s’étendent du pied des Andes jusqu’aux bouches de l’Amazone étaient
restées jusqu’il y a peu de temps virtuellement intactes. Les surfaces mises
en culture sont encore très limitées. C’est ainsi qu’au Brésil, qui occupe une
aire de 8 500 000 km 2 , seuls 188 000 km 2 étaient jusqu’à présent cultivés,
soit 2 % de la superficie totale ; ce qui ne veut bien entendu pas dire que le
reste du pays a conservé son couvert végétal primitif, loin de là (notamment
la façade atlantique du Brésil dont les forêts ont été saccagées dès l’époque
coloniale). Ces vues optimistes sont cependant démenties à l’heure actuelle
en raison de l’évolution de cette partie du monde qui progresse rapidement
vers la civilisation industrielle.
Fig. 11. Chinchilla Chinchilla laniger.
Bien que la flore et la faune sud-américaines prises dans leur ensemble
n’aient pas été modifiées très profondément jusqu’à l’époque
contemporaine (leur destruction a hélas commencé sur un mode accéléré), il
existe cependant quelques types d’animaux gravement menacés pour des
raisons particulières. C’est le cas de divers Singes chassés pour leur chair
ou dont l’habitat est en cours de destruction (le Ouakari Cacajao
melanocephalus, l’atèle Brachyteles arachnoides, les Ouistitis Leontideus
rosalia, L. chrysomelas, L. chrysopygus), de plusieurs tatous, victimes de la
chasse et des chiens errants, du Loup du Chaco Chrysocyon brachyurus, de
l’Ours à lunettes Tremarctos ornatus, de la Loutre géante Pteronura
brasiliensis, victime des chasseurs de fourrures, du Lamantin de l’Amazone
Trichechus inunguis, chassé pour sa chair, de divers Cervidés tels que le
Cerf des marais Blastocerus dichotomus et le Cerf des pampas Ozotoceros
restées jusqu’il y a peu de temps virtuellement intactes. Les surfaces mises
en culture sont encore très limitées. C’est ainsi qu’au Brésil, qui occupe une
aire de 8 500 000 km 2 , seuls 188 000 km 2 étaient jusqu’à présent cultivés,
soit 2 % de la superficie totale ; ce qui ne veut bien entendu pas dire que le
reste du pays a conservé son couvert végétal primitif, loin de là (notamment
la façade atlantique du Brésil dont les forêts ont été saccagées dès l’époque
coloniale). Ces vues optimistes sont cependant démenties à l’heure actuelle
en raison de l’évolution de cette partie du monde qui progresse rapidement
vers la civilisation industrielle.
Fig. 11. Chinchilla Chinchilla laniger.
Bien que la flore et la faune sud-américaines prises dans leur ensemble
n’aient pas été modifiées très profondément jusqu’à l’époque
contemporaine (leur destruction a hélas commencé sur un mode accéléré), il
existe cependant quelques types d’animaux gravement menacés pour des
raisons particulières. C’est le cas de divers Singes chassés pour leur chair
ou dont l’habitat est en cours de destruction (le Ouakari Cacajao
melanocephalus, l’atèle Brachyteles arachnoides, les Ouistitis Leontideus
rosalia, L. chrysomelas, L. chrysopygus), de plusieurs tatous, victimes de la
chasse et des chiens errants, du Loup du Chaco Chrysocyon brachyurus, de
l’Ours à lunettes Tremarctos ornatus, de la Loutre géante Pteronura
brasiliensis, victime des chasseurs de fourrures, du Lamantin de l’Amazone
Trichechus inunguis, chassé pour sa chair, de divers Cervidés tels que le
Cerf des marais Blastocerus dichotomus et le Cerf des pampas Ozotoceros
