composante tropicale et sa composante tempérée : l’IPV tropical a chuté
d’environ 60 % en moins de quarante ans, alors que l’IPV tempéré a
augmenté de 29 % sur la même période
16
. Cette différence d’évolution
s’explique vraisemblablement par la différence dans les taux et rythmes de
changements d’utilisation des terres observés entre pays tropicaux et pays
tempérés.
Bref, les perspectives ne sont pas brillantes
17
, même si on relève une
progression régulière des surfaces mises en protection : on est passé de
5 millions de km² en 1970 à 25 millions en 2008 pour atteindre en 2010
13,5 % des terres émergées – soit l’équivalent de la surface de l’Amérique
du Sud. Un gros effort reste à faire pour les océans dont seulement 0,5 % de
la superficie bénéficie du statut d’aire marine protégée. Dans cette
intéressante prospective, Paul Leadley et ses collaborateurs attirent notre
attention sur l’importance critique des effets de seuil et des processus de
rétroaction. De quoi s’agit-il ? Considérons une lente évolution, déclin ou
croissance, de telle ou telle composante d’un lac – abondance d’une espèce,
température de l’eau, concentration en azote… Celle-ci, par simple effet en
cascade sur d’autres espèces ou caractéristiques de l’écosystème, peut
précipiter un changement complet de son fonctionnement une fois franchie
une valeur seuil. Paul Leadley et son équipe parlent de « points de
basculement » et soulignent que ceux-ci rendent les impacts des
changements globaux sur la biodiversité difficiles à prédire, difficiles à
contenir une fois devenus visibles, et difficiles et onéreux à inverser une
fois installés. C’est ainsi qu’une savane peut devenir un désert.
Maintenant, si vous voulez vraiment comprendre pourquoi, depuis
l’appel de Jean Dorst et en dépit d’une prise de conscience qui n’a cessé de
s’étendre, la situation de la nature a continué de se détériorer, relisez Avant
que nature meure : c’est déjà expliqué, tout est écrit !
Comment répond la biodiversité aux changements
climatiques
Que les espèces soient influencées, dans leur physiologie, leur
distribution géographique ou leur écologie, par les facteurs climatiques –
d’environ 60 % en moins de quarante ans, alors que l’IPV tempéré a
augmenté de 29 % sur la même période
16
. Cette différence d’évolution
s’explique vraisemblablement par la différence dans les taux et rythmes de
changements d’utilisation des terres observés entre pays tropicaux et pays
tempérés.
Bref, les perspectives ne sont pas brillantes
17
, même si on relève une
progression régulière des surfaces mises en protection : on est passé de
5 millions de km² en 1970 à 25 millions en 2008 pour atteindre en 2010
13,5 % des terres émergées – soit l’équivalent de la surface de l’Amérique
du Sud. Un gros effort reste à faire pour les océans dont seulement 0,5 % de
la superficie bénéficie du statut d’aire marine protégée. Dans cette
intéressante prospective, Paul Leadley et ses collaborateurs attirent notre
attention sur l’importance critique des effets de seuil et des processus de
rétroaction. De quoi s’agit-il ? Considérons une lente évolution, déclin ou
croissance, de telle ou telle composante d’un lac – abondance d’une espèce,
température de l’eau, concentration en azote… Celle-ci, par simple effet en
cascade sur d’autres espèces ou caractéristiques de l’écosystème, peut
précipiter un changement complet de son fonctionnement une fois franchie
une valeur seuil. Paul Leadley et son équipe parlent de « points de
basculement » et soulignent que ceux-ci rendent les impacts des
changements globaux sur la biodiversité difficiles à prédire, difficiles à
contenir une fois devenus visibles, et difficiles et onéreux à inverser une
fois installés. C’est ainsi qu’une savane peut devenir un désert.
Maintenant, si vous voulez vraiment comprendre pourquoi, depuis
l’appel de Jean Dorst et en dépit d’une prise de conscience qui n’a cessé de
s’étendre, la situation de la nature a continué de se détériorer, relisez Avant
que nature meure : c’est déjà expliqué, tout est écrit !
Comment répond la biodiversité aux changements
climatiques
Que les espèces soient influencées, dans leur physiologie, leur
distribution géographique ou leur écologie, par les facteurs climatiques –
