L’énergie de liaison
Dans ce qui suit, nous nous intéresserons principalement aux liaisons covalentes ou
polaires.
1. La courbe de Morse
Lorsqu’on approche deux atomes d ’hydrogène l’un de l’autre, une stabilisation apparaît. Si l’on représente la variation de l’énergie (E) en fonction de la distance d, on
obtient la courbe représentée ci-dessous appelée courbe de Morse.
•a
O
c
13
Q
O
r s l
©
CT
>Q .
O
U
P
Fiche 55
L’énergie décroît continûment lorsque d passe d ’une valeur infinie à la distance d’équilibre {d^^. Pour cette valeur, l’énergie est minimale et prend la valeur D^. Si l’on raccourcit la distance entre les deux atomes à partir de cette valeur, l’énergie croît brutalement,
ce qui indique qu’il est extrêmement difficile de compresser une liaison. L’énergie de
liaison
est la profondeur du puits énergétique, l’origine des énergies étant fixée à la
dissociation entre deux atomes d’hydrogène (d infinie). Cette définition est générale :
l’énergie de la liaison AB est l’énergie qu’il est nécessaire de fournir en phase gazeuse
pour dissocier la molécule A -B en A* et B*. Plusieurs points méritent d ’être soulignés à
partir de cette simple définition de l’énergie de liaison :
• Former une liaison est toujours un processus stabilisant.
• A l’inverse, rompre une liaison nécessite de fournir de l’énergie à la molécule.
• L’énergie de liaison se réfère à la dissociation en deux radicaux A et B.
Q Ce dernier point peut paraître surprenant car, dans beaucoup de réactions en présence de
solvant, la dissociation d’une liaison s’effectue de façon hétérolytique, c’est-à-dire en
formant une paire d’ions A^ et B~. La raison est que la plupart des solvants stabilisent
considérablement les ions ; en phase gazeuse où cette stabilisation n’existe pas, les produits dissociés les plus stables sont les deux radicaux A* et B‘.
92
Dans ce qui suit, nous nous intéresserons principalement aux liaisons covalentes ou
polaires.
1. La courbe de Morse
Lorsqu’on approche deux atomes d ’hydrogène l’un de l’autre, une stabilisation apparaît. Si l’on représente la variation de l’énergie (E) en fonction de la distance d, on
obtient la courbe représentée ci-dessous appelée courbe de Morse.
•a
O
c
13
Q
O
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P
Fiche 55
L’énergie décroît continûment lorsque d passe d ’une valeur infinie à la distance d’équilibre {d^^. Pour cette valeur, l’énergie est minimale et prend la valeur D^. Si l’on raccourcit la distance entre les deux atomes à partir de cette valeur, l’énergie croît brutalement,
ce qui indique qu’il est extrêmement difficile de compresser une liaison. L’énergie de
liaison
est la profondeur du puits énergétique, l’origine des énergies étant fixée à la
dissociation entre deux atomes d’hydrogène (d infinie). Cette définition est générale :
l’énergie de la liaison AB est l’énergie qu’il est nécessaire de fournir en phase gazeuse
pour dissocier la molécule A -B en A* et B*. Plusieurs points méritent d ’être soulignés à
partir de cette simple définition de l’énergie de liaison :
• Former une liaison est toujours un processus stabilisant.
• A l’inverse, rompre une liaison nécessite de fournir de l’énergie à la molécule.
• L’énergie de liaison se réfère à la dissociation en deux radicaux A et B.
Q Ce dernier point peut paraître surprenant car, dans beaucoup de réactions en présence de
solvant, la dissociation d’une liaison s’effectue de façon hétérolytique, c’est-à-dire en
formant une paire d’ions A^ et B~. La raison est que la plupart des solvants stabilisent
considérablement les ions ; en phase gazeuse où cette stabilisation n’existe pas, les produits dissociés les plus stables sont les deux radicaux A* et B‘.
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