© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
canaux cytoplasmiques microscopiques appelés
plasmodesmes, grâce auxquels diverses molécules
(nutriments ou signaux chimiques) indispensables
à la vie de l’organisme sont échangées.
2.1. Dispositifs d’accrochage entre cellules
animales : jonctions d’ancrage
et jonctions étanches
Les épithéliums constituent des tissus de protection et servent de frontière vis-à-vis du milieu
extérieur (épiderme) ou bien de limite à des cavités naturelles de l’organisme (épithélium bronchique, intestinal, glandulaire). Ils montrent à la
fois des propriétés d’imperméabilité, d’élasticité et
de résistance mécanique à la tension. Les cellules
qui les constituent présentent, au niveau de leurs
membranes, des dispositifs d’accrochage particulièrement développés qui leur assurent une grande
cohésion. Les jonctions d’ancrage sont de deux
types : 1) les ceintures d’adhérence (ou desmosomes ceinturants), qui forment, comme dans le
cas des entérocytes, une ceinture entourant complètement la cellule et soudée aux ceintures
correspondantes des cellules voisines, 2) les desmosomes ponctuels, abondants, par exemple, dans
les cellules épidermiques et qui soudent également
les cellules voisines les unes aux autres, mais à la
façon de rivets ou de «boutons-pression».
2.1.1. C EINTURES D ’ ADHÉRENCE
Elles sont constituées d’un faisceau épais et
serré de microfilaments d’actine disposés parallèlement à la membrane plasmique;elles entourent
généralement la cellule dans sa partie apicale, de
façon complète (voir figure 9.19 et chapitre 11).
L’espace intercellulaire situé entre les deux faisceaux des cellules voisines est rempli d’un matériel protéique dense qui est en relation avec les
microfilaments par l’intermédiaire de protéines
transmembranaires (ovomoruline ; voir plus loin).
De cette manière, deux ceintures voisines sont solidement accrochées l’une à l’autre, ce qui solidarise
fortement les cellules au sein de l’épithélium.
2.1.2. D ESMOSOMES PONCTUELS
Ils sont constitués, dans chaque cellule, d’un
disque de 0,2 µ m de diamètre et de 20 nm d’épaisseur ( plaque cytoplasmique) vers lequel converge
un réseau dense de filaments intermédiaires, qui
sont de nature différente selon le type tissulaire :
kératine dans les cellules épithéliales (tonofilaments), desmine dans les cellules musculaires cardiaques ou vimentine. Les deux disques qui se
font face dans les cellules voisines sont réunis par
des glycoprotéines transmembranaires provenant
de chacune d’elles (les cadhérines ; voir plus loin),
et qui interagissent étroitement au niveau d’un
espace intercellulaire élargi (voir figure 14.4).
Les ceintures d’adhérence et les desmosomes
ponctuels sont en relation directe avec le cytosquelette intracellulaire (dont ils partagent certains éléments constitutifs ; voir chapitre 11), et réalisent
ainsi un réseau fibreux transcellulaire qui confère
une résistance importante aux épithéliums. Deux
autres types de jonctions peuvent être observés
dans les cellules épithéliales, en particulier les
entérocytes et certaines cellules des tubes urinifères : les hémidesmosomes et les jonctions serFigure 14.4
Organisation d’un desmosome ponctuel
(a) Cliché obtenu en microscopie électronique ; 30 000.
(b) Schéma représentant l’organisation moléculaire d’un
desmosome ponctuel. Cliché Labo. BG., Orsay.
a
b
14. D EL AC ELLULE ÀL ’ ORGANISME.L AD IFFÉRENCIATION CELLULAIRE 425
Précédent

- 438/514

Suivant