Au stade où les destructions de la nature avaient été circonscrites
succéda une période de dilapidations généralisées, les ressources naturelles
de la planète entière se trouvant dès lors mises à sac, pour le bénéfice
immédiat des pionniers ou pour celui des nations colonisatrices, livrant les
terres nouvelles à une économie de traite.
Au cours de cette expansion accélérée des peuples européens à travers
le globe, des vagues d’hommes se succédèrent à la conquête des richesses
mondiales, chacune amenant de nouveaux contingents de colons décidés à
exploiter à outrance les terres demeurées vierges ou très imparfaitement
mises en valeur. Le théâtre de cette expansion fut tout d’abord l’Amérique
du Nord, où le peuplement par la race blanche date du XVIII e siècle, puis
l’Australie et l’Afrique, le plus récemment dévasté de tous les continents,
avec l’Amérique du Sud.
Il faut remarquer que ces trois continents sont incontestablement les
plus meurtris ; c’est dans leurs limites que l’on déplore la disparition ou
l’extinction avancée du plus grand nombre d’espèces. Cela provient de la
brutalité avec laquelle des hommes dotés de moyens matériels puissants
sont intervenus sur des terres pratiquement vierges ou du moins sur des
terres où la nature était jusqu’alors en équilibre plus ou moins stable avec
l’homme « sauvage ». Certes en Europe et en Asie, certaines espèces
animales ou végétales ont été également exterminées, tandis que les
équilibres naturels y étaient profondément modifiés. Mais ces
transformations se sont faites par étapes, permettant ainsi à beaucoup
d’êtres vivants de trouver des territoires de refuge et de s’adapter
progressivement à l’humanité. L’évolution qui a mis des siècles à se
produire en Europe et en Asie a été condensée parfois en quelques
décennies en Amérique et en Afrique. À une évolution lente s’oppose une
véritable explosion dévastatrice.
Les causes de ces désastres sont multiples. Les unes proviennent d’une
action directe de l’homme qui a détruit volontairement ou non, pour son
profit immédiat, une espèce animale ou végétale. Les autres, indirectes, sont
à beaucoup de points de vue plus graves encore. Certaines conduisent à la
destruction de biotopes tout entiers, comme la déforestation à grande
échelle ou l’assèchement systématique des marécages. Au sort de ces
habitats est lié celui d’un grand nombre de végétaux ou d’animaux aux
succéda une période de dilapidations généralisées, les ressources naturelles
de la planète entière se trouvant dès lors mises à sac, pour le bénéfice
immédiat des pionniers ou pour celui des nations colonisatrices, livrant les
terres nouvelles à une économie de traite.
Au cours de cette expansion accélérée des peuples européens à travers
le globe, des vagues d’hommes se succédèrent à la conquête des richesses
mondiales, chacune amenant de nouveaux contingents de colons décidés à
exploiter à outrance les terres demeurées vierges ou très imparfaitement
mises en valeur. Le théâtre de cette expansion fut tout d’abord l’Amérique
du Nord, où le peuplement par la race blanche date du XVIII e siècle, puis
l’Australie et l’Afrique, le plus récemment dévasté de tous les continents,
avec l’Amérique du Sud.
Il faut remarquer que ces trois continents sont incontestablement les
plus meurtris ; c’est dans leurs limites que l’on déplore la disparition ou
l’extinction avancée du plus grand nombre d’espèces. Cela provient de la
brutalité avec laquelle des hommes dotés de moyens matériels puissants
sont intervenus sur des terres pratiquement vierges ou du moins sur des
terres où la nature était jusqu’alors en équilibre plus ou moins stable avec
l’homme « sauvage ». Certes en Europe et en Asie, certaines espèces
animales ou végétales ont été également exterminées, tandis que les
équilibres naturels y étaient profondément modifiés. Mais ces
transformations se sont faites par étapes, permettant ainsi à beaucoup
d’êtres vivants de trouver des territoires de refuge et de s’adapter
progressivement à l’humanité. L’évolution qui a mis des siècles à se
produire en Europe et en Asie a été condensée parfois en quelques
décennies en Amérique et en Afrique. À une évolution lente s’oppose une
véritable explosion dévastatrice.
Les causes de ces désastres sont multiples. Les unes proviennent d’une
action directe de l’homme qui a détruit volontairement ou non, pour son
profit immédiat, une espèce animale ou végétale. Les autres, indirectes, sont
à beaucoup de points de vue plus graves encore. Certaines conduisent à la
destruction de biotopes tout entiers, comme la déforestation à grande
échelle ou l’assèchement systématique des marécages. Au sort de ces
habitats est lié celui d’un grand nombre de végétaux ou d’animaux aux
