inclusions cytoplasmiques : la cyanophycine, est
présente chez les Cyanobactéries.
• Chez les Eucaryotes, les composés de réserve
accumulés dans le hyaloplasme sont essentiellement constitués par le glycogène et les lipides.
Le glycogène est un homopolyoside insoluble
dans l’eau, non réducteur et fortement ramifié
(masse moléculaire > 10
8
Da) ; il est formé de
molécules de glucose associées par des liens α
1 → 4, formant des chaînes de 11 à 18 unités qui
portent des branchements latéraux formés de la
même façon, unis par des liaisons α 1 → 6. En raison de sa ressemblance structurale avec l’amylopectine, qui est un élément de l’amidon, on
l’appelle parfois «amidon animal», bien qu’on le
trouve chez de nombreux autres êtres vivants. Ce
composé est colorable en rouge brun par l’eau
iodo-iodurée ; en microscopie ultrastructurale, il se
présente sous la forme de petites rosettes très
opaques aux électrons (voir figure 7.7). Chez les
Vertébrés, il est fortement accumulé dans les hépatocytes (fonction glycogénique du foie, découverte
par Claude B ERNARD, en 1855) et, à un moindre
degré, dans les cellules musculaires ou rénales. Il
existe aussi en abondance chez les Invertébrés, les
Champignons et certaines Rhodophycées (Algues
rouges) d’eau douce. D’autres polysaccharides
spécifiques peuvent être rencontrés, tels que
l’amidon dit floridéen , chez les Algues rouges ;
celui-ci a une structure chimique différente de
l’amidon ordinaire et n’est pas synthétisé dans des
chloroplastes, mais est présent directement dans le
hyaloplasme. De même, le paramylon est un composé glucidique formant de grosses inclusions
dans les cellules des Euglénophytes.
L’identification chimique des polysaccharides
au sein des structures cellulaires est réalisée au
moyen d’un test cytochimique spécifique (dit APS),
décrit dans l’encart suivant.
Les lipides de réserve sont des triglycérides,
c’est-à-dire des esters d’acides gras et de glycérol.
La nature des acides gras, dont la longueur des
chaînes hydrocarbonées et le degré de saturation
Figure 7.7
Granules de glycogène dans les tissus animaux
Exemples de cellules observées en microscopie électronique : (1) cellule hépatique ; (2) cellule musculaire
striée ; (3) aspect des rosettes de glycogène après purification et coloration négative.
Taille des particules : 30-200 nm de diamètre. (Clichés J.
André, Labo BC4, Orsay).
178 B IOLOGIE CELLULAIRE
Figure 7.6
Bactéries pourpres photosynthétiques
Remarquer la présence de granules de soufre dans le
cytoplasme (genre Thiospirillum). (Cliché Labo BG, Orsay).
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présente chez les Cyanobactéries.
• Chez les Eucaryotes, les composés de réserve
accumulés dans le hyaloplasme sont essentiellement constitués par le glycogène et les lipides.
Le glycogène est un homopolyoside insoluble
dans l’eau, non réducteur et fortement ramifié
(masse moléculaire > 10
8
Da) ; il est formé de
molécules de glucose associées par des liens α
1 → 4, formant des chaînes de 11 à 18 unités qui
portent des branchements latéraux formés de la
même façon, unis par des liaisons α 1 → 6. En raison de sa ressemblance structurale avec l’amylopectine, qui est un élément de l’amidon, on
l’appelle parfois «amidon animal», bien qu’on le
trouve chez de nombreux autres êtres vivants. Ce
composé est colorable en rouge brun par l’eau
iodo-iodurée ; en microscopie ultrastructurale, il se
présente sous la forme de petites rosettes très
opaques aux électrons (voir figure 7.7). Chez les
Vertébrés, il est fortement accumulé dans les hépatocytes (fonction glycogénique du foie, découverte
par Claude B ERNARD, en 1855) et, à un moindre
degré, dans les cellules musculaires ou rénales. Il
existe aussi en abondance chez les Invertébrés, les
Champignons et certaines Rhodophycées (Algues
rouges) d’eau douce. D’autres polysaccharides
spécifiques peuvent être rencontrés, tels que
l’amidon dit floridéen , chez les Algues rouges ;
celui-ci a une structure chimique différente de
l’amidon ordinaire et n’est pas synthétisé dans des
chloroplastes, mais est présent directement dans le
hyaloplasme. De même, le paramylon est un composé glucidique formant de grosses inclusions
dans les cellules des Euglénophytes.
L’identification chimique des polysaccharides
au sein des structures cellulaires est réalisée au
moyen d’un test cytochimique spécifique (dit APS),
décrit dans l’encart suivant.
Les lipides de réserve sont des triglycérides,
c’est-à-dire des esters d’acides gras et de glycérol.
La nature des acides gras, dont la longueur des
chaînes hydrocarbonées et le degré de saturation
Figure 7.7
Granules de glycogène dans les tissus animaux
Exemples de cellules observées en microscopie électronique : (1) cellule hépatique ; (2) cellule musculaire
striée ; (3) aspect des rosettes de glycogène après purification et coloration négative.
Taille des particules : 30-200 nm de diamètre. (Clichés J.
André, Labo BC4, Orsay).
178 B IOLOGIE CELLULAIRE
Figure 7.6
Bactéries pourpres photosynthétiques
Remarquer la présence de granules de soufre dans le
cytoplasme (genre Thiospirillum). (Cliché Labo BG, Orsay).
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