animaux, être en empathie avec eux – mais ce serait même dans notre
nature !
Une nouvelle science de la conservation de la nature
L’émergence et la cristallisation d’une biologie de la conservation sont
une réponse de la communauté scientifique à la crise que l’on appellera plus
tard « de la biodiversité », crise que constatent nombre de ses membres, tel
Jean Dorst, et que relaient les grandes ONG de protection de la nature pour
alerter citoyens et décideurs.
La biologie de la conservation, science de crise
Le livre de Jean Dorst n’est-il pas déjà une sorte de bilan de crise,
énonçant faits observés – une accumulation des extinctions animales et
végétales relevées sur tous les continents –, causes et mécanismes sousjacents, en remontant aux sociétés humaines passées et contemporaines
ainsi qu’à leurs actions ? On a là les bases d’un manuel d’écologie des
extinctions et de la conservation, et les principes pour freiner l’érosion de la
biodiversité.
La biologie de la conservation naît officiellement au début des
années 1980 – après une phase de gestation durant la décennie précédente
où l’ouvrage de Jean Dorst est l’un des premiers germes. Elle se définit
comme une discipline de crise : son objectif est de passer du statut de
science qui enregistre les catastrophes à celui de science d’action, visant à
les anticiper, les empêcher ou les réparer – ce qui ouvrira le champ à
l’« écologie de la restauration
41
» à partir de bases scientifiques et
techniques bien établies. De fait, c’est dans la décennie 1980 que paraissent
les premiers manuels portant ce nom
42
et en 1985 que se constitue la Society
for Conservation Biology qui réunit ses spécialistes et lance le premier
journal spécialisé du domaine, Conservation Biology, dont le premier
volume paraît l’année suivante.
C’est typiquement une science de synthèse qui se construit sur une
base multidisciplinaire, en appliquant au maintien de la diversité biologique
nature !
Une nouvelle science de la conservation de la nature
L’émergence et la cristallisation d’une biologie de la conservation sont
une réponse de la communauté scientifique à la crise que l’on appellera plus
tard « de la biodiversité », crise que constatent nombre de ses membres, tel
Jean Dorst, et que relaient les grandes ONG de protection de la nature pour
alerter citoyens et décideurs.
La biologie de la conservation, science de crise
Le livre de Jean Dorst n’est-il pas déjà une sorte de bilan de crise,
énonçant faits observés – une accumulation des extinctions animales et
végétales relevées sur tous les continents –, causes et mécanismes sousjacents, en remontant aux sociétés humaines passées et contemporaines
ainsi qu’à leurs actions ? On a là les bases d’un manuel d’écologie des
extinctions et de la conservation, et les principes pour freiner l’érosion de la
biodiversité.
La biologie de la conservation naît officiellement au début des
années 1980 – après une phase de gestation durant la décennie précédente
où l’ouvrage de Jean Dorst est l’un des premiers germes. Elle se définit
comme une discipline de crise : son objectif est de passer du statut de
science qui enregistre les catastrophes à celui de science d’action, visant à
les anticiper, les empêcher ou les réparer – ce qui ouvrira le champ à
l’« écologie de la restauration
41
» à partir de bases scientifiques et
techniques bien établies. De fait, c’est dans la décennie 1980 que paraissent
les premiers manuels portant ce nom
42
et en 1985 que se constitue la Society
for Conservation Biology qui réunit ses spécialistes et lance le premier
journal spécialisé du domaine, Conservation Biology, dont le premier
volume paraît l’année suivante.
C’est typiquement une science de synthèse qui se construit sur une
base multidisciplinaire, en appliquant au maintien de la diversité biologique
