4.1 Variabilité du génome
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b) Causes environnementales
L’intégrité du génome est soumise à de fortes agressions environnementales. Les principales agressions chimiques sont : la désamination
chimique de la cytosine en uracile (qui s’apparie à l’adénine), d’autres
réactions chimiques sont connues, les dommages causés par des agents
mutagènes comme certains analogues des bases (le 5-bromouracile), certains agents modifiant les bases (l’hydroxylamine par exemple), d’autres
qui se lient à l’hélice ADN (la mitomycine C) ou d’autres encore qui
s’intercalent dans la séquence (l’acrydine orange). Les agressions physiques sont nombreuses : le rayonnement ultra-violet, les radiations ionisantes comme les rayons X ou celles émises par les isotopes. Ces agressions
jouent un rôle déterminant dans la genèse du cancer.
Les lésions causées à la structure de l’ADN sont en général réparées
spontanément par un certain nombre de mécanismes et d’enzymes : les
séquences endommagées peuvent être excisées par des endonucléases et
l’ADN est réparé en utilisant le brin intact par une ligase, les mauvais
appariements demandent pour être identifiés une reconnaissance du
nouveau brin laquelle se fait par une sous-méthylation des brins néoformés, enfin il existe des mécanismes de réparation des dommages
double brin, elle fait appel à un certain nombre de protéines dont
l’une, BRCA1, joue un rôle protecteur bien documenté dans le cancer
du sein. Les mutations survenant dans les protéines des systèmes de
réparation sont particulièrement graves et souvent cancérigènes.
c) Quelques exemples
À titre d’exemples voici quelques-uns des résultats obtenus après réparation des anomalies provoquées soit par des recombinaisons soit par
des agressions externes.
La conversion génique est due à la recombinaison entre deux allèles ou
deux séquences homologues qui forment des hétéroduplexes avec de
mauvais appariements (« situation après cross-over »). La cellule va immédiatement réparer ces « mismatchs », mais elle le fera indifféremment sur le
brin sens ou sur le brin antisens d’où la possibilité après réparation d’avoir
des homozygotes et des hétérozygotes, à partir d’homozygotes.
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