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4 • Variabilité génotypique et variabilité phénotypique
Les recombinaisons inégales sont plus complexes. Ce mode de mixage
de l’information génétique survient au moment du « cross-over » lorsqu’il
y a beaucoup de séquences répétitives très analogues. Certaines de ces
séquences s’apparient au moment du chiasma, mais en se décalant (ici
vers le haut), ce qui aboutit à augmenter le nombre de copies sur un chromosome aux dépens de l’autre. Ce type de mixage explique la répétitivité
de certains gènes comme ceux codant pour les histones, elle est aussi à
l’origine des satellites qui sont des séquences répétitives non codantes.
Il y a d’autres sources naturelles de polymorphisme, au moment de
la réplication de l’ADN au cours de la phase S du cycle cellulaire. Il
peut en effet, à ce moment se produire un dérapage du brin néoformé
sur le brin matriciel. Ceci aboutit à la re-synthèse de la séquence tandem, par exemple d’une séquence CA, ou à la néo-synthèse au cours de
la réparation à partir du brin opposé.
4.2 VARIABILITÉ DU PHÉNOTYPE
4.2.1 Relations génotype/phénotype
Un grand physiologiste (Noble 2007) a, fort à propos, utilisé pour souligner la difficulté qu’il y a maintenant en biologie de passer du gène à la
fonction, la métaphore suivante. Il compare les gènes aux notes de musique et la vie à une symphonie jouée par un grand orchestre. Sans notes pas
de symphonie, ni d’interprètes, sans gènes pas d’être vivant, mais ni les
notes, ni les gènes ne permettent d’expliquer le phénomène final. Le même
type de métaphore est utilisé par Hans Noll (2003) qui, à propos du langage, compare les lettres aux gènes et, par exemple, les poèmes, à la vie,
tout en soulignant à la fois l’importance de la multiplicité des combinaisons et le fait qu’il y a dans les deux cas utilisation d’un langage analogique.
C’est une véritable lapalissade de dire que la vie est complexe, mais
il faut bien réaliser qu’il y a dix fois plus de protéines que de gènes, et
que chaque protéine possède une structure secondaire particulière, puis
une structure tertiaire c’est-à-dire que les sous-unités qui la composent
peuvent établir plusieurs types de combinaisons et qu’enfin la structure
spatiale de l’ensemble ne découle pas automatiquement (contrairement
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