elationti entre topographie et géologie
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© Dunod - La photocopie non autorisée est un délit.
A
B
E
Eq
D1
D2
N
20 0
1 0 0
Eq
200m
100m
t
D
δ
α
α
C
Figure 3.8 Détermination précise de la valeur
du pendage du plan.
– perpendiculairement aux droites D1 et D2, on trace
ensuite le segment E (qui est l’écartement des horizontales)
et on termine le triangle en traçant son hypoténuse (fig. 3.8).
L’angle α, opposé au segment Eq, est le pendage du plan dont
on connaît la trace (t). Cet angle est mesuré directement sur
la construction ou déduit de sa tangente.
b) Pendage réel et pendage apparent
La mesure du pendage d’un plan peut être faite dans
diverses sections de celuici. Seul le pendage α mesuré
dans un plan vertical, orthogonal à la direction (D) du
plan (V1, fig. 3.9), correspond au pendage réel ou pendage
V2
V1
D
H
S
P ’
P
α’
α
pendage
apparent
pendage
réel
Figure 3.9 Distinction entre pendage réel
et pendage apparent d’un plan.
vrai. Tous les autres pendages tels que α’, mesurés selon
des sections d’orientation différente (V2, par exemple),
sont des pendages dits apparents (fig. 3.9).
3.5 du pLan aux coucheS
a) Notion de surfaces d’affleurement
Les formations géologiques qui sont représentées par des
surfaces d’affleurement sur les cartes géologiques sont, en
réalité, des volumes dont les coupes, faites selon un plan
vertical, donnent un aspect de leur organisation.
S’agissant des formations sédimentaires, il existe des
relations géométriques étroites et directes entre l’épaisseur
des couches (mesurée sur le terrain), leur pendage et la
forme de la surface topographique où elles affleurent. La
surface d’affleurement d’une couche correspond à l’intersection de celleci avec la surface topographique.
La carte étant la projection sur un plan horizontal de
la surface topographique qui est généralement une surface
gauche, plus ou moins inclinée, il n’y a pas de correspondance exacte entre la surface réelle des objets couchés sur
la surface du sol et leur surface sur la carte. On doit donc
distinguer les surfaces apparentes représentées sur les cartes,
des surfaces réelles mesurées par exemple par le géomètre,
sur le terrain. Ainsi la surface apparente (de la carte) est
donc le plus souvent plus petite, éventuellement égale à la
surface réelle (du terrain), mais jamais plus grande.
En coupe on remarque, pour la même raison, que la
largeur d’affleurement réelle (lo) ou apparente (lc) d’une
couche donnée, d’épaisseur ep, est fonction du pendage (α)
de la couche et de la valeur (α’) de la pente topographique
(fig. 3.10a). On note ainsi que :
– lorsque le pendage (α) d’une couche d’épaisseur (ep),
est constant, sa largeur d’affleurement apparente (lc) est
d’autant plus petite que la pente topographique (α’) est
forte (fig. 3.10b) ;
– pour une surface topographique de pente donnée (α’)
fixe, une couche d’épaisseur fixe (ep) sera représentée par
des largeurs d’affleurements réelles et apparentes différentes
(fig. 3.10c) ; la largeur d’affleurement apparente (lc) sera
égale à l’épaisseur de la couche lorsque le pendage est vertical ;
– enfin, une couche d’épaisseur (ep) peut avoir la même
largeur d’affleurement réelle (lo) et apparente (lc) tout en
ayant un pendage très différent : position 1 et pendage α1
et position 2 avec le pendage α2 (fig. 3.10d).
En corollaire :
– si on connaît le pendage (α) d’une couche on peut
déduire son épaisseur (ep), à la condition que le pendage
soit constant sur toute la largeur d’affleurement considéré
(fig. 3.11a). La construction de la couche en coupe se fait
en traçant, à la limite supérieure (s) et inférieure (i) de la
trace d’affleurement (lo), les droites Ds et Di de pendage α ;
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A
B
E
Eq
D1
D2
N
20 0
1 0 0
Eq
200m
100m
t
D
δ
α
α
C
Figure 3.8 Détermination précise de la valeur
du pendage du plan.
