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La mesure du pouvoir rotatoire spécifique est très utile pour la caractérisation des
substances naturelles chirales. Elle permet aussi de suivre des cinétiques de racémisation
ou de transformation de ces composés.
1. Théorie de la lumière polarisée
La lumière est une onde électromagnétique, constituée par la propagation d ’un champ
électrique E et d’un champ magnétique B, en phase avec E et vibrant dans un plan orthogonal (figure).
La polarimétrie et le pouvoir rotatoire
M Construction de Fresnel
Le champ électrique E est orthogonal à la direction de propagation de l’onde lumineuse.
Dans la lumière naturelle, il peut prendre toutes les orientations. Certains cristaux et
certains dispositifs simples permettent de polariser la lumière dans un plan où vibre le
vecteur E. Fresnel a donné une construction géométrique très simple de ce phénomène.
Le vecteur E peut être considéré comme résultant de la somme de deux vecteurs E^ et
E^ tournant en sens inverse (figure suivante).
Si l’onde traverse un milieu « inactif » pour lequel les indices de réfraction
et
(indices droit et gauche) sont égaux, E reste polarisé dans le plan initial. La vitesse
de propagation des vecteurs est alors
Si l’une des vitesses est
supérieure à l’autre, on obtient un déphasage égal à a défini par :
a = n i
- rir
V À
a en degrés, Í étant la longueur traversée par l’onde.
Selon la direction de déplacement du plan de polarisation on note (+) si le plan tourne
vers la droite (cas de la figure précédente) en regardant venir l’onde incidente. On note
(-) dans le cas contraire.
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