communautés politiques qui ont des problèmes de justice à résoudre. On
pourrait ainsi conclure à la nécessité d’une triple vigilance : locale, dans la
“montagne”, nationale, dans la communauté des citoyens, internationale,
dans un exercice commun de la raison. »
Vers une nouvelle éthique
En 1990, l’UICN, la Banque mondiale, le WRI, Conservation
International et le WWF ont présenté An Ethical Basis for Conserving
Biological Diversity, élaborée par le groupe de travail de l’UICN sur
l’éthique de la conservation
92
. Elle énonce cinq principes :
– l’humanité appartient à la nature ;
– la culture doit se construire sur un profond respect de la nature ;
– toutes les espèces ont un droit inhérent à exister et les processus
écologiques qui assurent l’intégrité de la biosphère et sa diversité doivent
être maintenus ;
– les diverses adaptations culturelles aux conditions environnementales
locales doivent pouvoir prospérer ;
– la diversité des points de vue éthiques et culturels sur la nature doit
être encouragée.
Mais, regrette Patrick Blandin, le point de gravité de cette démarche
bascule vite dans le registre économique avec l’accent porté, quant aux
objectifs, à l’utilisation durable des ressources biologiques et le partage
juste et équitable des avantages découlant de leur exploitation. Il
conviendrait d’entretenir le débat éthique en s’appuyant sur les écoles de
pensée qui se sont développées dans les années 1970-1980 sous l’impulsion
des Holmes Rolston III, John Baird Callicott, Paul W. Taylor, Bryan
G. Norton
93
. Et Blandin de nous rappeler cette ouverture majeure faite par le
biologiste anglais Julian Huxley, alors directeur général de l’Unesco, lors de
la fondation de l’UICN en 1948 : « La fascination pour toutes ces autres
manifestations de la vie qui, quoique issues du même processus
d’évolution, sont autant d’en-soi différents, nous sont étrangères, nous
donnent de nouvelles idées sur les possibilités de la vie, ne peuvent jamais
être remplacées si elles sont perdues, ni remplacées par des produits de
l’effort humain. »
pourrait ainsi conclure à la nécessité d’une triple vigilance : locale, dans la
“montagne”, nationale, dans la communauté des citoyens, internationale,
dans un exercice commun de la raison. »
Vers une nouvelle éthique
En 1990, l’UICN, la Banque mondiale, le WRI, Conservation
International et le WWF ont présenté An Ethical Basis for Conserving
Biological Diversity, élaborée par le groupe de travail de l’UICN sur
l’éthique de la conservation
92
. Elle énonce cinq principes :
– l’humanité appartient à la nature ;
– la culture doit se construire sur un profond respect de la nature ;
– toutes les espèces ont un droit inhérent à exister et les processus
écologiques qui assurent l’intégrité de la biosphère et sa diversité doivent
être maintenus ;
– les diverses adaptations culturelles aux conditions environnementales
locales doivent pouvoir prospérer ;
– la diversité des points de vue éthiques et culturels sur la nature doit
être encouragée.
Mais, regrette Patrick Blandin, le point de gravité de cette démarche
bascule vite dans le registre économique avec l’accent porté, quant aux
objectifs, à l’utilisation durable des ressources biologiques et le partage
juste et équitable des avantages découlant de leur exploitation. Il
conviendrait d’entretenir le débat éthique en s’appuyant sur les écoles de
pensée qui se sont développées dans les années 1970-1980 sous l’impulsion
des Holmes Rolston III, John Baird Callicott, Paul W. Taylor, Bryan
G. Norton
93
. Et Blandin de nous rappeler cette ouverture majeure faite par le
biologiste anglais Julian Huxley, alors directeur général de l’Unesco, lors de
la fondation de l’UICN en 1948 : « La fascination pour toutes ces autres
manifestations de la vie qui, quoique issues du même processus
d’évolution, sont autant d’en-soi différents, nous sont étrangères, nous
donnent de nouvelles idées sur les possibilités de la vie, ne peuvent jamais
être remplacées si elles sont perdues, ni remplacées par des produits de
l’effort humain. »
