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Hydrologie qu antit ative
Ie cas de crues exceptionnelles [152, 61, 381, 213] 49 . II faut garder a I'esprit
qu e les equations de Ma nning-St rickler ou de Chezy sont des equations empiriques etablies pour des condit ions d 'ecoulement tres different es de celles que
I'on rencontre duran t les crues les plu s fort es. Les valeurs de rugosite proposees dan s la lit terature, issues de l'exp erience des ingenieurs [189, 25, 89],
correspondent a des vitesses moyenn es jau gees dan s les sect ions generalement
inferieures a 2 m / s. On ne peut sans reserve utili ser ces formul es et valeurs
de coefficients lorsqu 'elles conduisent a des valeurs de vit esses moyenn es superieur es a 3 m / s. L'utili sation sans correct ion et sans te ntative de valid ation de
l'equ ation de Ma nning-Strickler a pu conduire par Ie passe a des surestimations
systematiques des debit s des crues exception nelles. C'est la rais on pour laqu elle
certaines valeurs ont ete ecartees pour const ru ire la cour be enveloppe mondiale
pr esent ee dan s la figure 4.20.
Plusieur s indi ces peuvent alerter I'hyd rologue et I'hydraulici en et tout d 'abord
la valeur de la vitesse moyenn e de l'ecoulement dans la sect ion ou dan s Ie lit
min eur de la sect ion corresponda nt aI'estim a tion de debi t pr opo see. C'est pourquoi elles ont ete report ees dan s la figure 4.18. Les vit esses moyennes cl 'ecoulement net t ement superieures it 3 rri/ s sont ra res . De meme, la vitesse crit ique
d 'ecoulement , vit esse corresponda nt a un nombre de Froude egal a 1, n 'est depa ssee que tres exceptionnellemen t et localement dans des cours d 'eau na turels
[213]. II est souha itable, dan s tous les cas, de te nte r d 'asseoir les est ima t ions
de debit s sur des observations de terrain a defau t de jau geages complets , mais
c'est particulierement necessaire lorsqu e I'estim ation initiale du debi t conduit
a des vitesses peu prob ables.
4.2.5 .3 Jauger au valider les debits des crues exceptiannelles
Dans la mesur e du possible, les delais d 'intervention des equipes de jaugeurs
etant Ie fact eur limit an t , I'observat ion dir ecte est a privilegier . Des mesur es de
vitesses (moulinet , electrornagnetiques ou aDcp) au moins partielles sont souvent possibles sur les grands fleuves, meme lors de crues import antes. Ce fut
Ie cas par exemple it Beau cair e sur Ie Rhone en 2003. Ces mesur es ont permi s
a un groupe d 'exp erts internationa ux de ramener I'estimation du debi t de la
crue du Rh one en 2003 d 'une valeur initiale 13 500 m ' Is, fond ee sur I'extrapolation d 'une cour be de t arage, a 11 500 m 3 Is avec une incert itude est imee de
± 5 % [333]. Dan s Ie cas OU des mesur es det aillees seraient impossibles ou trop
risqu ees, des observations de vite sses de sur face dan s une sect ion bien choisie
49. Cette t endanc e sem ble a ussi et re observes dans le cas d e la st at ion d'Anduze (figur e 4.18 : un o va leur d e ru gosi t e de 30 it 40 sem ble ass ez bien adaptee a ux donnees de
jaugeage des d eb it s courants et en coheren ce ave c la lit .terat ure pour cette section large et
pe u encornbree . La coherenc e d es d ebit s est ime s le lon g du Gardo n en 2002 plaide cep endant
en faveur de i' est imat ion basse du d eb it de la cr ue de 2002 it Anduze correspond ant it u n
coefficient d e rugosit e de 15 it 20 [154]. Le pon t d' Anduze situe it l'aval de la section et visible
sur la figur e ne pe ut qu 'expliqu er pa rt ieUement cet ecart comme i' on t mon tre les simulations
hyd rauliques [366].
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