Ces exercices comportent :
– un fond topographique en courbes de niveaux ;
– des données géologiques ponctuelles identiques à
celles rencontrées sur le terrain (traces d’affleurements,
limites de couches, failles…), des données de subsurface
comme par exemple celles fournies par des forages (nature,
âge, épaisseur des couches traversées…) ;
– des données plus générales telles que des coupes géologiques ou des profils géophysiques (sismiques).
La réalisation
Toutes les surfaces géologiques (limites de couches,
failles…) sont assimilées à des plans ou à des portions de
plans. Ceux­ci sont caractérisés par leur attitude (direction
et pendage). Sur les principes géométriques élémentaires
précédemment décrits, nous avons vu que tout plan pouvait être représenté par un réseau d’horizontales (Rh) dont
les altitudes (cotes) sont choisies identiques à celles des
courbes de niveaux de la surface topographique ; autrement dit l’équidistance et les cotes des horizontales sont
les même que celle des courbes de niveaux (fig. 3.4­a, 3.5).
Projetées sur le fond cartographique les horizontales du
plan analysé forment un réseau (Rh’) de droites parallèles
et équidistantes – appelé réseau d’horizontales – dont
l’orientation, par rapport au Nord, indique la direction (δ)
du plan, tandis que leur écartement (e), indique la valeur
du pendage (α) ; le sens du pendage est directement déduit
de la variation des cotes des horizontales (fig. 3.13).
– La première étape de la réalisation de ces exercices est
la recherche et la construction du réseau d’horizontales
(Rh’) de la surface S étudiée. Plusieurs types de données
permettent de faire cette construction ; ce sont généralement des traces d’affleurements de faible extension, des
résultats de forages ou de galeries de mines.
– La deuxième étape consiste à reconstituer la trace
des diverses surfaces géologiques à l’aide de leurs réseaux
d’horizontales.
Cas de la trace (t) d’une surface S, sur laquelle,
parmi 3 points d’altitude connue, 2 ont la même
altitude (fig. 3.14)
Par les deux points de même altitude (points a et b,
fig. 3.14­b), on trace la droite ab ; cette droite est une horizontale du réseau d’horizontales (Rh’). Sur la figure c’est
l’horizontale d’altitude 300 m ou h300.
On cherche ensuite, toujours sur la trace t, un troisième
point (c) d’altitude différente, situé à l’intersection avec
une courbe de niveau différente de la précédente (point c,
fig. 3.14­c). Par c on trace une droite parallèle à ab : c’est
une deuxième horizontale du réseau Rh’ (ici l’horizontale
h250). Le réseau d’horizontale qui caractérise le plan S, dont
on ne connaît qu’une petite portion de sa trace, est alors
complètement déterminé en direction (orientation des horizontales) et en écartement e (distance entre les horizontales)
2 0 0
2 5 0
3 0 0
2 0 0
2 5 0
3 0 0
2 0 0
2 5 0
3 0 0
2 0 0
2 5 0
3 0 0
δ
a
b
c
d
A A
B
t
a
b
h 3 0 0
h 3 0 0
t
t
h 2 5 0
e
h 3 0 0
h 2 5 0
h 3 5 0
h 2 0 0
h 1 5 0
a
b
A
B
h 1 0 0
a
b
N
N N
N
N N N N
N
N
c
c
t
Figure 3.14 Construction de la trace d’un plan à partir de 
3 points, dont 2 ont la même altitude.
(fig. 3.14­d) ; on peut le dessiner sur l’ensemble de la carte où
l’on suppose que ces caractéristiques sont inchangées.
La trace (t) du plan S avec la surface topographique peut
alors être étendue à l’ensemble de la carte, en repérant systématiquement toutes les intersections d’horizontales et de courbes
de niveaux de même altitude (fig. 3.14­d). La trace complète
du plan est obtenue en joignant ces divers points d’intersection,
sachant qu’entre deux horizontales successives (par exemple
entre les horizontales h200 et h250) la trace t ne peut se trouver
qu’entre les courbes de niveaux correspondantes (200 et 250).
Cas où la trace t du plan S ne possède pas de points
de même altitude (fig. 3.15)
Le réseau d’horizontales (Rh’) est déterminé de la manière
suivante :
– on construit le triangle abc passant par les points
intersections a, b et c de la trace t et des courbes de niveaux
100, 200 et 300. A et B symbolisent les terrains séparés par
la trace t ;
– du point d’altitude intermédiaire (ici b : 200 m)
on trace la médiane bm (fig. 3.15­a) : elle correspond à
l’horizontale h200 du réseau d’horizontales. Parallèlement
à celle­ci on trace les horizontales h300 passant par a et
h100 passant par c (fig. 3.15­b). Puis le réseau est dessiné
sur l’ensemble de la carte ;
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