190 B IOLOGIE CELLULAIRE
thyroglobuline
(colloïde)
noyau
exocytose
endocytose
vésicule
d'endocytose
lysosome
primaire
2
digestion
lysosome
secondaire
libération
T3-T4
lame basale
mitochondrie
réticulum
endoplasmique
rugueux
synthèse
appareil
de Golgi
vésicule de
sécrétion
1
Figure 7.16
Étapes de la formation des hormones thyroïdiennes
La glande thyroïde est constituée de follicules limités par un épithélium unistratifié formé de thyréocytes.
(1) Exocytose de la thyroglobuline (colloïde) dans la lumière de la glande. (2) Endocytose de la colloïde par ces mêmes
cellules, suivie de sa digestion partielle au sein des lysosomes, puis de la libération des hormones thyroïdiennes T 3 et
T 4 dans le milieu extérieur, par diffusion. Les résidus tyrosine de la thyroglobuline sont iodés dans la lumière grâce à
une enzyme appropriée.
raison d’une insuffisance en enzymes digestives,
est compensée par une intense phagocytose de la
part des entérocytes.
D’autres exemples uniques d’hétérophagie sont
décrits chez les Mammifères. Il est connu que les
hépatocytes sont capables de capturer et de dégrader des protéines du plasma sanguin, ou que les
cellules rénales des tubes contournés proximaux
assurent de la même façon la réabsorption des
petites protéines qui filtrent au niveau du glomérule rénal. Dans ce cas, leur endocytose au niveau
de ces cellules est suivie d’une digestion dans les
lysosomes, ce qui permet la récupération, sous
forme d’acides aminés, d’une bonne partie de ces
molécules qui, sans cela, seraient perdues avec
l’urine. C’est également un processus d’hétérophagie qui participe, au sein de la glande thyroïde, à
la fabrication des hormones thyroïdiennes : les
thyroxines T 3 et T 4 . En bref, les cellules qui élaborent ces hormones ( thyréocytes) sécrètent une protéine : la thyroglobuline, qui est accumulée dans
la lumière des follicules thyroïdiens (voir les mécanismes moléculaires de la sécrétion dans le chapitre 9). Sous l’action d’un stimulus hormonal
(TSH hypophysaire), cette dernière est ensuite
intériorisée par ces mêmes cellules, puis dirigée
vers leurs lysosomes, où elle est partiellement
dégradée. Parmi les produits de cette digestion,
figurent les thyronines iodées actives, qui sont
déversées dans le milieu intérieur, au pôle opposé
de la cellule (voir figure 7.16).
• L’autophagie consiste dans la digestion, par
les lysosomes, de matériel interne aux cellules
elles-mêmes. Dans certaines situations, que nous
préciserons plus loin, on observe de gros lysosomes
secondaires qui sont emplis de débris d’organites
identifiables, mais visiblement en cours de digestion ; on parle alors de vacuoles autophagiques,
ou autophagosomes. Des lames de réticulum
endoplasmique lisse séquestrent des territoires
entiers de cytoplasme, en les enveloppant complètement, puis des lysosomes primaires viennent
thyroglobuline
(colloïde)
noyau
exocytose
endocytose
vésicule
d'endocytose
lysosome
primaire
2
digestion
lysosome
secondaire
libération
T3-T4
lame basale
mitochondrie
réticulum
endoplasmique
rugueux
synthèse
appareil
de Golgi
vésicule de
sécrétion
1
Figure 7.16
Étapes de la formation des hormones thyroïdiennes
La glande thyroïde est constituée de follicules limités par un épithélium unistratifié formé de thyréocytes.
(1) Exocytose de la thyroglobuline (colloïde) dans la lumière de la glande. (2) Endocytose de la colloïde par ces mêmes
cellules, suivie de sa digestion partielle au sein des lysosomes, puis de la libération des hormones thyroïdiennes T 3 et
T 4 dans le milieu extérieur, par diffusion. Les résidus tyrosine de la thyroglobuline sont iodés dans la lumière grâce à
une enzyme appropriée.
raison d’une insuffisance en enzymes digestives,
est compensée par une intense phagocytose de la
part des entérocytes.
D’autres exemples uniques d’hétérophagie sont
décrits chez les Mammifères. Il est connu que les
hépatocytes sont capables de capturer et de dégrader des protéines du plasma sanguin, ou que les
cellules rénales des tubes contournés proximaux
assurent de la même façon la réabsorption des
petites protéines qui filtrent au niveau du glomérule rénal. Dans ce cas, leur endocytose au niveau
de ces cellules est suivie d’une digestion dans les
lysosomes, ce qui permet la récupération, sous
forme d’acides aminés, d’une bonne partie de ces
molécules qui, sans cela, seraient perdues avec
l’urine. C’est également un processus d’hétérophagie qui participe, au sein de la glande thyroïde, à
la fabrication des hormones thyroïdiennes : les
thyroxines T 3 et T 4 . En bref, les cellules qui élaborent ces hormones ( thyréocytes) sécrètent une protéine : la thyroglobuline, qui est accumulée dans
la lumière des follicules thyroïdiens (voir les mécanismes moléculaires de la sécrétion dans le chapitre 9). Sous l’action d’un stimulus hormonal
(TSH hypophysaire), cette dernière est ensuite
intériorisée par ces mêmes cellules, puis dirigée
vers leurs lysosomes, où elle est partiellement
dégradée. Parmi les produits de cette digestion,
figurent les thyronines iodées actives, qui sont
déversées dans le milieu intérieur, au pôle opposé
de la cellule (voir figure 7.16).
• L’autophagie consiste dans la digestion, par
les lysosomes, de matériel interne aux cellules
elles-mêmes. Dans certaines situations, que nous
préciserons plus loin, on observe de gros lysosomes
secondaires qui sont emplis de débris d’organites
identifiables, mais visiblement en cours de digestion ; on parle alors de vacuoles autophagiques,
ou autophagosomes. Des lames de réticulum
endoplasmique lisse séquestrent des territoires
entiers de cytoplasme, en les enveloppant complètement, puis des lysosomes primaires viennent
