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elationti entre topographie et géologie
Cette notion de V dans les vallées permet de faire une
estimation rapide du sens et de la valeur du pendage des
limites de couches et des plans de failles figurées sur toutes
les cartes géologiques. Cette notion est bien sûr applicable
à des topographies de crêtes à la place de vallées mais le
raisonnement est simplement inversé en raison de la forme
en Λ de la trace géologique. L’application de cette notion
est d’autant plus fiable que la direction du plan étudié est
perpendiculaire à l’axe de la vallée ou de la crête prise en
considération, mais elle est inutilisable lorsque celleci est
parallèle à cet axe car une même géométrie des traces peut
correspondre à des plans de pendages différents (6,7 et 8,
fig. 3.6).
3.4 notion deS « 3 pointS »
Afin de généraliser les propriétés géométriques précédentes
on peut utiliser la construction suivante.
Sur la trace (t) du plan dont on veut déterminer le pendage, on repère 3 points A, B et C, dont 2 au moins sont
d’altitudes différentes (l’altitude étant déterminée grâce aux
courbes de niveaux). À partir des relations géographiques et
altimétriques qui lient ces points il est aisé de « visualiser »
le plan auquel ces trois points appartiennent. Pour faciliter
cette visualisation, on peut tracer le triangle qui les joint
(fig. 3.7a).
On peut également choisir sur les trois points de la trace
t, deux ayant même altitude (A et B, fig. 3.7b). La droite
joignant ces deux points est une horizontale du plan étudié.
Son orientation par rapport au Nord (angle δ) indique la
direction D du plan. La position du 3
e
point, par sa position
géographique et sa cote visàvis des deux autres points,
indique le sens du pendage du plan. Dans l’exemple donné
le point C, d’altitude inférieure (cote 100 m) par rapport à
A et B, est situé au SW de l’horizontale AB ; le plan dont
on voit la trace aux points A, B et C a donc un pendage vers
le SW. Le symbole de pendage en forme de T précise cette
orientation.
a) Déte rmination précise du pendage
La valeur précise du pendage d’un plan (limite de couche
ou faille) peut être obtenue à l’aide de la construction suivante :
– on choisit sur la trace (t) du plan étudiée des points (A
et C) de même altitude (ici 200 m), par lesquels on trace la
droite D1 (fig. 3.8). Cette droite D1 est une horizontale du
plan dont elle nous indique sa direction (D). Toujours sur
la trace du plan, on repère un troisième point (C), d’altitude
différente (ici 100 m), par lequel on trace une droite D2
parallèle à la droite D1. Cette droite D2 est une deuxième
horizontale du plan ; son altitude est connue grâce à l’altitude de la courbe de niveau qu’elle intersecte (point B). À
partir de ces deux droites on construit un triangle rectangle
dont la base Eq est égale à la différence d’altitude qui sépare
ces 2 droites (la longueur du segment Eq est à l’échelle de
la carte) ;
A
B
C
N
3 0 0
2 5 0
20 0
1 5 0
1 0 0
5
0
(100)
(200)
(250)
A
B
C
N
3 0 0
2 5 0
20 0
1 5 0
1 0 0
5
0
(100)
(200)
(200)
δ
t
t
D
a
b
Figure 3.7 Détermination de l’orientation d’un plan de trace t par la construction des « 3 points » :
a) visualisation du plan (triangle grisé) ;
b) construction du symbole de pendage du plan.
elationti entre topographie et géologie
Cette notion de V dans les vallées permet de faire une
estimation rapide du sens et de la valeur du pendage des
limites de couches et des plans de failles figurées sur toutes
les cartes géologiques. Cette notion est bien sûr applicable
à des topographies de crêtes à la place de vallées mais le
raisonnement est simplement inversé en raison de la forme
en Λ de la trace géologique. L’application de cette notion
est d’autant plus fiable que la direction du plan étudié est
perpendiculaire à l’axe de la vallée ou de la crête prise en
considération, mais elle est inutilisable lorsque celleci est
parallèle à cet axe car une même géométrie des traces peut
correspondre à des plans de pendages différents (6,7 et 8,
fig. 3.6).
3.4 notion deS « 3 pointS »
Afin de généraliser les propriétés géométriques précédentes
on peut utiliser la construction suivante.
Sur la trace (t) du plan dont on veut déterminer le pendage, on repère 3 points A, B et C, dont 2 au moins sont
d’altitudes différentes (l’altitude étant déterminée grâce aux
courbes de niveaux). À partir des relations géographiques et
altimétriques qui lient ces points il est aisé de « visualiser »
le plan auquel ces trois points appartiennent. Pour faciliter
cette visualisation, on peut tracer le triangle qui les joint
(fig. 3.7a).
On peut également choisir sur les trois points de la trace
t, deux ayant même altitude (A et B, fig. 3.7b). La droite
joignant ces deux points est une horizontale du plan étudié.
Son orientation par rapport au Nord (angle δ) indique la
direction D du plan. La position du 3
e
point, par sa position
géographique et sa cote visàvis des deux autres points,
indique le sens du pendage du plan. Dans l’exemple donné
le point C, d’altitude inférieure (cote 100 m) par rapport à
A et B, est situé au SW de l’horizontale AB ; le plan dont
on voit la trace aux points A, B et C a donc un pendage vers
le SW. Le symbole de pendage en forme de T précise cette
orientation.
a) Déte rmination précise du pendage
La valeur précise du pendage d’un plan (limite de couche
ou faille) peut être obtenue à l’aide de la construction suivante :
– on choisit sur la trace (t) du plan étudiée des points (A
et C) de même altitude (ici 200 m), par lesquels on trace la
droite D1 (fig. 3.8). Cette droite D1 est une horizontale du
plan dont elle nous indique sa direction (D). Toujours sur
la trace du plan, on repère un troisième point (C), d’altitude
différente (ici 100 m), par lequel on trace une droite D2
parallèle à la droite D1. Cette droite D2 est une deuxième
horizontale du plan ; son altitude est connue grâce à l’altitude de la courbe de niveau qu’elle intersecte (point B). À
partir de ces deux droites on construit un triangle rectangle
dont la base Eq est égale à la différence d’altitude qui sépare
ces 2 droites (la longueur du segment Eq est à l’échelle de
la carte) ;
A
B
C
N
3 0 0
2 5 0
20 0
1 5 0
1 0 0
5
0
(100)
(200)
(250)
A
B
C
N
3 0 0
2 5 0
20 0
1 5 0
1 0 0
5
0
(100)
(200)
(200)
δ
t
t
D
a
b
Figure 3.7 Détermination de l’orientation d’un plan de trace t par la construction des « 3 points » :
a) visualisation du plan (triangle grisé) ;
b) construction du symbole de pendage du plan.
