La carte topographique
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© Dunod - La photocopie non autorisée est un délit.
Les points cotés sont des points remarquables, faciles à
trouver dans la nature, dont l’altitude est donnée sur la carte
(fig. 1.1). Ce sont souvent des sommets, des croisements de
routes, des ponts, etc.
Sur les cartes topographiques, l’impression de relief est
accentuée par un ombrage ; il correspond par convention
à un éclairement oblique venant du nord-ouest, incidence
habituelle d’une lampe de bureau, mais que paradoxalement
le soleil ne présente jamais sous nos latitudes.
c) La simpl ification du fond topographique
pour la carte géologique
Sur les cartes géologiques, chaque formation géologique
est représentée par une couleur. Pour ne pas altérer ces
couleurs, le fond topographique est simplifié : le vert de
la végétation et l’ombrage des reliefs sont supprimés, mais
l’hydrographie reste néanmoins figurée en bleu.
Les routes sont en couleur bistre, comme les courbes de
niveau. Les agglomérations, les bâtiments et la toponymie sont
en brun foncé. Les symboles d’édifices et d’autres points particuliers sont enlevés, mais les points cotés utiles sont conservés.
1.2 L’écheLLe d’une carte
a) Échelle numérique
L’échelle e d’une carte est le rapport entre une distance d sur
la carte et la distance correspondante réelle D sur le terrain :
e = d/D
Par exemple, si deux points distants de 1 cm sur la
carte sont espacés de 500 mètres (50 000 cm) sur le terrain, e = 1/50 000. La carte est à l’échelle du cinquante
millième. C’est l’échelle des cartes géologiques détaillées
de la France publiées par le BRGM (Bureau de Recherches
Géologiques et Minières).
Des échelles de cartes d’usage courant sont par exemple :
– 1/25 000, 1 cm pour 250 mètres, pour les cartes topographiques détaillées (série bleue, Top 25) de l’IGN ;
– 1/100 000, 1 cm pour 1 km, pour les cartes de la série
verte de l’IGN ;
– 1/200 000, 1 cm pour 2 km, pour les cartes routières
Michelin ;
– 1/1 000 000, 1 cm pour 10 km, pour la carte géologique
en une feuille de la France du BRGM.
L’échelle ainsi donnée sous forme d’un rapport de
nombres est dite échelle numérique.
Contrairement à ce que laisse penser l’expression « travailler à grande échelle », une carte locale, au 1/25 000, est
à une échelle plus grande qu’une carte au millionième, bien
que celle-ci couvre une plus vaste surface.
Le fond topographique des cartes géologiques détaillées
de la France est à l’échelle du 1/50 000. Les cartes topographiques de l’IGN à cette échelle ne sont plus diffusées
dans le commerce. Elles sont remplacées par les cartes au
1/25 000 (série bleue, ou Top 25) ; pour des régions plus
vastes existent les cartes au 1/100 000 et au 1/250 000.
b) Échelle graphique
L’échelle d’une carte, d’une coupe, d’une figure, d’un
dessin ou autre document peut aussi être donnée sous
forme graphique : on trace un segment gradué, subdivisé
en kilomètres, en hectomètres, ou moins encore pour une
figure d’affleurement sur le terrain. Cette échelle graphique
est recommandée pour les coupes géologiques, car elle visualise
immédiatement les dimensions.
En outre, la photocopie, la rétroprojection, la vidéo, la
photographie et d’autres techniques permettent d’agrandir ou
réduire la taille des documents. L’échelle graphique reste alors
exacte, car sa taille est modifiée comme celle du document.
c) Orientation et localisation
Les bords latéraux de la carte sont parallèles aux méridiens
terrestres et indiquent le nord géographique. Le nord
magnétique, donné par une boussole, n’en diffère pas de
plus de quelques degrés en France.
Sur les bords de la carte figurent les amorces des méridiens (longitude) et des parallèles (latitude) terrestres ; ils
sont utiles pour donner la localisation précise d’un point
géologique important.
Nous verrons que l’orientation d’une coupe géologique
doit être donnée par des lettres placées au-dessus de ses deux
extrémités ; cette rose des vents (fig. 1.2) rappelle les lettres
des orientations usuelles.
1.3 La représentation du reLief
a) Représentation en hachures
Figurer le relief était déjà une préoccupation sur les plus
anciennes cartes et mappemondes. Même une esquisse simpliste et inexacte des chaînes de montagnes valait mieux
qu’une fausse idée de platitude des pays. Sur la première
carte topographique détaillée de la France, la carte d’étatmajor au 1/80 000, puis sur des cartes au 1/50 000 (fig. 1.3),
le relief était représenté par des bandes de petits traits,
ou hachures, d’altitude constante. Les hachures étaient
d’autant plus courtes et serrées que les pentes sont fortes.
Mais cette multitude de traits gravés chargeait beaucoup les
cartes et n’était pas de lecture précise. Les hachures furent
remplacées par des courbes de niveau, fond plus précis et
moins chargé, bien que moins directement expressif.
b) La représentation du relief en courbes de niveau
Sur les cartes topographiques et sur les cartes géologiques au
1/50 000, le relief est figuré par des courbes de niveau. Une
courbe de niveau représente l’intersection du relief par un plan
horizontal (fig. 1.1). Tous les points d’une courbe de niveau
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© Dunod - La photocopie non autorisée est un délit.
