fixent naturellement… Et la Terre se réchauffe – plus personne ne peut
l’ignorer.
Ni faire semblant de croire que la Terre est sans limites…
La croissance et ses limites, quarante ans après
Le rapport du Club de Rome
Croissance zéro, décroissance, croissance sélective – quarante ans
après la parution du rapport du Club de Rome, The Limits to Growth, le
sujet est plus que jamais d’actualité
27
. Amorcé par Thomas Malthus et son
fameux « principe de population » paru en 1798, le débat fut fort bien
relancé en cette année 1972 où D. H. Meadows, dans le sillage des travaux
de Jay Forrester au Massachusets Institute of Technology (MIT), s’appuyait
sur une modélisation de l’écosystème mondial pour tirer le signal d’alarme :
nous vivons dans un monde fini.
Le modèle utilisé pour simuler la dynamique de notre monde et
explorer son futur intégrait cinq variables fondamentales : les ressources
alimentaires ; les ressources naturelles non renouvelables telles que pétrole,
charbon, métaux ; la production industrielle et l’évolution du capital
productif ; les niveaux de pollution et leurs conséquences pour
l’environnement ; et la population mondiale.
Quant aux conclusions dégagées, les voici résumées : (1) si les
rythmes observés de croissance démographique, de surconsommation des
ressources et de pollutions se poursuivent inchangés, les limites à la
croissance seront atteintes dans le prochain siècle avec pour résultat un
déclin incontrôlable des conditions de vie et de notre capacité industrielle ;
(2) il est possible de corriger cette dérive et de s’orienter vers des conditions
de développement écologiquement soutenables ; (3) si la population
humaine opte pour cette solution, plus tôt elle le fera, plus grandes seront
les chances de succès.
Quarante ans après, tout cela paraît fort bien vu. Alors pourquoi ces
sages recommandations n’ont-elles pas été entendues ? N’est-ce pas le
même propos qu’a repris et solidement étayé le Millennium Ecosystem
l’ignorer.
Ni faire semblant de croire que la Terre est sans limites…
La croissance et ses limites, quarante ans après
Le rapport du Club de Rome
Croissance zéro, décroissance, croissance sélective – quarante ans
après la parution du rapport du Club de Rome, The Limits to Growth, le
sujet est plus que jamais d’actualité
27
. Amorcé par Thomas Malthus et son
fameux « principe de population » paru en 1798, le débat fut fort bien
relancé en cette année 1972 où D. H. Meadows, dans le sillage des travaux
de Jay Forrester au Massachusets Institute of Technology (MIT), s’appuyait
sur une modélisation de l’écosystème mondial pour tirer le signal d’alarme :
nous vivons dans un monde fini.
Le modèle utilisé pour simuler la dynamique de notre monde et
explorer son futur intégrait cinq variables fondamentales : les ressources
alimentaires ; les ressources naturelles non renouvelables telles que pétrole,
charbon, métaux ; la production industrielle et l’évolution du capital
productif ; les niveaux de pollution et leurs conséquences pour
l’environnement ; et la population mondiale.
Quant aux conclusions dégagées, les voici résumées : (1) si les
rythmes observés de croissance démographique, de surconsommation des
ressources et de pollutions se poursuivent inchangés, les limites à la
croissance seront atteintes dans le prochain siècle avec pour résultat un
déclin incontrôlable des conditions de vie et de notre capacité industrielle ;
(2) il est possible de corriger cette dérive et de s’orienter vers des conditions
de développement écologiquement soutenables ; (3) si la population
humaine opte pour cette solution, plus tôt elle le fera, plus grandes seront
les chances de succès.
Quarante ans après, tout cela paraît fort bien vu. Alors pourquoi ces
sages recommandations n’ont-elles pas été entendues ? N’est-ce pas le
même propos qu’a repris et solidement étayé le Millennium Ecosystem
