La destruction de la faune provient certes en partie de l’action directe
de l’homme et des dévastations qu’il a opérées. Les transformations des
biotopes naturels, et en particulier la déforestation massive de certaines des
îles, ont eu des conséquences plus déplorables encore
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Fig. 9. Solenodon de Cuba Solenodon cubanus.
À l’action directe de l’homme est venue s’ajouter celle des animaux
acclimatés. Si comme partout les Rats furent amenés accidentellement par
les bateaux, les Mangoustes furent volontairement introduites vers 1870
pour combattre les Serpents, surtout le fameux Trigonocéphale redouté pour
sa morsure mortelle. Ces Carnivores se multiplièrent rapidement et
commencèrent leurs ravages parmi la faune autochtone, surtout les oiseaux
et les mammifères terrestres évolués à l’abri de tout prédateur de ce type.
Ces différents facteurs ont conjugué leurs effets pour faire de la région
antillaise une des plus maltraitées du monde entier.
La faune mammalienne autochtone, d’une grande pauvreté, comprenait
cependant, à part les Chauves-souris pour lesquelles le passage du continent
vers les îles à différentes époques n’a guère posé de problème, un certain
nombre de types hautement différenciés, et notamment les Solenodons,
Insectivores de la taille d’un chat, sans parentés bien nettes sinon avec les
Tenrecs de Madagascar et les Potamogales africains. Ces Insectivores d’un
type très archaïque comprennent deux espèces propres, l’une à Hispaniola
(Solenodon paradoxus), l’autre à Cuba (Atopogale cubana) (fig. 9).
On les crut pendant longtemps éteints jusqu’à ce qu’en 1907 Hyatt
Verrill les redécouvrît dans le nord-est d’Hispaniola et dans l’est de Cuba,
régions demeurées jusqu’à présent sauvages. Ils se trouvent cependant dans
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