
Mississ ipi. f. ..J Mais chose bien plus grav e, pour cert aine s riui eres on doit
auoir f. ../ tantOt creuse me n i, tantat rem blaiem ent pendant la cm issance et de
m enu: pendant la decm issan ce. f. ../ L01'S des C1"1LCS monst1"1LCUSeS des petites
rioieres dans les P yren ees-Ori entales en ociobre 1940, l 'apport de maieriaux
ve nus des moitulres affluents, des berqes et des uersanis, a ete tel que cert ain s
lits se sont exh ausses de 5 a 10 m etres pend an t la crue. f.../ II est d 'oilleurs
possib le que lors de cert ains maximums il y ait e1t creuse men i, mais ce n'est
point du tout SU1'. C 'est ce que j e pensais Ii Arl ee-sur-Teen en bavanlant six
mois plus tord avec des ouuri ers qui, non loin de I 'usine detruite, anci en t
trou ue un e machin e a chocolai enseoe lie sous plusieurs m etres de materiaux.
Mais bien malin qui pourraii dire les succ essions de ces processus. »
a. Ma urice Parde (1893- 1973), pr ofesseur a la facu lt e des Sciences (Ecole nati on a le superieu r d'hyd rau lique) de G renoble. Fond ate ur de la pot a mologie, et ude des fleu ves et rivieres,
de leurs regi mes et de leurs lits, Sa mo numcnt alc et ude s ur le Rhon e parue en 1925 a donne
de ce fle uve une descr ipt ion et une analyse q ui font t ouj ours a ut orite et j et e les bases de la
pota mologie q ui influencera d ur a blement plusieurs gene rations d 'h yd rologu es .
Les films donnent un e idee approximative des vit esses d' ecoulcment . Leur
exploita tion plus fine necessit e cep endant un travail complernentaire de terrain
pour rnesur er les distances entre differents points de repere et evaluer les ang les
de prises de vue . Dans Ie cas presente, 21 metres separent les deux reperes Xl et
X2, distance parcourue en environ 7 secondes par l'objet flottant entoure sur les
images, soit un e vit esse d' environ 3 rn/s . L'analyse d'image est cep endant une
technique difficile a rnettre en oeuvre. II est aussi possible d 'utiliser les obstacles
a l'ecoulement , ici Ie lampadaire, visib les sur les films mais aussi les images fixes
