4.2 Variabilité du phénotype
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
à ce que l’on a cru longtemps) de sa structure primaire, mais aussi des
véritables moules que sont les protéines-chaperons comme par exemple
les « heat-shock proteins ». À ces niveaux de complexité proprement
moléculaires se surajoutent les interactions entre molécules qui forment des réseaux hiérarchisés par des protéines comme certains facteurs de transcription, qui sont véritablement maîtres d’ensembles. La
fonction physiologique enfin est elle-même le résultat d’interactions
entre des réseaux qui peuvent être locaux ou systémiques.
L’unité de base de l’être vivant est la cellule, mais l’organisation cellulaire est elle-même l’objet d’une régulation multiple et complexe qui fait
intervenir à partir d’un même moule génomique des facteurs de transcription dont l’expression est fonction du type de cellule, du moment de
la vie, d’intervenants hormonaux, mécaniques, ioniques, neurologiques,
psychologiques… mais aussi des mécanismes épigénétiques qui modifient
la structure spatiale de la chromatine sans altérer la séquence des codons.
4.2.2 Plasticité phénotypique et normes de réaction
On peut quantifier la relation existant ente le génotype, le phénotype
et l’environnement. Le génotype n’étant finalement que la manière
dont un individu donné réagit à une donnée environnementale. La
courbe environnement/phénotype pour un génotype donné s’appelle
norme de réaction 1 (Griffith 2006, Woltereck 1909) (fig. 32), cette
1. On doit ce terme à Richard Woltereck (1909), zoologiste Allemand du début
du siècle dernier qui, en étudiant, plusieurs lignées stables, morphologiquement
distinctes, de Daphnées remarqua, le premier, que chacune de ces lignées réagissait
spécifiquement à l’environnement. Par exemple, la dimension de la tête augmentait régulièrement de façon exponentielle lorsque le niveau d’alimentation croissait pour la lignée dite Moritzburg, alors que, pour la lignée Brisdorf, la variation
exponentielle comportait un seuil, et qu’au contraire la lignée Kospuden était
indifférente à cet effet environnemental. Les courbes phénotype (la taille de la
tête) versus environnement (l’alimentation) sont clairement et de façon reproductible différentes selon la lignée (le génotype) considéré. Ces courbes ont été depuis
retrouvées par de très nombreux auteurs, dans de très nombreuse autres espèces
(le crabe, la drosophile…) et pour différentes variations environnementales.
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
à ce que l’on a cru longtemps) de sa structure primaire, mais aussi des
véritables moules que sont les protéines-chaperons comme par exemple
les « heat-shock proteins ». À ces niveaux de complexité proprement
moléculaires se surajoutent les interactions entre molécules qui forment des réseaux hiérarchisés par des protéines comme certains facteurs de transcription, qui sont véritablement maîtres d’ensembles. La
fonction physiologique enfin est elle-même le résultat d’interactions
entre des réseaux qui peuvent être locaux ou systémiques.
L’unité de base de l’être vivant est la cellule, mais l’organisation cellulaire est elle-même l’objet d’une régulation multiple et complexe qui fait
intervenir à partir d’un même moule génomique des facteurs de transcription dont l’expression est fonction du type de cellule, du moment de
la vie, d’intervenants hormonaux, mécaniques, ioniques, neurologiques,
psychologiques… mais aussi des mécanismes épigénétiques qui modifient
la structure spatiale de la chromatine sans altérer la séquence des codons.
4.2.2 Plasticité phénotypique et normes de réaction
On peut quantifier la relation existant ente le génotype, le phénotype
et l’environnement. Le génotype n’étant finalement que la manière
dont un individu donné réagit à une donnée environnementale. La
courbe environnement/phénotype pour un génotype donné s’appelle
norme de réaction 1 (Griffith 2006, Woltereck 1909) (fig. 32), cette
1. On doit ce terme à Richard Woltereck (1909), zoologiste Allemand du début
du siècle dernier qui, en étudiant, plusieurs lignées stables, morphologiquement
distinctes, de Daphnées remarqua, le premier, que chacune de ces lignées réagissait
spécifiquement à l’environnement. Par exemple, la dimension de la tête augmentait régulièrement de façon exponentielle lorsque le niveau d’alimentation croissait pour la lignée dite Moritzburg, alors que, pour la lignée Brisdorf, la variation
exponentielle comportait un seuil, et qu’au contraire la lignée Kospuden était
indifférente à cet effet environnemental. Les courbes phénotype (la taille de la
tête) versus environnement (l’alimentation) sont clairement et de façon reproductible différentes selon la lignée (le génotype) considéré. Ces courbes ont été depuis
retrouvées par de très nombreux auteurs, dans de très nombreuse autres espèces
(le crabe, la drosophile…) et pour différentes variations environnementales.
