L’expression « solidarité écologique » viendrait souligner la
« communauté de destin » entre l’homme, la société et son environnement.
Une solidarité établissant un lien moral entre humains (individus, groupes
sociaux) et non-humains. Pour Mathevet et ses coauteurs, le concept de
solidarité écologique renvoie donc à une éthique écocentrique de filiation
leopoldienne – une éthique du « vivre ensemble » qui n’impose pas,
contrairement à l’éthique biocentrique, d’accorder des droits moraux à la
nature. Et ils soulignent que, d’une manière générale, « la solidarité est le
sentiment de responsabilité et de dépendance réciproque au sein d’un
groupe de personnes, lesquelles se trouvent obligées les unes par rapport
aux autres ». La solidarité écologique devient donc « l’étroite
interdépendance des êtres vivants, entre eux et avec les milieux naturels ou
aménagés de deux espaces contigus ou non ».
Ainsi, par analogie avec le concept de solidarité sociale, ils avancent
que la solidarité écologique repose sur trois éléments :
– le fait de solidarité, c’est-à-dire d’étroite interdépendance des
composantes de la communauté biotique ;
– l’idée de dette écologique vis-à-vis du vivant en général autant que
des humains en particulier (parce que nous sommes dépendants les uns des
autres, nous sommes, que nous le voulions ou non, débiteurs lorsque nous
contribuons à la destruction du vivant) ;
– et enfin le contrat naturel par lequel seront fixées les limites de
l’action humaine sur la structure, le sens des droits et des devoirs.
À leurs yeux, cette notion permettrait d’asseoir un compromis
pragmatique entre écocentrisme et anthropocentrisme en se fondant sur des
faits scientifiques.
Une notion, en tout cas, qui répond pleinement aux attentes exprimées
par Jean Dorst. Relisons-le, p. 21 : « En fait, en dépit de tous les progrès de
la technique et d’un machinisme devenu envahissant, en dépit de la foi que
professent la plupart de nos contemporains en une civilisation mécanique,
l’homme continue de dépendre étroitement des ressources renouvelables et
avant tout de la productivité primaire, la photosynthèse en représentant le
stade premier. Ce fait fondamental lie l’homme d’une manière très étroite à
l’ensemble du monde vivant, dont il ne forme qu’un élément. […]
L’écologie – science qui étudie les rapports des êtres vivants entre eux et
avec le milieu physique dans lequel ils évoluent – nous apprend que les
« communauté de destin » entre l’homme, la société et son environnement.
Une solidarité établissant un lien moral entre humains (individus, groupes
sociaux) et non-humains. Pour Mathevet et ses coauteurs, le concept de
solidarité écologique renvoie donc à une éthique écocentrique de filiation
leopoldienne – une éthique du « vivre ensemble » qui n’impose pas,
contrairement à l’éthique biocentrique, d’accorder des droits moraux à la
nature. Et ils soulignent que, d’une manière générale, « la solidarité est le
sentiment de responsabilité et de dépendance réciproque au sein d’un
groupe de personnes, lesquelles se trouvent obligées les unes par rapport
aux autres ». La solidarité écologique devient donc « l’étroite
interdépendance des êtres vivants, entre eux et avec les milieux naturels ou
aménagés de deux espaces contigus ou non ».
Ainsi, par analogie avec le concept de solidarité sociale, ils avancent
que la solidarité écologique repose sur trois éléments :
– le fait de solidarité, c’est-à-dire d’étroite interdépendance des
composantes de la communauté biotique ;
– l’idée de dette écologique vis-à-vis du vivant en général autant que
des humains en particulier (parce que nous sommes dépendants les uns des
autres, nous sommes, que nous le voulions ou non, débiteurs lorsque nous
contribuons à la destruction du vivant) ;
– et enfin le contrat naturel par lequel seront fixées les limites de
l’action humaine sur la structure, le sens des droits et des devoirs.
À leurs yeux, cette notion permettrait d’asseoir un compromis
pragmatique entre écocentrisme et anthropocentrisme en se fondant sur des
faits scientifiques.
Une notion, en tout cas, qui répond pleinement aux attentes exprimées
par Jean Dorst. Relisons-le, p. 21 : « En fait, en dépit de tous les progrès de
la technique et d’un machinisme devenu envahissant, en dépit de la foi que
professent la plupart de nos contemporains en une civilisation mécanique,
l’homme continue de dépendre étroitement des ressources renouvelables et
avant tout de la productivité primaire, la photosynthèse en représentant le
stade premier. Ce fait fondamental lie l’homme d’une manière très étroite à
l’ensemble du monde vivant, dont il ne forme qu’un élément. […]
L’écologie – science qui étudie les rapports des êtres vivants entre eux et
avec le milieu physique dans lequel ils évoluent – nous apprend que les
