Ce sommet lance dans le grand public le mot biodiversité, qui devient
le porte-drapeau des biologistes de la conservation. Une convention sur la
diversité biologique y est adoptée.
La Stratégie mondiale de la conservation de 1980 devient la Global
Biodiversity Strategy (1992). Trois ans après, avec le soutien financier du
PNUE, paraît l’« énorme » Global Biodiversity Assessment – 1 140 pages –,
une synthèse des connaissances qui mobilisa plus de 1 500 experts, sous la
coordination de Vernon Heywood (1995) mais n’eut pas le succès attendu,
car trop scientifique et inadapté tant pour ce qu’on appelle les « décideurs »
que pour le grand public.
2005 : la biodiversité, ça nous « intéresse »
La préparation, de 2001 à 2005, de l’évaluation des écosystèmes pour
le millénaire (MEA), à la demande de l’ONU, marque une vraie rupture –
dans la logique toutefois de l’évolution amorcée dans la décennie 1970 et
mûrie au long des deux décennies suivantes. Le MEA paraît en 2005. Il fait
accepter et popularise le concept de service écosystémique : la biodiversité,
par les biens et les services qu’elle garantit, est essentielle pour notre propre
bien-être. Je reviendrai au chapitre 3 sur l’évolution que cela traduit et sur
les débats que cela ouvre.
Un bond en avant dans la connaissance
Progresser, c’est le propre des sciences, leur fonction même. Ici, dans
l’esprit qui animait Jean Dorst, l’objectif est de souligner les
développements scientifiques qui apparaissent comme des réponses aux
attentes que son appel a soulevées : ils étayent les constats et interprétations
qu’il présentait en 1965 et permettent d’éclairer la scène, de rendre
intelligibles les drames qui s’y jouent et de guider nos actions pour
redresser la situation.
Trois champs scientifiques ont connu, depuis les années 1960, une
montée en puissance particulière dans l’esprit évoqué ci-dessus :
le porte-drapeau des biologistes de la conservation. Une convention sur la
diversité biologique y est adoptée.
La Stratégie mondiale de la conservation de 1980 devient la Global
Biodiversity Strategy (1992). Trois ans après, avec le soutien financier du
PNUE, paraît l’« énorme » Global Biodiversity Assessment – 1 140 pages –,
une synthèse des connaissances qui mobilisa plus de 1 500 experts, sous la
coordination de Vernon Heywood (1995) mais n’eut pas le succès attendu,
car trop scientifique et inadapté tant pour ce qu’on appelle les « décideurs »
que pour le grand public.
2005 : la biodiversité, ça nous « intéresse »
La préparation, de 2001 à 2005, de l’évaluation des écosystèmes pour
le millénaire (MEA), à la demande de l’ONU, marque une vraie rupture –
dans la logique toutefois de l’évolution amorcée dans la décennie 1970 et
mûrie au long des deux décennies suivantes. Le MEA paraît en 2005. Il fait
accepter et popularise le concept de service écosystémique : la biodiversité,
par les biens et les services qu’elle garantit, est essentielle pour notre propre
bien-être. Je reviendrai au chapitre 3 sur l’évolution que cela traduit et sur
les débats que cela ouvre.
Un bond en avant dans la connaissance
Progresser, c’est le propre des sciences, leur fonction même. Ici, dans
l’esprit qui animait Jean Dorst, l’objectif est de souligner les
développements scientifiques qui apparaissent comme des réponses aux
attentes que son appel a soulevées : ils étayent les constats et interprétations
qu’il présentait en 1965 et permettent d’éclairer la scène, de rendre
intelligibles les drames qui s’y jouent et de guider nos actions pour
redresser la situation.
Trois champs scientifiques ont connu, depuis les années 1960, une
montée en puissance particulière dans l’esprit évoqué ci-dessus :
