générale à l’homogénéisation des peuplements, les espèces généralistes
tendant à s’imposer partout
53
. Ainsi, la mondialisation touche aussi la
biodiversité !
Sur le plan international, une initiative majeure a été lancée à Potsdam
(Allemagne) en avril 2008, avec la décision de mettre en place un réseau de
stations d’observations sur tous les continents – le réseau GEO-BON
(Group on Earth Observations – Biodiversity Observation Network). Les
données recueillies, jointes à celles fournies par les satellites, devraient
permettre de faire des modélisations et des projections sur l’évolution
attendue de la biodiversité et ses diverses composantes
54
.
Vers une mobilisation générale
La dynamique des connaissances et des idées qui a marqué les
décennies 1970, 1980, 1990, et dont nous venons de voir quelques aspects,
a traversé, à des degrés divers et plus ou moins vite, tous les secteurs de la
société. Et ceux-ci ont répondu. En d’autres termes, Jean Dorst a bien été
entendu.
En voici quelques illustrations.
Les fruits d’une conférence sur la biosphère
La protection de la nature a émergé dans la seconde moitié du
XIX e siècle et s’est imposée peu à peu au long de la première moitié du
siècle suivant, avec la mise en œuvre de lois de protection et la création des
parcs nationaux. L’Union internationale pour la protection de la nature,
future UICN, est créée à Fontainebleau en 1948. Une idée domine : il faut
protéger espèces et espaces naturels des atteintes des hommes, pour leur
propre bien.
À la fin des années 1960, quand touche à son terme le Programme
biologique international (PBI) consacré à l’évaluation des flux de matière et
d’énergie dans les grands écosystèmes de la planète, forêts tempérées, forêts
tropicales, savanes, toundras, etc., un profond revirement se fait sentir : il
n’est plus possible de faire comme si la nature était vierge, comme si les
tendant à s’imposer partout
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. Ainsi, la mondialisation touche aussi la
biodiversité !
Sur le plan international, une initiative majeure a été lancée à Potsdam
(Allemagne) en avril 2008, avec la décision de mettre en place un réseau de
stations d’observations sur tous les continents – le réseau GEO-BON
(Group on Earth Observations – Biodiversity Observation Network). Les
données recueillies, jointes à celles fournies par les satellites, devraient
permettre de faire des modélisations et des projections sur l’évolution
attendue de la biodiversité et ses diverses composantes
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.
Vers une mobilisation générale
La dynamique des connaissances et des idées qui a marqué les
décennies 1970, 1980, 1990, et dont nous venons de voir quelques aspects,
a traversé, à des degrés divers et plus ou moins vite, tous les secteurs de la
société. Et ceux-ci ont répondu. En d’autres termes, Jean Dorst a bien été
entendu.
En voici quelques illustrations.
Les fruits d’une conférence sur la biosphère
La protection de la nature a émergé dans la seconde moitié du
XIX e siècle et s’est imposée peu à peu au long de la première moitié du
siècle suivant, avec la mise en œuvre de lois de protection et la création des
parcs nationaux. L’Union internationale pour la protection de la nature,
future UICN, est créée à Fontainebleau en 1948. Une idée domine : il faut
protéger espèces et espaces naturels des atteintes des hommes, pour leur
propre bien.
À la fin des années 1960, quand touche à son terme le Programme
biologique international (PBI) consacré à l’évaluation des flux de matière et
d’énergie dans les grands écosystèmes de la planète, forêts tempérées, forêts
tropicales, savanes, toundras, etc., un profond revirement se fait sentir : il
n’est plus possible de faire comme si la nature était vierge, comme si les
