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6 • Quelques applications
6.1.3 Maladies génétiques
Les mutations susceptibles de modifier une fonction, et qui sont à
l’origine des maladies génétiques, peuvent survenir au niveau de la
séquence codante d’un gène, sur un exon 1 , à celui des séquences régulatrices du gène, à celui des séquences non codantes intragéniques au
niveau des introns (mutations d’épissage dans les maladies du collagène), au niveau de l’ADN mitochondrial 2 , enfin à celui des gènes
codant pour des ARNs régulateurs comme les microARNs, bien que
cet aspect de la génétique en soit encore à ses débuts.
a) Maladies monogéniques
➤ Drépanocytose
C’est une maladie africaine dont l’incidence dans les populations noires
est de 1 pour 500 naissances. Elle se transmet selon un mode autosomal
récessif. Cette maladie est grave chez les homozygotes et l’issue en est
souvent fatale, la mort survenant par anémie et thrombose. La mutation
qui est à son origine est unique (c’est une maladie monogénique unicentrique monoallélique). Elle est située sur le codon 6 du premier des
3 exons du gène codant pour la beta-globine. Elle aboutit à substituer à
l’acide glutamique normalement codé à cet endroit, une valine (fig. 61).
Les conséquences de cette mutation extrêmement ponctuelle sont consi1. Il peut s’agir de substitutions non synonymes, généralement au niveau d’une
des deux premières bases du codon. L’hypothèse du « wobble » admet en effet
une certaine flexibilité dans l’appariement au niveau de la troisième base (à ce
niveau les appariements G-U peuvent être admis). Il existe pour nombre de
gènes des points chauds, c’est-à-dire des emplacements au sein de la séquence où
la fréquence des mutations est plus élevée qu’ailleurs (l’acide aminé 403 sur la
molécule de myosine cardiaque dans les cardiomyopathies hypertrophiques
familiales, par exemple).
2. La génétique de l’ADN mitochondrial est différente du fait de la multiplicité
de ces particules et de l’hérédité maternelle. Au cours de la division cellulaire les
mitochondries se répartissent au hasard et de ce fait, dans une même cellule,
peuvent coexister des mitochondries normales et des mitochondries possédant la
mutation (hétéroplasmie).
6 • Quelques applications
6.1.3 Maladies génétiques
Les mutations susceptibles de modifier une fonction, et qui sont à
l’origine des maladies génétiques, peuvent survenir au niveau de la
séquence codante d’un gène, sur un exon 1 , à celui des séquences régulatrices du gène, à celui des séquences non codantes intragéniques au
niveau des introns (mutations d’épissage dans les maladies du collagène), au niveau de l’ADN mitochondrial 2 , enfin à celui des gènes
codant pour des ARNs régulateurs comme les microARNs, bien que
cet aspect de la génétique en soit encore à ses débuts.
a) Maladies monogéniques
➤ Drépanocytose
C’est une maladie africaine dont l’incidence dans les populations noires
est de 1 pour 500 naissances. Elle se transmet selon un mode autosomal
récessif. Cette maladie est grave chez les homozygotes et l’issue en est
souvent fatale, la mort survenant par anémie et thrombose. La mutation
qui est à son origine est unique (c’est une maladie monogénique unicentrique monoallélique). Elle est située sur le codon 6 du premier des
3 exons du gène codant pour la beta-globine. Elle aboutit à substituer à
l’acide glutamique normalement codé à cet endroit, une valine (fig. 61).
Les conséquences de cette mutation extrêmement ponctuelle sont consi1. Il peut s’agir de substitutions non synonymes, généralement au niveau d’une
des deux premières bases du codon. L’hypothèse du « wobble » admet en effet
une certaine flexibilité dans l’appariement au niveau de la troisième base (à ce
niveau les appariements G-U peuvent être admis). Il existe pour nombre de
gènes des points chauds, c’est-à-dire des emplacements au sein de la séquence où
la fréquence des mutations est plus élevée qu’ailleurs (l’acide aminé 403 sur la
molécule de myosine cardiaque dans les cardiomyopathies hypertrophiques
familiales, par exemple).
2. La génétique de l’ADN mitochondrial est différente du fait de la multiplicité
de ces particules et de l’hérédité maternelle. Au cours de la division cellulaire les
mitochondries se répartissent au hasard et de ce fait, dans une même cellule,
peuvent coexister des mitochondries normales et des mitochondries possédant la
mutation (hétéroplasmie).
