7. N UTRITION ET CROISSANCE DES CELLULES.U TILISATION DES MÉTABOLITES 189
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extracellulaire par exocytose, ou qui sont stockés à
l’intérieur de la cellule. Un exemple spectaculaire
est celui des corps myéliniques, où s’accumulent
des «tourbillons» de matériel lipidique d’origine
membranaire ; ceci est dû à la faible activité des
lipases lysosomales. On ignore encore à peu près
tout des mécanismes qui permettent aux lysosomes
primaires de fusionner avec les vésicules de phagocytose, et non avec un quelconque système
membranaire dans la cellule, ce qui serait dramatique pour celle-ci.
De même qu’ils nous défendent contre les infections, en ingérant les micro-organismes nuisibles,
les globules blancs phagocytaires débarrassent nos
tissus des cellules vieillissantes ou endommagées :
par exemple, les hématies, dont la durée de vie est
de 120j ours seulement, sont phagocytées lorsque
leur âge limite est atteint, et ce à raison de
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unités par jour ! Les poussières, les suies, les
goudrons, les Virus que nous respirons continuellement sont absorbés par des macrophages qui se
«promènent» au plus profond des alvéoles de nos
poumons. Lorsqu’ils sont par trop engorgés de
déchets indigestes, ils meurent et sont éliminés
avec le mucus qui remonte le long des trachées,
dont les cellules épithéliales sont ciliées. Il faut
signaler ici l’existence de Bactéries qui, après phagocytose, ne peuvent être digérées par les enzymes
lysosomales, car la composition chimique de leur
enveloppe les protège contre les hydrolases. Ces
micro-organismes pathogènes prolifèrent alors au
sein des phagosomes ; c’est le cas des agents de la
tuberculose, de la lèpre, ou de la listériose.
La nutrition cellulaire faisant intervenir la phagocytose et les lysosomes n’est pas réservée aux
seuls Protistes, dont les grosses vacuoles digestives
ont été décrites depuis longtemps (voir figure 7.14
et 7.15). On rappelle que de nombreux Invertébrés,
et même des Vertébrés inférieurs (certains
Poissons), utilisent ce processus au niveau de leur
cavité digestive ou de leur intestin pour assurer
tout ou partie de leur alimentation (voir chapitre 6). Dans le cas de la carpe, par exemple, qui
ne possède pas d’estomac différencié, la digestion
incomplète des aliments au sein de l’intestin, en
Figure 7.14
Vacuole de phagocytose chez un Protiste
Ce phagosome contient plusieurs Bactéries qui ont été
capturées par la cellule. Noter la présence d’une mitochondrie à crêtes tubulaires dans le cytosol (Cliché R.
Charret, Labo BC4, Orsay).
Figure 7.15
Cycle des vacuoles digestives chez une paramécie
Ces organites se forment dans la région basale du cytopharynx et éclatent, sous forme de corps résiduels, au
niveau du cytoprocte (défécation cellulaire). Les produits de la digestion, qui a lieu tout au long du trajet
grâce aux enzymes lysosomales déversées dans la
lumière des vacuoles, passent dans le hyaloplasme et
constituent les nutriments de la cellule.
vacuole contractile
vacuole contractile
cils locomoteurs
macro et
micronucléus
bouche
cytopharynx
région anale où s’ouvre
le cytoprocte
vacuoles digestives
canaux radiaires
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