– (1) celui de la découverte, de la description et de l’histoire des
composantes mal connues ou inconnues de la diversité du vivant – avec en
particulier le redéploiement de la systématique enrichie par les approches
moléculaires et informatiques et l’essor de la phylogénie ;
– (2) celui de l’agencement spatial et fonctionnel de la biodiversité –
avec la montée en puissance des sciences écologiques et de l’évolution ;
– (3) celui des relations et interactions entre humains et non-humains,
qui chevauche en partie le champ précédent (écologie parasitaire et
épidémiologie écologique ; agro-écologie ; écologie du paysage ; écologie
de la restauration ; etc.), mais concerne largement des sciences humaines et
sociales qui s’ouvrent vers la nature (anthropologie ou ethnologie ;
économie écologique ; philosophie de l’écologie).
Mais c’est aussi la prise de conscience et la reconnaissance de la
valeur et de l’importance des « savoirs traditionnels », donc la remise en
perspective d’autres cultures que celle promue par la civilisation
occidentale – cultures dont on reconnaît l’intérêt, qui méritent l’attention et
contribuent à cette précieuse diversité culturelle qui prolonge la stricte
diversité biologique. La diversité culturelle fait désormais partie de la
« biodiversité » !
Compte tenu du cadrage de cette mise en perspective et actualisation
de la pensée de Jean Dorst, je n’aborderai ici que quatre points :
l’accélération de l’inventaire du vivant ; l’entrée en scène de la malnommée « biologie de la conservation » ; le développement d’indicateurs
d’état de la biodiversité, de protocoles de suivis ainsi que de scénarios
d’évolution ; et l’émergence du concept de « services écosystémiques ».
À la découverte du vivant
La seconde moitié du XX e siècle a vu l’expansion intellectuelle de
l’écologie – la science des relations des êtres vivants entre eux et avec leur
environnement
32
. De fait, celle-ci n’a cessé d’étendre ses champs de
réflexion : géographie, éthologie, génétique, géologie, mathématiques,
médecine, économie, etc. De nouvelles revues scientifiques spécialisées
apparaissent et se développent, portées par de nouvelles communautés de
chercheurs, de nouvelles sociétés savantes : écologie des paysages, écologie
composantes mal connues ou inconnues de la diversité du vivant – avec en
particulier le redéploiement de la systématique enrichie par les approches
moléculaires et informatiques et l’essor de la phylogénie ;
– (2) celui de l’agencement spatial et fonctionnel de la biodiversité –
avec la montée en puissance des sciences écologiques et de l’évolution ;
– (3) celui des relations et interactions entre humains et non-humains,
qui chevauche en partie le champ précédent (écologie parasitaire et
épidémiologie écologique ; agro-écologie ; écologie du paysage ; écologie
de la restauration ; etc.), mais concerne largement des sciences humaines et
sociales qui s’ouvrent vers la nature (anthropologie ou ethnologie ;
économie écologique ; philosophie de l’écologie).
Mais c’est aussi la prise de conscience et la reconnaissance de la
valeur et de l’importance des « savoirs traditionnels », donc la remise en
perspective d’autres cultures que celle promue par la civilisation
occidentale – cultures dont on reconnaît l’intérêt, qui méritent l’attention et
contribuent à cette précieuse diversité culturelle qui prolonge la stricte
diversité biologique. La diversité culturelle fait désormais partie de la
« biodiversité » !
Compte tenu du cadrage de cette mise en perspective et actualisation
de la pensée de Jean Dorst, je n’aborderai ici que quatre points :
l’accélération de l’inventaire du vivant ; l’entrée en scène de la malnommée « biologie de la conservation » ; le développement d’indicateurs
d’état de la biodiversité, de protocoles de suivis ainsi que de scénarios
d’évolution ; et l’émergence du concept de « services écosystémiques ».
À la découverte du vivant
La seconde moitié du XX e siècle a vu l’expansion intellectuelle de
l’écologie – la science des relations des êtres vivants entre eux et avec leur
environnement
32
. De fait, celle-ci n’a cessé d’étendre ses champs de
réflexion : géographie, éthologie, génétique, géologie, mathématiques,
médecine, économie, etc. De nouvelles revues scientifiques spécialisées
apparaissent et se développent, portées par de nouvelles communautés de
chercheurs, de nouvelles sociétés savantes : écologie des paysages, écologie
