Ce cas est très fréquemment rencontré pour les réactions qui ont lieu dans un solvant où
les réactifs sont dilués. Le solvant peut participer à la réaction ou bien la rendre possible
en intervenant par ses propriétés (polarité, force ionique, etc.) mais comme il est en
grand excès, sa variation de concentration est négligeable.
M Exemple de la S^l
La réaction de « substitution nucléophile du premier ordre » est illustrée par le cas suivant :
(CH3)3C-C1 + n p -> (CH3)3C-OH + HCl
(6)
L’équation de vitesse apparente est de la forme : v = /:[(CH3)3C-C1J[H20J.
Si le réactif est dilué, la concentration de H^O ne varie pratiquement pas et la vitesse
réelle s’écrit alors :
" = *„.J(CH3)3C-C1]
(7)
La réaction est du premier ordre apparent, ou encore du pseudo-premier ordre.
■I Mécanisme réel
En réalité, la réaction (6) procède en deux étapes :
(CH3)3C-C1 (ionisation lente) ^ (CH3)3C^ -h CL ^ (CH3)3C -O H (très rapide)
La figure suivante permet de suivre les différentes étapes :
2. Réactions du pseudo-premier ordre
P
Exercice 8.15
•a
O
c
13
Q
1— 1
O
fN j
X I
>Q .
O
U
L’ionisation du réactif est l’étape lente du processus, avec une énergie d’activation
: elle est du premier ordre apparent.
La seconde étape consiste en la réaction très rapide du cation (CH3)3C^ avec l’eau
(énergie d ’activation E p , donnant l’alcool final, avec
L’anion CL reste en
solution.
Dans des réactions de ce type, l’ordre apparent dépend de la nature des réactifs et du
solvant. En fait, la réaction de type S^^l n’est observée qu’avec les halogénures tertiaires
(carbone trisubstitué) comme celui que nous avons pris comme exemple.
365
Précédent

- 341/489

Suivant