2. L’évolution des énergies de liaison
L’énergie de liaison dépend évidemment du nombre de liaisons présentes entre les deux
atomes : celle associée à une liaison double est plus élevée que celle correspondant à une
liaison simple. Le tableau suivant donne l’évolution de ces énergies pour les atomes de
carbone d ’azote et d’oxygène :
Évolution des énergies de liaison
(en kj • moL^)
en fonction du nombre de liaisons
O
Fiche 34
X
C
N
0
Simple
346
247
207
Double
602
418
494
Triple
835
952
/
3. Les énergies de liaison moyennes
Il est souvent intéressant d ’avoir une idée approximative de la valeur des énergies de
liaison afin, par exemple, de prédire quelle liaison sera le plus facilement rompue dans
une molécule. Cependant, tabuler des énergies de liaison n’est pas aussi facile qu’on
pouiTait le penser. Prenons l’exemple de la molécule d’eau H2O : il y a deux liaisons OH
qui sont évidemment équivalentes. Si l’on rompt successivement ces deux liaisons, on
obtient les valeurs suivantes des énergies de liaison :
и р ^ OH + H
OH ^ O + H
D = 494 kJ ■ moM
D = 418 kJ • moM
Ces deux valeurs sont sensiblement différentes, une des raisons étant le changement
d’état d ’hybridation de l’atome d’oxygène au cours de ces réactions. On définit alors
une énergie de liaison moyenne qui est, dans ce cas, la moitié de l’énergie nécessaire à
rompre simultanément les deux liaisons OH.
P
Fiche 48
Н р
O + 2H
= 91 2 kJ mol■ a
O
c
û
Ю
T—I
O
ГМ
(y)
L’énergie moyenne de la liaison OH est donc égale à 912/2 = 456 kJ • moL' dans la
molécule d’eau.
On appelle énergie d’atomisation l’énergie qui est nécessaire pour rompre toutes les
liaisons d ’une molécule. Dans le cas de la molécule d ’eau, elle est égale à 912 kJ • mol“'.
CT
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