Les points cotés sont des points remarquables, faciles à
trouver dans la nature, dont l’altitude est donnée sur la carte
(fig. 1.1). Ce sont souvent des sommets, des croisements de
routes, des ponts, etc.
Sur les cartes topographiques, l’impression de relief est
accentuée par un ombrage ; il correspond par convention
à un éclairement oblique venant du nord-ouest, incidence
habituelle d’une lampe de bureau, mais que paradoxalement
le soleil ne présente jamais sous nos latitudes.
c) La simpl ification du fond topographique
pour la carte géologique
Sur les cartes géologiques, chaque formation géologique
est représentée par une couleur. Pour ne pas altérer ces
couleurs, le fond topographique est simplifié : le vert de
la végétation et l’ombrage des reliefs sont supprimés, mais
l’hydrographie reste néanmoins figurée en bleu.
Les routes sont en couleur bistre, comme les courbes de
niveau. Les agglomérations, les bâtiments et la toponymie sont
en brun foncé. Les symboles d’édifices et d’autres points particuliers sont enlevés, mais les points cotés utiles sont conservés.
1.2 L’écheLLe d’une carte
a) Échelle numérique
L’échelle e d’une carte est le rapport entre une distance d sur
la carte et la distance correspondante réelle D sur le terrain :
e = d/D
Par exemple, si deux points distants de 1 cm sur la
carte sont espacés de 500 mètres (50 000 cm) sur le terrain, e = 1/50 000. La carte est à l’échelle du cinquante
millième. C’est l’échelle des cartes géologiques détaillées
de la France publiées par le BRGM (Bureau de Recherches
Géologiques et Minières).
Des échelles de cartes d’usage courant sont par exemple :
– 1/25 000, 1 cm pour 250 mètres, pour les cartes topographiques détaillées (série bleue, Top 25) de l’IGN ;
– 1/100 000, 1 cm pour 1 km, pour les cartes de la série
verte de l’IGN ;
– 1/200 000, 1 cm pour 2 km, pour les cartes routières
Michelin ;
– 1/1 000 000, 1 cm pour 10 km, pour la carte géologique
en une feuille de la France du BRGM.
L’échelle ainsi donnée sous forme d’un rapport de
nombres est dite échelle numérique.
Contrairement à ce que laisse penser l’expression « travailler à grande échelle », une carte locale, au 1/25 000, est
à une échelle plus grande qu’une carte au millionième, bien
que celle-ci couvre une plus vaste surface.
Le fond topographique des cartes géologiques détaillées
de la France est à l’échelle du 1/50 000. Les cartes topographiques de l’IGN à cette échelle ne sont plus diffusées
dans le commerce. Elles sont remplacées par les cartes au
1/25 000 (série bleue, ou Top 25) ; pour des régions plus
vastes existent les cartes au 1/100 000 et au 1/250 000.
b) Échelle graphique
L’échelle d’une carte, d’une coupe, d’une figure, d’un
dessin ou autre document peut aussi être donnée sous
forme graphique : on trace un segment gradué, subdivisé
en kilomètres, en hectomètres, ou moins encore pour une
figure d’affleurement sur le terrain. Cette échelle graphique
est recommandée pour les coupes géologiques, car elle visualise
immédiatement les dimensions.
En outre, la photocopie, la rétroprojection, la vidéo, la
photographie et d’autres techniques permettent d’agrandir ou
réduire la taille des documents. L’échelle graphique reste alors
exacte, car sa taille est modifiée comme celle du document.
c) Orientation et localisation
Les bords latéraux de la carte sont parallèles aux méridiens
terrestres et indiquent le nord géographique. Le nord
magnétique, donné par une boussole, n’en diffère pas de
plus de quelques degrés en France.
Sur les bords de la carte figurent les amorces des méridiens (longitude) et des parallèles (latitude) terrestres ; ils
sont utiles pour donner la localisation précise d’un point
géologique important.
Nous verrons que l’orientation d’une coupe géologique
doit être donnée par des lettres placées au-dessus de ses deux
extrémités ; cette rose des vents (fig. 1.2) rappelle les lettres
des orientations usuelles.
1.3 La représentation du reLief
a) Représentation en hachures
Figurer le relief était déjà une préoccupation sur les plus
anciennes cartes et mappemondes. Même une esquisse simpliste et inexacte des chaînes de montagnes valait mieux
qu’une fausse idée de platitude des pays. Sur la première
carte topographique détaillée de la France, la carte d’étatmajor au 1/80 000, puis sur des cartes au 1/50 000 (fig. 1.3),
le relief était représenté par des bandes de petits traits,
ou hachures, d’altitude constante. Les hachures étaient
d’autant plus courtes et serrées que les pentes sont fortes.
Mais cette multitude de traits gravés chargeait beaucoup les
cartes et n’était pas de lecture précise. Les hachures furent
remplacées par des courbes de niveau, fond plus précis et
moins chargé, bien que moins directement expressif.
b) La représentation du relief en courbes de niveau
Sur les cartes topographiques et sur les cartes géologiques au
1/50 000, le relief est figuré par des courbes de niveau. Une
courbe de niveau représente l’intersection du relief par un plan
horizontal (fig. 1.1). Tous les points d’une courbe de niveau
