2. O RGANISATION CELLULAIRE
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
longues, différentes structures cellulaires. On peut
citer quelques exemples de tels colorants :
–le violet dahlia et le violet cristal se fixent plus
particulièrement sur le noyau ;
–le vert janus B et le nitro-bleu de tétrazolium,
composés fonctionnant comme indicateurs spécifiques d’oxydoréduction, permettent de colorer
les mitochondries. Le principe d’une telle coloration est exposé dans un encart technique (voir
chapitre 10) ; ces colorations sont sublétales, plutôt que vitales ;
–le rouge neutre permet de colorer efficacement
les vacuoles des Protistes, des Champignons ou
des Végétaux (voir figure 2.5). Ce composé de
masse moléculaire élevée pénètre par endocytose
puis est transféré et accumulé dans les vacuoles ;
son innocuité est liée au fait qu’il est séquestré
dans un compartiment physiologiquement marginal au sein de ces cellules. Cette caractéristique
a permis des études de longue durée sur la différenciation des vacuoles dans les racines.
Plusieurs composés de faible masse moléculaire,
le plus souvent fluorescents, et ayant des propriétés de coloration vitale ont récemment été développés : les mitochondries, les plastes, les
lysosomes, sont désormais aisément visualisés
dans des cellules vivantes grâce à des sondes d’activités métaboliques (voir chapitre 3). On peut
également considérer que des anticorps fluorescents injectés dans des cellules vivantes, qui reconnaissent des structures spécifiques sans perturber
la physiologie cellulaire, font partie de ce groupe
de marqueurs vitaux d’organites.
2.3.2. D ISPOSITIFS PHYSIQUES
Ajoutés au microscope photonique classique,
ces dispositifs permettent d’accentuer les légers
contrastes existant entre les structures non colorées des cellules vivantes ou fixées et d’augmenter
considérablement la qualité des observations.
• Le microscope à contraste de phase est basé
sur le principe suivant : grâce à un système de
canalisation de la lumière au moyen de deux diaphragmes annulaires situés respectivement dans le
système d’éclairage et dans l’objectif, il est possible
de transformer (en schématisant beaucoup) les différences d’indices des milieux traversés par la
lumière en différences d’amplitude lumineuse. Ce
système donne des images en nuances de gris là
où la lumière naturelle ne permet aucune distinction ; il équipe tous les microscopes de recherche
modernes (voir figure 2.6).
• Le microscope interférentiel est basé sur un
principe différent et non présenté ici ; il fait, quant
à lui, apparaître les structures cellulaires en relief.
• Le microscope polarisant, outil privilégié du
minéralogiste, permet de déceler (grâce à la biréfringence) des structures possédant une organisation pseudocristalline dans les échantillons
Figure 2.5
Coloration vitale des vacuoles de cellules de levure
avec une solution de rouge neutre.
Ces cellules ont un diamètre de 5 à 10 µ m.
Figure 2.6
Comparaison des images
obtenues avec un microscope
photonique ordinaire
(à gauche)
et avec un microscope
à contraste de phase (à droite)
Matériel non coloré artificiellement : coupes transversales
de tubule rénal de Mammifère.
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