2.3 La filiation
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Le néo-darwinisme a consisté à introduire, 50 ans avant la découverte
de l’acide désoxyribonucléique, ADN, la notion de mutations dans le
« plasma germinatif ». Plus perverses seront les conclusions sociales
que d’aucuns voudront en tirer, eugénisme rationnel de Francis Galton, déviations prônées par Trofim Lyssenko en support du régime stalinien. Il existe un continuum entre la première description de Darwin
et la découverte de l’ADN, des gènes, et des bases de la génétique.
L’intuition géniale de Darwin reçoit progressivement confirmation
après la découverte des mécanismes qui président au brassage des gènes
lors de la méiose et celle du polymorphisme de l’ADN; elle est devenue
une loi biologique à laquelle toute nouvelle donnée biologique doit se
confronter. La physiopathologie elle-même se doit de tenir compte des
affections résultant de conflits entre notre patrimoine génétique,
adapté depuis toujours à un certain type d’environnement et le fait que
depuis peu notre environnement a été radicalement modifié. Les
séquençages effectués récemment ont démontré l’unicité du monde vivant,
on retrouve en effet une majorité d’éléments communs aux génomes
bactériens et au génome humain. L’unité historique du monde vivant
est maintenant une évidence et plus que la pression évolutive c’est probablement là que se situe l’apport majeur de Darwin.
2.3.2 Naissance de la génétique
L’intuition de Mendel était comparable à celle de Darwin. Mendel en
décrivant ses deux lois ne pouvait pas ne pas penser que l’hérédité avait
un support chimique. Les étapes qui jalonnent le parcours entre Mendel et la séquence du génome humain sont bien connues :
– La découverte et le décompte des chromosomes 1 , identification des
différentes étapes de la division cellulaire par l’école allemande. Cette
étape a été déterminée par les progrès en matière de microscopie.
1. Les bâtonnets nucléaires supports de l’hérédité furent baptisés chromosomes par
Wilhem Waldmeyer en 1888, mais la découverte des chromosomes est généralement
attribuée à Walter Flemming. Gène a été introduit par le danois Wilhem Johannsen.
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Le néo-darwinisme a consisté à introduire, 50 ans avant la découverte
de l’acide désoxyribonucléique, ADN, la notion de mutations dans le
« plasma germinatif ». Plus perverses seront les conclusions sociales
que d’aucuns voudront en tirer, eugénisme rationnel de Francis Galton, déviations prônées par Trofim Lyssenko en support du régime stalinien. Il existe un continuum entre la première description de Darwin
et la découverte de l’ADN, des gènes, et des bases de la génétique.
L’intuition géniale de Darwin reçoit progressivement confirmation
après la découverte des mécanismes qui président au brassage des gènes
lors de la méiose et celle du polymorphisme de l’ADN; elle est devenue
une loi biologique à laquelle toute nouvelle donnée biologique doit se
confronter. La physiopathologie elle-même se doit de tenir compte des
affections résultant de conflits entre notre patrimoine génétique,
adapté depuis toujours à un certain type d’environnement et le fait que
depuis peu notre environnement a été radicalement modifié. Les
séquençages effectués récemment ont démontré l’unicité du monde vivant,
on retrouve en effet une majorité d’éléments communs aux génomes
bactériens et au génome humain. L’unité historique du monde vivant
est maintenant une évidence et plus que la pression évolutive c’est probablement là que se situe l’apport majeur de Darwin.
2.3.2 Naissance de la génétique
L’intuition de Mendel était comparable à celle de Darwin. Mendel en
décrivant ses deux lois ne pouvait pas ne pas penser que l’hérédité avait
un support chimique. Les étapes qui jalonnent le parcours entre Mendel et la séquence du génome humain sont bien connues :
– La découverte et le décompte des chromosomes 1 , identification des
différentes étapes de la division cellulaire par l’école allemande. Cette
étape a été déterminée par les progrès en matière de microscopie.
1. Les bâtonnets nucléaires supports de l’hérédité furent baptisés chromosomes par
Wilhem Waldmeyer en 1888, mais la découverte des chromosomes est généralement
attribuée à Walter Flemming. Gène a été introduit par le danois Wilhem Johannsen.
