Les spectroscopies d’absorption
atomique et d’émission de flamme
Ces deux spectroscopies permettent de détecter des traces d’atomes généralement
contenus dans des solides très difficiles à mettre en solution : en particulier les métaux,
les alliages, les céramiques, les minéraux les plus variés. Elles permettent également
de doser les métaux présents dans des substances provenant du vivant (os, dents, oxygénation du sang). Elles sont de plus en plus utilisées pour l’étude des milieux naturels
(sciences écologiques) et dans l’analyse de l’atmosphère. Des étalonnages préalables
permettent l’analyse rapide des échantillons de composition inconnue.
1. La spectroscopie d’absorption atomique de flamme (SAA)
Un rayonnement lumineux monochromatique d ’intensité connue et dont la longueur
d’onde est déterminée est envoyé sur un échantillon de matière (atomes) porté par une
flamme à haute température. Cette flamme, généralement composée d’un mélange airacétylène, à une température de l’ordre de 2 000 à 3 000 K, sert de dispositif d ’atomisation. L’intensité de l’absorption transmise suit la loi de Beer-Lambert et dépend du
nombre d’atomes absorbant la lumière (voir § 3). Le principe en est donné dans la figure
suivante.
lumière incidente
fonnation d'un jet
brûleur
(air acétylène)
sélecteur
analyseur
■a
O
c
û
Ю
T—I
O
Г М
(y)
x:
ai
>Q.
O
U
2. La spectroscopie d’émission atomique de flamme (EF)
Une flamme ou un plasma à haute température permettent de vaporiser et de décomposer l’échantillon (schéma suivant). Les atomes excités thermiquement émettent et l’on
observe leurs spectres de raies. L’étude de ces spectres permet une étude qualitative
quant à la nature des atomes constituants l’échantillon étudié et, également, une analyse
quantitative du nombre d’atomes, en fonction de l’intensité des raies. Des étalonnages
préalables sont généralement effectués pour faciliter l’analyse des spectres obtenus.
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