– perpendiculairement aux droites D1 et D2, on trace
ensuite le segment E (qui est l’écartement des horizontales)
et on termine le triangle en traçant son hypoténuse (fig. 3.8).
L’angle α, opposé au segment Eq, est le pendage du plan dont
on connaît la trace (t). Cet angle est mesuré directement sur
la construction ou déduit de sa tangente.
b) Pendage réel et pendage apparent
La mesure du pendage d’un plan peut être faite dans
diverses sections de celuici. Seul le pendage α mesuré
dans un plan vertical, orthogonal à la direction (D) du
plan (V1, fig. 3.9), correspond au pendage réel ou pendage
V2
V1
D
H
S
P ’
P
α’
α
pendage
apparent
pendage
réel
Figure 3.9 Distinction entre pendage réel
et pendage apparent d’un plan.
vrai. Tous les autres pendages tels que α’, mesurés selon
des sections d’orientation différente (V2, par exemple),
sont des pendages dits apparents (fig. 3.9).
3.5 du pLan aux coucheS
a) Notion de surfaces d’affleurement
Les formations géologiques qui sont représentées par des
surfaces d’affleurement sur les cartes géologiques sont, en
réalité, des volumes dont les coupes, faites selon un plan
vertical, donnent un aspect de leur organisation.
S’agissant des formations sédimentaires, il existe des
relations géométriques étroites et directes entre l’épaisseur
des couches (mesurée sur le terrain), leur pendage et la
forme de la surface topographique où elles affleurent. La
surface d’affleurement d’une couche correspond à l’intersection de celleci avec la surface topographique.
La carte étant la projection sur un plan horizontal de
la surface topographique qui est généralement une surface
gauche, plus ou moins inclinée, il n’y a pas de correspondance exacte entre la surface réelle des objets couchés sur
la surface du sol et leur surface sur la carte. On doit donc
distinguer les surfaces apparentes représentées sur les cartes,
des surfaces réelles mesurées par exemple par le géomètre,
sur le terrain. Ainsi la surface apparente (de la carte) est
donc le plus souvent plus petite, éventuellement égale à la
surface réelle (du terrain), mais jamais plus grande.
En coupe on remarque, pour la même raison, que la
largeur d’affleurement réelle (lo) ou apparente (lc) d’une
couche donnée, d’épaisseur ep, est fonction du pendage (α)
de la couche et de la valeur (α’) de la pente topographique
(fig. 3.10a). On note ainsi que :
– lorsque le pendage (α) d’une couche d’épaisseur (ep),
est constant, sa largeur d’affleurement apparente (lc) est
d’autant plus petite que la pente topographique (α’) est
forte (fig. 3.10b) ;
– pour une surface topographique de pente donnée (α’)
fixe, une couche d’épaisseur fixe (ep) sera représentée par
des largeurs d’affleurements réelles et apparentes différentes
(fig. 3.10c) ; la largeur d’affleurement apparente (lc) sera
égale à l’épaisseur de la couche lorsque le pendage est vertical ;
– enfin, une couche d’épaisseur (ep) peut avoir la même
largeur d’affleurement réelle (lo) et apparente (lc) tout en
ayant un pendage très différent : position 1 et pendage α1
et position 2 avec le pendage α2 (fig. 3.10d).
En corollaire :
– si on connaît le pendage (α) d’une couche on peut
déduire son épaisseur (ep), à la condition que le pendage
soit constant sur toute la largeur d’affleurement considéré
(fig. 3.11a). La construction de la couche en coupe se fait
en traçant, à la limite supérieure (s) et inférieure (i) de la
trace d’affleurement (lo), les droites Ds et Di de pendage α ;
