Les oiseaux, éléments essentiels des biocénoses océaniennes, ont été
les premiers à pâtir, situation particulièrement grave vu le nombre élevé
d’endémiques dans cette partie du globe. Parmi les oiseaux éteints figure le
« Troglodyte » de l’île Stephen Xenicus lyalli, îlot situé dans le détroit de
Cook. Cet oiseau bien différencié, quoique apparenté à une espèce propre à
la Nouvelle-Zélande, encore survivante de nos jours, était strictement
endémique dans cette île, où ses populations devaient être très faibles
compte tenu des dimensions réduites de l’habitat. Il n’y a de ce fait rien
d’étonnant à ce que le Chat du gardien du phare installé dans l’île ait réussi
à exterminer ce Passereau semi-nocturne en une seule année (1894). Les
quelques spécimens connus et conservés dans les musées proviennent
d’ailleurs tous des « collectes » de ce Félin. Cet exemple particulièrement
frappant montre une fois de plus combien l’introduction de prédateurs
exogènes est préjudiciable à l’équilibre de faunes différenciées à l’abri de
tels facteurs. Un petit Passereau, Petroica traversi, propre à l’île Chatham,
située à 800 km de la Nouvelle-Zélande, pourrait bien subir le même sort, et
pour les mêmes raisons. Il n’en reste que 14 individus confinés dans 4 ha de
brousse.
Fig. 16. Kakapo ou Strigops Strigops habroptilus, Perroquet terrestre
propre à la Nouvelle-Zélande. Autrefois largement répandu, il est
maintenant confiné aux forêts de l’île du Sud. La déforestation et
l’introduction de mammifères sont responsables de la raréfaction de cet
les premiers à pâtir, situation particulièrement grave vu le nombre élevé
d’endémiques dans cette partie du globe. Parmi les oiseaux éteints figure le
« Troglodyte » de l’île Stephen Xenicus lyalli, îlot situé dans le détroit de
Cook. Cet oiseau bien différencié, quoique apparenté à une espèce propre à
la Nouvelle-Zélande, encore survivante de nos jours, était strictement
endémique dans cette île, où ses populations devaient être très faibles
compte tenu des dimensions réduites de l’habitat. Il n’y a de ce fait rien
d’étonnant à ce que le Chat du gardien du phare installé dans l’île ait réussi
à exterminer ce Passereau semi-nocturne en une seule année (1894). Les
quelques spécimens connus et conservés dans les musées proviennent
d’ailleurs tous des « collectes » de ce Félin. Cet exemple particulièrement
frappant montre une fois de plus combien l’introduction de prédateurs
exogènes est préjudiciable à l’équilibre de faunes différenciées à l’abri de
tels facteurs. Un petit Passereau, Petroica traversi, propre à l’île Chatham,
située à 800 km de la Nouvelle-Zélande, pourrait bien subir le même sort, et
pour les mêmes raisons. Il n’en reste que 14 individus confinés dans 4 ha de
brousse.
Fig. 16. Kakapo ou Strigops Strigops habroptilus, Perroquet terrestre
propre à la Nouvelle-Zélande. Autrefois largement répandu, il est
maintenant confiné aux forêts de l’île du Sud. La déforestation et
l’introduction de mammifères sont responsables de la raréfaction de cet
