température, vent, précipitations, périodes de gel, etc. – n’est pas une
découverte récente pour le biologiste ou l’écologue.
Mais l’essentiel de l’attention s’est longtemps focalisé sur l’action des
facteurs climatiques à l’échelle locale, négligeant à peu près totalement la
nature holistique, c’est-à-dire globale et intégrée, du système climatique –
et a fortiori ses dérives liées à ce que l’on appelle aujourd’hui les
changements « globaux », les premières synthèses de ce type d’approches
n’apparaissant qu’à la fin des années 1990 et au début du XXI e siècle. En
d’autres termes, on a, simultanément à la prise en compte de ce que l’on
appelle
le
réchauffement
climatique sensu
GIEC
(Groupe
intergouvernemental d’expertise sur l’évolution du climat), une attention
croissante portée aux « patterns » de variabilité climatique à grande échelle
et à impacts écologiques marqués sur des intervalles de temps interannuels
ou plus longs.
De fait, si les écologues intéressés par les impacts des facteurs
climatiques sur la faune ou la flore n’ont pas ignoré le rôle de la variabilité
climatique locale (et les paléoécologues en ont fait leur cœur de métier),
c’est seulement depuis peu qu’ils mesurent, par exemple, le rôle
déterminant de l’Oscillation Nord-Atlantique (NAO) ou de l’El NiñoSouthern Oscillation (ENSO) sur la végétation, les herbivores puis les
carnivores comme sur la biologie des océans ou les stocks de poissons.
Parmi la diversité des réponses observées à l’échelle des espèces, on
distinguera : des décalages de rythmes saisonniers ; des glissements d’aire
géographique ; des dynamiques complexes, à l’échelle des peuplements et
réseaux trophiques, compte tenu de réponses évolutives possibles.
Des changements de phénologie
La phénologie – c’est-à-dire le positionnement dans le temps des
activités saisonnières des animaux et des plantes – est peut-être le processus
le plus simple, le plus aisément quantifiable, pour déceler les changements
d’écologie des espèces en réponse aux changements climatiques.
Très généralement, depuis les années 1960, les activités saisonnières
sont observées plus précocement dans leur déclenchement et plus
tardivement pour leur cessation. Ces changements incluent des premiers
découverte récente pour le biologiste ou l’écologue.
Mais l’essentiel de l’attention s’est longtemps focalisé sur l’action des
facteurs climatiques à l’échelle locale, négligeant à peu près totalement la
nature holistique, c’est-à-dire globale et intégrée, du système climatique –
et a fortiori ses dérives liées à ce que l’on appelle aujourd’hui les
changements « globaux », les premières synthèses de ce type d’approches
n’apparaissant qu’à la fin des années 1990 et au début du XXI e siècle. En
d’autres termes, on a, simultanément à la prise en compte de ce que l’on
appelle
le
réchauffement
climatique sensu
GIEC
(Groupe
intergouvernemental d’expertise sur l’évolution du climat), une attention
croissante portée aux « patterns » de variabilité climatique à grande échelle
et à impacts écologiques marqués sur des intervalles de temps interannuels
ou plus longs.
De fait, si les écologues intéressés par les impacts des facteurs
climatiques sur la faune ou la flore n’ont pas ignoré le rôle de la variabilité
climatique locale (et les paléoécologues en ont fait leur cœur de métier),
c’est seulement depuis peu qu’ils mesurent, par exemple, le rôle
déterminant de l’Oscillation Nord-Atlantique (NAO) ou de l’El NiñoSouthern Oscillation (ENSO) sur la végétation, les herbivores puis les
carnivores comme sur la biologie des océans ou les stocks de poissons.
Parmi la diversité des réponses observées à l’échelle des espèces, on
distinguera : des décalages de rythmes saisonniers ; des glissements d’aire
géographique ; des dynamiques complexes, à l’échelle des peuplements et
réseaux trophiques, compte tenu de réponses évolutives possibles.
Des changements de phénologie
La phénologie – c’est-à-dire le positionnement dans le temps des
activités saisonnières des animaux et des plantes – est peut-être le processus
le plus simple, le plus aisément quantifiable, pour déceler les changements
d’écologie des espèces en réponse aux changements climatiques.
Très généralement, depuis les années 1960, les activités saisonnières
sont observées plus précocement dans leur déclenchement et plus
tardivement pour leur cessation. Ces changements incluent des premiers
