424 B IOLOGIE CELLULAIRE
les Animaux, ceci est réalisé au moyen de divers
dispositifs membranaires nommés jonctions intercellulaires, ainsi que grâce à des protéines dites
d’adhérence. Cette observation est particulièrement vraie pour les cellules organisées en épithéliums, c’est-à-dire en feuillets constitués de une ou
plusieurs couches superposées de cellules jointives
et étroitement associées entre elles. Les jonctions
intercellulaires mettent en contact direct les membranes plasmiques des cellules voisines, et il
n’existe pratiquement aucun espace entre elles.
Nous verrons aussi que les cellules animales
appartenant à un même tissu contractent des liens
physiques plus subtils, qui ne se traduisent pas
par des structures visibles au microscope. Les
mécanismes mis en œuvre permettent cependant
aux cellules de se reconnaître et de s’associer spécifiquement (voir paragraphe 1.1.1.). On parle
d’adhérence cellulaire pour désigner ce phénomène qui assure une certaine cohésion aux tissus
adultes mais joue surtout un rôle très important
lors du développement embryonnaire.
La situation est complètement différente dans le
monde végétal où chaque cellule est recouverte
d’une paroi rigide plus ou moins épaisse, de
nature essentiellement polysaccharidique (exosquelette) ; il n’y a donc pas de contact direct de
grande ampleur entre deux cellules voisines,
comme c’est le cas chez les Animaux. Cette paroi,
qui a la signification d’une matrice extracellulaire
(voir plus loin), est en fait à la base de toutes les
différences fondamentales permettant de distinguer le règne animal et le règne végétal, qu’il
s’agisse de la morphologie, de la nutrition, de la
croissance ou de la reproduction. Bien que la paroi
soude littéralement les cellules les unes aux autres,
elle ne les isole pas de façon absolue et n’empêche
pas les échanges ou les possibilités d’interaction
entre elles. Chaque cellule communique en effet
avec ses voisines au moyen d’une multitude de
formation de
racines
formation de
tiges
culture de
microcal
plantule mise
en terre
plante adulte
cal issu d’un
fragment de tige
suspension
cellulaire
microculture
sur lame de verre
formation d’un microcal
à partir d’une seule cellule
Figure 14.3
Démonstration de la totipotence des cellules chez les Végétaux supérieurs
En manipulant de manière appropriée les facteurs de croissance (hormones végétales) inclus dans divers milieux de
culture successifs, on peut régénérer une plante entière à partir de cals obtenus in vitro. Certaines hormones favorisent
la production de tiges feuillées (cytokinines), tandis que d’autres provoquent l’apparition des racines (auxines) ;
(d’après N. Maclean).
les Animaux, ceci est réalisé au moyen de divers
dispositifs membranaires nommés jonctions intercellulaires, ainsi que grâce à des protéines dites
d’adhérence. Cette observation est particulièrement vraie pour les cellules organisées en épithéliums, c’est-à-dire en feuillets constitués de une ou
plusieurs couches superposées de cellules jointives
et étroitement associées entre elles. Les jonctions
intercellulaires mettent en contact direct les membranes plasmiques des cellules voisines, et il
n’existe pratiquement aucun espace entre elles.
Nous verrons aussi que les cellules animales
appartenant à un même tissu contractent des liens
physiques plus subtils, qui ne se traduisent pas
par des structures visibles au microscope. Les
mécanismes mis en œuvre permettent cependant
aux cellules de se reconnaître et de s’associer spécifiquement (voir paragraphe 1.1.1.). On parle
d’adhérence cellulaire pour désigner ce phénomène qui assure une certaine cohésion aux tissus
adultes mais joue surtout un rôle très important
lors du développement embryonnaire.
La situation est complètement différente dans le
monde végétal où chaque cellule est recouverte
d’une paroi rigide plus ou moins épaisse, de
nature essentiellement polysaccharidique (exosquelette) ; il n’y a donc pas de contact direct de
grande ampleur entre deux cellules voisines,
comme c’est le cas chez les Animaux. Cette paroi,
qui a la signification d’une matrice extracellulaire
(voir plus loin), est en fait à la base de toutes les
différences fondamentales permettant de distinguer le règne animal et le règne végétal, qu’il
s’agisse de la morphologie, de la nutrition, de la
croissance ou de la reproduction. Bien que la paroi
soude littéralement les cellules les unes aux autres,
elle ne les isole pas de façon absolue et n’empêche
pas les échanges ou les possibilités d’interaction
entre elles. Chaque cellule communique en effet
avec ses voisines au moyen d’une multitude de
formation de
racines
formation de
tiges
culture de
microcal
plantule mise
en terre
plante adulte
cal issu d’un
fragment de tige
suspension
cellulaire
microculture
sur lame de verre
formation d’un microcal
à partir d’une seule cellule
Figure 14.3
Démonstration de la totipotence des cellules chez les Végétaux supérieurs
En manipulant de manière appropriée les facteurs de croissance (hormones végétales) inclus dans divers milieux de
culture successifs, on peut régénérer une plante entière à partir de cals obtenus in vitro. Certaines hormones favorisent
la production de tiges feuillées (cytokinines), tandis que d’autres provoquent l’apparition des racines (auxines) ;
(d’après N. Maclean).
