5.2 Analyses globalisées du génome et de son expression
119
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
des oligonucléotides antisenses (Scherrer 2003). Cette technique est
utilisable in vivo et permet, on le verra plus loin, d’obtenir des animaux transgéniques.
L’utilisation de l’ARN interférence, ARNi, est nouvelle. L’ARNi est
présente dans la plupart des cellules et permet l’inhibition spécifique
de l’expression des ARNm soit en le dégradant (siRNA), soit en se liant
à eux (miRNA). Les siRNA et les « short hairpin RNAs », shRNA, sont
des produits naturels, mais ils sont, depuis peu, utilisés pour l’inhibition
spécifique de l’expression d’un ARNm. Cette technique est en train de
devenir la méthode de choix. Elle a aussi la capacité de pouvoir être utilisé en thérapeutique humaine. Ces microRNA (~ 22 nucléotides) peuvent
être générés à partir des longs dsRNA et servir comme outils spécifiques pour inhiber un ARNm.
5.2 ANALYSES GLOBALISÉES
DU GÉNOME ET DE SON EXPRESSION
La publication de la séquence complète du génome humain a été le
point de départ d’une série de techniques permettant d’explorer dans
son ensemble la structure du génome et l’expression de l’ensemble des
gènes. D’une manière générale, la génomique inclut l’étude de la structure, du contenu et de l’évolution du génome (Gibson 2004), ce qui
recouvre de fait la génétique moléculaire, et tout ce qui concerne
l’expression génique aussi bien au niveau des ARN messagers (le transcriptome) qu’à celui des protéines (la protéomique), et de leur fonction
(le physiome). Le point commun à toutes ces techniques est qu’elles
analysent la totalité des gènes ou la totalité des ARNs messagers ou des
protéines, et pas seulement quelques éléments sélectionnés a priori,
comme c’était le cas autrefois. La métabolomique met potentiellement
en évidence les effets nets des réactions enzymatiques en en mesurant
les produits.
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
des oligonucléotides antisenses (Scherrer 2003). Cette technique est
utilisable in vivo et permet, on le verra plus loin, d’obtenir des animaux transgéniques.
L’utilisation de l’ARN interférence, ARNi, est nouvelle. L’ARNi est
présente dans la plupart des cellules et permet l’inhibition spécifique
de l’expression des ARNm soit en le dégradant (siRNA), soit en se liant
à eux (miRNA). Les siRNA et les « short hairpin RNAs », shRNA, sont
des produits naturels, mais ils sont, depuis peu, utilisés pour l’inhibition
spécifique de l’expression d’un ARNm. Cette technique est en train de
devenir la méthode de choix. Elle a aussi la capacité de pouvoir être utilisé en thérapeutique humaine. Ces microRNA (~ 22 nucléotides) peuvent
être générés à partir des longs dsRNA et servir comme outils spécifiques pour inhiber un ARNm.
5.2 ANALYSES GLOBALISÉES
DU GÉNOME ET DE SON EXPRESSION
La publication de la séquence complète du génome humain a été le
point de départ d’une série de techniques permettant d’explorer dans
son ensemble la structure du génome et l’expression de l’ensemble des
gènes. D’une manière générale, la génomique inclut l’étude de la structure, du contenu et de l’évolution du génome (Gibson 2004), ce qui
recouvre de fait la génétique moléculaire, et tout ce qui concerne
l’expression génique aussi bien au niveau des ARN messagers (le transcriptome) qu’à celui des protéines (la protéomique), et de leur fonction
(le physiome). Le point commun à toutes ces techniques est qu’elles
analysent la totalité des gènes ou la totalité des ARNs messagers ou des
protéines, et pas seulement quelques éléments sélectionnés a priori,
comme c’était le cas autrefois. La métabolomique met potentiellement
en évidence les effets nets des réactions enzymatiques en en mesurant
les produits.
