Examinons le cas très simple d’une réaction du premier ordre A ^ B. Au temps zéro, les
concentrations respectives sont [AJ et [BJ. Il se forme autant de B qu’il se consomme de
A, donc nous avons à tout moment :
[AJ + [B] = [A J + [B J = Constante
Au bout d’un temps assez long, l’équilibre est atteint et les concentrations ne varient
plus.
Concentrations
2. Réactions réversibles
O
Exercices
Posons que dans A ^ B la constante de vitesse est k et dans B ^ A la constante est
■a
O
c
û
y £ >
O
rs l
en E
O .
>Q .
O
U
Nous avons pour la variation de [A] :
-d [A ]/d r = -/:,[A ]+/:_,[B ]
(1)
Une fois l’équilibre atteint, nous avons - d[AJ/dr = d[B]/dr = 0 (les concentrations sont
fixes. Nous avons donc - /:,[A] + k ,[B] = 0, d ’où nous tirons la relation :
IM
K]
= K (où K est la constante d’équilibre)
3. Ordre réel et ordre apparent
L’ordre réel d ’une réaction a + b + c dont l’équation de vitesse est de la forme :
v = k- [A]^ ■ [B]"^ • [C]'''
dépend des conditions dans lesquelles la mesure est effectuée. De grandes différences
sont observées entre les réactions en phase vapeur, où souvent l’ordre réel est suivi et les
réactions en phase liquide où généralement le solvant joue un rôle important. Si le solvant
intervient dans la réaction, ou si des processus catalytiques sont présents, l’ordre apparent
est modifié. Par exemple, prenons une réaction menée dans l’eau. Si l’eau intervient
dans l’équation de vitesse, v = k ■ [A]^ • [B]*’ • [H20]^ la concentration de H^O ne varie
pratiquement pas et la constante apparente de vitesse s’écrit alors \ v = k' ■ [A]'^ • [B]*’ où
k’ dépend de la nature du milieu.
D e s c o n s i d é r a t i o n s i d e n t i q u e s s o n t à p r e n d r e e n c o m p t e q u a n d u n o u p l u s i e u r s r é a c t i f s
s o n t e n g r a n d e x c è s p a r r a p p o r t a u x a u t r e s .
363
Précédent

- 339/489

Suivant