téral, et inversement. Ceci permet à la cellule de
conserver sa polarité structurale, au plan membranaire, et donc une polarité fonctionnelle indispensable pour une cellule absorbante. L’ensemble des
jonctions intercellulaires caractéristiques des cellules épithéliales est représenté dans la figure 9.19.
À côté de ces dispositifs spécialisés, on peut
enfin signaler l’existence d’un type de structure
beaucoup plus simple, mais permettant d’assurer
également une adhérence forte entre cellules : il
s’agit des interdigitations membranaires. Ces
lames cytoplasmiques contournées et étoitement
imbriquées, issues de deux cellules voisines, fonctionnent selon le principe des «tenons et mortaises»;on les rencontre en abondance dans
certains tissus épithéliaux (par exemple, la vessie
de grenouille).
2.2. Communication directe entre les cellules
Il faut faire ici une remarque préliminaire relative à une différence importante entre les notions
d’organismes chez les Animaux et les Végétaux.
En raison du mode de division de leurs cellules et
de la manière dont ils se construisent au cours du
temps, les seconds peuvent davantage être considérés comme des colonies de cellules plus que des
ensembles hautement intégrés de tissus et
d’organes distincts, comme c’est le cas chez les
Animaux. Toutes les cellules d’une plante communiquent en effet directement entre elles au moyen
de vrais ponts cytoplasmiques, les plasmodesmes .
En revanche, chez les Animaux, les communications directes entre cellules nécessitent en général
des dispositifs spécialisés appelés jonctions communicantes ; dans quelques rares cas, cependant,
on reconnaît chez ces derniers l’existence de continuités directes et importantes entre cytoplasmes
de cellules voisines.
2.2.1. J ONCTIONS COMMUNICANTES
Les cellules animales voisines, dans tous les tissus de la plupart des espèces, sont réunies par des
jonctions qui apparaissent, en coupe ultrafine,
comme des régions où les membranes adjacentes
sont étroitement accolées mais séparées par un
espace de 2 à 3n m, sur une longueur de 50 à
100 nm. Ces jonctions, parfois appelées jonctions
lacunaires, forment des plaques ou des disques
constitués d’une multitude de petits canaux transmembranaires serrés les uns contre les autres, qui
font communiquer les cytoplasmes des cellules
voisines, d’où leur nom (voir figure 14.6). L’organisation moléculaire de ces structures est bien
connue. Chaque membrane possède en fait son
propre canal transmembranaire, parfois appelé
connexon, qui se dispose en face d’un canal équivalent dans la cellule voisine. Un canal est constitué de six sous-unités identiques délimitant un
14. D EL AC ELLULE ÀL ’ ORGANISME.L AD IFFÉRENCIATION CELLULAIRE 427
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Figure 14.6
Organisation d’une jonction communicante
Clichés obtenus en microscopie électronique:(a) cryodécapage ( 85 000) ; (b) coloration négative, et (c) coupe
transversale conventionnelle. (d) Schéma présentant
l’organisation moléculaire d’une jonction communicante ; celle-ci est formée de la juxtaposition d’un grand
nombre de connexons alignés dans les deux membranes
cellulaires. Clichés Labo. BG. et BC4, Orsay.
a
c
b
d
conserver sa polarité structurale, au plan membranaire, et donc une polarité fonctionnelle indispensable pour une cellule absorbante. L’ensemble des
jonctions intercellulaires caractéristiques des cellules épithéliales est représenté dans la figure 9.19.
À côté de ces dispositifs spécialisés, on peut
enfin signaler l’existence d’un type de structure
beaucoup plus simple, mais permettant d’assurer
également une adhérence forte entre cellules : il
s’agit des interdigitations membranaires. Ces
lames cytoplasmiques contournées et étoitement
imbriquées, issues de deux cellules voisines, fonctionnent selon le principe des «tenons et mortaises»;on les rencontre en abondance dans
certains tissus épithéliaux (par exemple, la vessie
de grenouille).
2.2. Communication directe entre les cellules
Il faut faire ici une remarque préliminaire relative à une différence importante entre les notions
d’organismes chez les Animaux et les Végétaux.
En raison du mode de division de leurs cellules et
de la manière dont ils se construisent au cours du
temps, les seconds peuvent davantage être considérés comme des colonies de cellules plus que des
ensembles hautement intégrés de tissus et
d’organes distincts, comme c’est le cas chez les
Animaux. Toutes les cellules d’une plante communiquent en effet directement entre elles au moyen
de vrais ponts cytoplasmiques, les plasmodesmes .
En revanche, chez les Animaux, les communications directes entre cellules nécessitent en général
des dispositifs spécialisés appelés jonctions communicantes ; dans quelques rares cas, cependant,
on reconnaît chez ces derniers l’existence de continuités directes et importantes entre cytoplasmes
de cellules voisines.
2.2.1. J ONCTIONS COMMUNICANTES
Les cellules animales voisines, dans tous les tissus de la plupart des espèces, sont réunies par des
jonctions qui apparaissent, en coupe ultrafine,
comme des régions où les membranes adjacentes
sont étroitement accolées mais séparées par un
espace de 2 à 3n m, sur une longueur de 50 à
100 nm. Ces jonctions, parfois appelées jonctions
lacunaires, forment des plaques ou des disques
constitués d’une multitude de petits canaux transmembranaires serrés les uns contre les autres, qui
font communiquer les cytoplasmes des cellules
voisines, d’où leur nom (voir figure 14.6). L’organisation moléculaire de ces structures est bien
connue. Chaque membrane possède en fait son
propre canal transmembranaire, parfois appelé
connexon, qui se dispose en face d’un canal équivalent dans la cellule voisine. Un canal est constitué de six sous-unités identiques délimitant un
14. D EL AC ELLULE ÀL ’ ORGANISME.L AD IFFÉRENCIATION CELLULAIRE 427
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Figure 14.6
Organisation d’une jonction communicante
Clichés obtenus en microscopie électronique:(a) cryodécapage ( 85 000) ; (b) coloration négative, et (c) coupe
transversale conventionnelle. (d) Schéma présentant
l’organisation moléculaire d’une jonction communicante ; celle-ci est formée de la juxtaposition d’un grand
nombre de connexons alignés dans les deux membranes
cellulaires. Clichés Labo. BG. et BC4, Orsay.
a
c
b
d
